Contexte économique

Jusqu’à la fin, l’année 2025 a été le théâtre d’une rupture majeure de l’ordre géopolitique et commercial mondial. Le virage protectionniste adopté par l’administration Trump a fragilisé l’économie de plusieurs pays. Au fil des mois, ces derniers ont fait preuve de résilience, notamment grâce à leur capacité d’ajuster leur production et leurs exportations.

Entre le 1er octobre et le 12 novembre 2025, les activités du gouvernement américain ont été affectées par la plus longue fermeture de son histoire. Cet arrêt, causé par les difficiles négociations entre les élus sur la hausse du plafond de la dette et les priorités budgétaires, a perturbé la publication des statistiques économiques. Selon les données publiées, le taux d’inflation est passé de 3,0 % en septembre à 2,7 % en novembre. Contrairement aux attentes, la hausse des prix en lien avec les tarifs à l’importation demeure modérée pour les consommateurs américains. En raison du retard dans la compilation des statistiques, les données sur la croissance du PIB du 3e trimestre ont été publiées le 23 décembre. On a annoncé une croissance de 4,3 %, soit un résultat nettement supérieur aux attentes. Les statistiques pour l’automne 2025 laissent entrevoir une croissance plus modérée. Au 4e trimestre, le nombre d’emplois a diminué et le taux de chômage est passé de 4,4 % à 4,6 %.

Au début de l’automne, l’économie canadienne a bénéficié d’une hausse des investissements non résidentiels. Les indicateurs avancés, comme les indices des directeurs d’achats (PMI), demeurent toutefois négatifs et laissent présager une croissance modérée pour les prochains mois. Le taux de chômage s’est amélioré, mais demeurait toujours à 6,5 % en novembre. Par ailleurs, l’inflation de base, une mesure particulièrement suivie par la Banque du Canada, est toujours supérieure au niveau ciblé. La hausse des prix et l’incertitude économique ressenties par les consommateurs ont eu des répercussions sur les ventes des détaillants. Ces dernières ont reculé au cours de l’automne.

En Europe, l’économie allemande a été particulièrement affectée par le protectionnisme américain. Le tarif effectif qu’elle subit est supérieur à celui de la France ou de l’Italie. C’est pourquoi les exportations allemandes vers les États-Unis ont diminué de plus de 22 % en 2025. Cependant, certains indicateurs, comme les PMI, ont montré des signes d’amélioration au cours du 4e trimestre. Les indices de confiance des entreprises et des ménages ont aussi arrêté de se dégrader. Par ailleurs, la fragilité politique de plusieurs gouvernements européens, ainsi que les tensions avec la Russie ont continué d’être une source d’incertitude.

Selon les indices PMI, le secteur industriel chinois traverse sa plus longue période de ralentissement en neuf ans. Bien qu’un accord entre les présidents Trump et Xi Jinping ait entraîné une réduction de certains droits de douane, la demande intérieure reste faible et les incertitudes dans les relations entre les États-Unis et la Chine continuent de nuire aux perspectives économiques.

La production mondiale de pétrole est demeurée stable, tandis que la demande a montré des signes de faiblesse. En conséquence, le prix du baril de pétrole a amorcé le trimestre à 62 $ US, mais s’est négocié sous la barre des 60 $ US durant la majorité du trimestre. Le 16 décembre, il a atteint un creux de 55,27 $.

Politique monétaire et titres à revenu fixe

Lors de sa rencontre du 29 octobre, la Banque du Canada a décidé d’abaisser son taux directeur. Le gouverneur Macklem a toutefois déclaré que les taux se situaient désormais « à peu près au bon niveau » pour maintenir l’inflation à 2 %, tout en soutenant l’économie dans une période de changements structurels découlant du conflit commercial avec les États-Unis. Le 10 décembre, les investisseurs n’ont donc pas été surpris de la décision des dirigeants de la Banque du Canada de maintenir le taux directeur.

De son côté, la Réserve fédérale américaine (la Fed) a réduit son taux directeur à deux reprises, en septembre et en décembre. Elle a porté son attention sur le marché de l’emploi, qui a montré des signes de faiblesse au cours de l’automne. Les baisses de taux annoncées visaient avant tout à soutenir la création d’emplois. En 2026, la persistance de l’inflation pourrait toutefois limiter la marge de manoeuvre de la Fed.

En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son taux directeur inchangé à ses deux rencontres du 4e trimestre, soit le 30 octobre et le 18 décembre. La BCE estime que le taux d’inflation pour l’ensemble de 2025 devrait se situer à 2,1 %, ce qui est pratiquement le niveau visé. La Banque s’est abstenue de donner des indications sur la direction future des décisions de politique monétaire.

Après avoir maintenu son taux en octobre, la Banque d’Angleterre a opté pour une baisse de 0,25 % en décembre. Bien que le taux d’inflation, actuellement de 3,2 %, soit bien au-dessus de l’objectif de 2 %, la Banque d’Angleterre estime que la tendance des taux est baissière et que l’inflation retournera progressivement au niveau visé. La Banque rappelle que l’inflation s’est grandement résorbée puisqu’elle était de 10 % il y a trois ans.

Durant le 4e trimestre, les taux obligataires canadiens sont restés relativement stables jusqu’au début de décembre. La décision de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur, tandis que la Fed abaissait le sien, a alors provoqué une hausse des taux obligataires canadiens. Ainsi, au 4e trimestre, les taux des obligations du Canada ayant une échéance de 10 ans sont passés de 3,15 % à environ 3,40 %.

Durant le 4e trimestre de 2025, le dollar canadien a fluctué à l’intérieur d’une étroite fourchette. Il a amorcé le trimestre à 0,72 $ US, puis a touché un creux de 0,71 $ US à deux reprises en novembre. Il a ensuite entamé une hausse et a terminé le trimestre à 0,73 $ US.

Marchés boursiers

En septembre, les marchés boursiers mondiaux avaient atteint de nouveaux sommets. Les anticipations de nouvelles baisses de taux directeurs et l’engouement pour l’intelligence artificielle soutenaient l’optimisme des investisseurs.

Au 4e trimestre, les marchés boursiers ont poursuivi leur progression, malgré des périodes de turbulences. L’évaluation élevée des titres de technologie a été une source de préoccupation. Il est important de noter que le groupe des géants de la technologie, surnommé « les 7 magnifiques », a fortement contribué à la hausse des indices américains. En dépit de ces incertitudes, les marchés ont atteint de nouveaux sommets. Les bons résultats financiers des entreprises, les perspectives de baisses de taux par la Fed et l’engouement pour les titres de technologie ont continué de soutenir la progression des marchés.

Le marché boursier canadien a encore une fois connu un meilleur trimestre que les indices américains. La progression des titres aurifères, qui composent 13 % de l’indice S&P/TSX, a favorisé notre marché. À la fin décembre, le prix de l’or a touché 4 500 $ US pour la première fois de l’histoire. Pour l’ensemble de 2025, il s’agit d’une hausse de plus de 70 %. La perspective de baisses de taux par la Fed et les tensions géopolitiques mondiales expliquent la hausse des derniers mois.

L’optimisme des investisseurs boursiers a continué de soutenir les actions canadiennes de petite capitalisation. Au 4e trimestre, l’indice S&P/TSX Petite capitalisation a affiché un rendement de plus de 10 %.

Pour leur part, les marchés boursiers émergents ont bénéficié de l’essor de l’intelligence artificielle et de l’apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. Pour l’ensemble de 2025, l’indice MSCI Marchés émergents affiche une progression de plus de 30 %.

À l’horizon

Pendant le 4e trimestre, on a continué d’observer un écart important entre la situation des ménages à faible revenu et celle des plus fortunés. Alors que les premiers subissent la hausse des prix et peinent à trouver un logement à prix abordable, les seconds profitent de l’appréciation de leur portefeuille boursier. Les dépenses de consommation des plus riches ont donc augmenté davantage.

Au cours des 12 à 18 prochains mois, l’inflation devrait demeurer présente. Les droits de douane imposés par les États-Unis à tous leurs partenaires commerciaux pourraient être moins élevés qu’annoncés. Cependant, ils seront supérieurs à ceux qui prévalaient avant 2025. Il est donc hautement probable que les prix payés par les consommateurs et les entreprises continuent d’augmenter.

Parallèlement, la faiblesse de la confiance des consommateurs et des entreprises contribuera au ralentissement du rythme de croissance de l’économie mondiale. D’une part, les ménages devraient réduire leurs dépenses en raison de la perspective de hausses de prix et des inquiétudes concernant leur situation financière. D’autre part, les entreprises font face à des perspectives nébuleuses, ce qui les incite à réduire leurs investissements et le rythme des embauches. Nous écartons toutefois le scénario de récession économique.

Le taux d’inflation, au Canada comme aux États-Unis, devrait augmenter légèrement. Cela placera les banques centrales dans une situation délicate puisque des baisses de taux directeur pourraient alimenter l’inflation. Pour compenser cette tendance, les taux obligataires de plus long terme devraient alors progresser.

Le ralentissement de la croissance économique limitera les investissements des entreprises. Au cours des 12 à 18 prochains mois, la croissance de leurs bénéfices sera limitée.

Dans ce contexte, nous maintenons, dans les portefeuilles équilibrés qui le permettent, une exposition réduite aux obligations canadiennes et aux actions américaines et internationales. En contrepartie, notre exposition aux actions canadiennes est supérieure à la cible et nous conservons une portion importante du portefeuille en liquidités. Les actions canadiennes offrent généralement un potentiel de rendement intéressant lors des périodes d’inflation.

Le dernier trimestre, bien qu’estival, a été riche en nouveautés. Fonds FMOQ franchit une étape importante en devenant gestionnaire de son propre portefeuille d’actifs immobiliers à vocation médicale. Cette nouvelle classe d’actifs allie stabilité des revenus et faible corrélation avec les marchés boursiers, tout en demeurant profondément ancrée dans votre écosystème professionnel. N’hésitez pas à en discuter avec votre conseiller.

Nous avons également renforcé notre approche grâce à la mise en place d’équipes multidisciplinaires régionales, pour vous offrir un accompagnement toujours plus complet et fidèle à nos valeurs de proximité et d’excellence.

Enfin, cet automne, la tournée du président de la FMOQ nous donnera le plaisir d’aller à votre rencontre partout au Québec. Mon équipe et moi avons hâte de vous y retrouver !

Emmanuel Matte,
Président

Comme annoncé précédemment, Fonds FMOQ ouvre un nouveau chapitre de son histoire en devenant gestionnaire de son propre portefeuille d’actifs immobiliers à vocation médicale.

Une étape majeure qui confirme notre engagement à vous offrir des solutions d’investissement innovantes, alignées sur vos valeurs, et qui placent le médecin au cœur de notre vision.

Avec des revenus locatifs stables et une demande en forte croissance pour les soins de santé, cette classe d’actifs sécurise vos revenus tout en diversifiant intelligemment votre portefeuille.

Ses avantages :

  • Profil rendement-risque avantageux
  • Revenus stables et prévisibles
  • Croissance à long terme (appréciation du capital)
  • Résilience éprouvée en période de turbulence
  • Protection contre l’inflation
  • Faible corrélation avec les actions et obligations
  • Valeur tangible

En septembre, nous vous annoncions l’arrivée d’une nouvelle structure d’accompagnement. Elle est maintenant en place et vous permet de compter sur une équipe multidisciplinaire dédiée, réunissant des experts en épargne, gestion privée, fiscalité, planification financière, solutions cliniques et facturation médicale.

Votre conseiller demeure au centre de la relation et assure le suivi de votre dossier. L’équipe élargie vient en appui pour enrichir votre expérience et vous offrir :

  • une prise en charge complète et personnalisée,
  • une disponibilité accrue, axée sur la proximité,
  • des conseils toujours pertinents grâce à la complémentarité des expertises.

Une formule pensée pour que vous soyez pleinement entouré, dans toutes les dimensions de votre réalité personnelle et professionnelle.

N’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller pour en savoir davantage.

Audréanne Leblanc, LL.M., Fisc., Pl. Fin.
Planificatrice financière et fiscaliste


Et si nos décisions financières n’étaient pas seulement une affaire de calcul ? Avec Au-delà des chiffres, nous vous proposons une nouvelle rubrique qui explorera, édition après édition, les mécanismes psychologiques et émotionnels qui influencent nos choix financiers. Parce que derrière chaque décision se cache une dynamique humaine complexe qui mérite d’être explorée.

Tout au long de la vie, les décisions financières prennent une importance particulière. On veut faire les bons choix, éviter les erreurs, et surtout, ne pas regretter. Mais parfois, ce souci de bien faire nous paralyse.

Deux biais comportementaux bien connus peuvent expliquer ce phénomène : le paradoxe du choix et le biais de l’inaction.

Choisir devient plus compliqué quand les options se multiplient, c’est ce que démontre le paradoxe du choix, théorisé par le psychologue Barry Schwartz. Plus les options sont nombreuses et similaires, plus il devient difficile de prendre une décision avec confiance. Chaque possibilité semble valable, ce qui rend incertain le fait d’avoir choisi la meilleure.

Une étude bien connue illustre ce phénomène1. Des chercheurs ont installé un kiosque de dégustation de confitures dans une épicerie. Quand ils proposaient 24 saveurs, les gens s’arrêtaient, goûtaient, mais très peu achetaient. Avec seulement 6 choix, ils étaient moins nombreux à s’arrêter, mais beaucoup plus choisissaient d’acheter. Autrement dit, un trop grand nombre de choix attire, mais rend la prise de décision plus complexe.

En finance, c’est la même chose. Devant une multitude de fonds, de comptes, de stratégies fiscales ou encore de décaissement, on peut facilement se retrouver hésitant, incertain et paralysé. On veut bien faire, mais on ne sait plus par où commencer. Ainsi, il est possible de se retrouver dans le biais de l’inaction.

Ce biais tend à maintenir l’individu dans le statu quo, même lorsque la prise de décision est nécessaire. Pourquoi ? Parce que l’action implique un risque, une responsabilité, une possibilité d’erreur. Dans un contexte aussi chargé émotionnellement que la finance et les projets qui l’entourent, l’inaction peut sembler plus rassurante, même si elle est coûteuse à long terme.

Pourquoi ces biais vous concernent-ils ?

  • Parce que les produits financiers sont nombreux, parfois trop.
  • Parce que la finance et la fiscalité, ce n’est pas simple.
  • Parce que chaque décision financière peut sembler lourde de conséquences.

Quelques pistes pour vous aider à avancer :

  1. Entourez-vous de professionnels compétents : un bon conseiller ou planificateur financier ne vous noiera pas dans les options. Il vous aidera à clarifier, à prioriser, et surtout, à passer à l’action avec confiance.
  2. Simplifiez vos choix : demandez à vos professionnels de vous présenter des options claires, en lien direct avec vos objectifs.
  3. Clarifiez vos priorités : qu’est-ce qui compte le plus pour vous en ce moment ? La sécurité ? La croissance ? La flexibilité ?
  4. Faites confiance au processus : vous n’avez pas à tout décider d’un coup. Une planification solide se construit étape par étape.
  5. Acceptez l’imperfection : il n’existe pas de décision parfaite, mais il y a des décisions alignées avec votre réalité et vos objectifs.
  6. Reconnaissez que l’inaction est aussi une décision : choisir de ne rien faire, c’est en réalité choisir de maintenir le statu quo. Et ce choix peut entraîner des conséquences, parfois plus lourdes que celles qu’on voulait éviter.

Chez Fonds FMOQ, notre accompagnement repose sur une approche pragmatique, centrée sur l’action et toujours alignée avec vos objectifs. Parce que comprendre les biais qui freinent, c’est le premier pas pour avancer sereinement.


1 Iyengar, S. S., & Lepper, M. R. (2000). When choice is demotivating: Can one desire too much of a good thing? Journal of Personality and Social Psychology, 79(6), 995–1006.

Note : Cette rubrique ne vise pas à offrir des conseils psychologiques ou financiers. Elle propose des pistes de réflexion inspirées de la finance comportementale, dans une approche informative et accessible.

Isabelle Gaboury Professeure titulaire et chercheuse – Université de Sherbrooke

Avec la collaboration de :
Marie-Eve Michaud – Directrice-conseil Solutions cliniques
Anick Dubois – Vice-présidente adjointe Solutions cliniques


Faire une différence pour vos patients et pour vous-même

Avez-vous déjà tenté de mettre en place l’accès adapté dans votre clinique… mais sans obtenir les résultats espérés ? Vous n’êtes pas seul : plusieurs cliniques ont essayé d’adopter le modèle, mais sans toujours réussir à améliorer de façon tangible et durable l’accès. Alors, qu’est-ce qui fait la différence entre la mise en œuvre du modèle d’accès adapté qui « tient la route » et un projet qui s’essouffle après quelques mois ?

Plus qu’un modèle : une transformation de la pratique

L’accès adapté, c’est d’abord une façon de reprendre le contrôle de votre offre de rendez-vous, réduire le stress lié aux listes d’attente et offrir à vos patients un suivi davantage en continu avec leur médecin et équipe de soins. Les médecins qui pratiquent pleinement selon le modèle d’accès adapté rapportent une charge mentale allégée, une organisation plus fluide du travail quotidien et un plus grand sentiment d’équité dans leur équipe. Grâce à un meilleur équilibre entre l’offre et la demande, les rendez-vous sont disponibles plus rapidement et les patients ont accès à leur propre médecin plutôt qu’à une consultation sans rendez-vous avec un professionnel qui connait moins leur histoire. Résultat : des suivis plus pertinents, une relation renforcée avec les patients, et une plus grande satisfaction pour toutes les parties.

Pourquoi certaines cliniques réussissent et d’autres pas ?

La réussite du modèle ne repose pas uniquement sur la bonne volonté des équipes. Une récente étude montre que lorsque l’accès adapté est implanté sans soutien externe, les résultats sont souvent plus modestes et difficilement durables. Mettre en œuvre le modèle, c’est réorganiser en profondeur la manière dont une clinique fonctionne : revoir l’offre de rendez-vous, planifier différemment, travailler en équipe interprofessionnelle et ajuster continuellement les pratiques. De plus, cela ne peut pas se faire de manière individuelle : il est important qu’une majorité des membres de la clinique s’engage pour obtenir des changements. C’est là que l’accompagnement par des experts fait toute la différence. Avec un accompagnement structuré, les résultats se concrétisent et se maintiennent.

Sept ans d’expérience, quarante cliniques accompagnées

Depuis sept ans, notre équipe est devenue un point de référence en accompagnant plus de 40 cliniques de première ligne au Québec et ailleurs au Canada. Urbaines et rurales, grandes et petites, universitaires ou privées : toutes ont bénéficié d’un accompagnement adapté à leur contexte unique. La majorité des cliniques accompagnées ont amélioré leur accès en 9 à 18 mois, et ont maintenu ces gains. Cette durabilité est un élément distinctif majeur. Comme l’ont dit plusieurs participants rencontrés en entrevue, « sans accompagnement, nous n’aurions pas pu aller aussi loin ».

La valeur ajoutée de l’accompagnement

Les cliniques qui ont bénéficié d’un accompagnement mettent de l’avant plusieurs aspects positifs. Il permet d’abord de poser un diagnostic précis de la situation grâce à l’utilisation d’indicateurs objectifs reconnus par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Notre équipe est en mesure d’extraire ces indicateurs de votre dossier médical électronique, et de les analyser pour vous, sans effort de votre part. Par la suite, nous partageons et adaptons avec vous des stratégies concrètes et éprouvées pour ajuster l’offre et la demande, planifier l’horaire et optimiser les suivis. Le soutien offert est continu et vise à accompagner votre équipe dans le changement, afin que les ajustements s’intègrent à votre pratique quotidienne et reflètent réellement les principes de l’accès adapté. Plusieurs médecins et professionnels rapportent que cette démarche a favorisé la collaboration et créé une dynamique positive au sein de la clinique. Enfin, le regard externe des coachs qui travailleront avec vous est jugé structurant : il aide à anticiper les écueils, à reconnaître rapidement les signaux d’alerte et à trouver des solutions adaptées.

Et pour vous, médecin ?

S’engager dans un projet d’accès adapté accompagné, ce n’est pas seulement améliorer l’expérience des patients. C’est aussi un investissement dans votre propre qualité de vie professionnelle. Les médecins interrogés dans le cadre de nos recherches ont rapporté une diminution du sentiment d’impuissance face aux délais d’attente, une relation plus satisfaisante avec leurs patients et un sentiment accru de fierté et de cohérence dans leur pratique. Plusieurs mentionnent que le modèle a contribué à réduire leur charge mentale, en rendant leur horaire plus prévisible et en leur permettant de mieux planifier leurs suivis.

Prêt à franchir le pas ?

Si vous avez déjà tenté d’implanter l’accès adapté sans constater de résultats tangibles, il est peut-être temps d’essayer autrement. Notre équipe de coachs en accès adapté, forte de sept ans d’expérience et de l’accompagnement de nombreuses cliniques, vous offre l’occasion de transformer durablement vos pratiques. Avec un accompagnement structuré et adapté, vos efforts porteront fruit – et vos patients, tout comme vous, en ressentiront les bénéfices au quotidien. L’accès adapté, c’est plus qu’un modèle. C’est une façon de pratiquer une médecine plus humaine, efficace et satisfaisante, pour les patients comme pour les médecins.

Contexte économique

On constate, au troisième trimestre 2025, un certain apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux. Des accords partiels ont même été conclus, avec l’Europe, le Japon et le Royaume-Uni. Les effets des tarifs réciproques sur l’économie ont été mitigés puisque de nombreux biens constituent des exceptions aux tarifs. C’est le cas notamment pour une grande partie des importations américaines en provenance du Canada et du Mexique.

Dans un premier temps, les marchés financiers ont réagi fortement au retour des tarifs réciproques en début d’août. Puis, progressivement, l’optimisme des investisseurs est revenu, soutenu par l’apaisement des tensions, les résultats financiers satisfaisants et la perspective du retour des baisses du taux directeur.

La modération de la demande intérieure et les révisions à la baisse du nombre de nouveaux emplois des mois précédents ont assombri les perspectives de l’économie américaine. Ce contexte a incité la Réserve fédérale américaine (la Fed) à abaisser son taux directeur de 0,25 % lors de sa rencontre du 17 septembre.

L’économie canadienne tourne au ralenti. Le marché de l’emploi souffre des répercussions des tarifs : plus de 60 000 emplois manufacturiers ont disparu depuis janvier 2025. Le taux de chômage a augmenté à 7,1 %. Cette situation se traduit également par la baisse des ventes des détaillants. Les dépenses de consommation au Canada sont notamment affectées par l’incertitude entourant les tarifs, la hausse du chômage, l’augmentation des coûts hypothécaires liés aux renouvellements à venir et le ralentissement de la croissance démographique. Ce contexte a également incité la Banque du Canada à abaisser son taux directeur de 2,75 % à 2,50 %.

En zone euro, la croissance économique a ralenti au cours de l’été, sans s’arrêter toutefois. Au cours de l’été, on a même observé une hausse de la production industrielle en Allemagne. Par ailleurs, la faiblesse des dépenses de consommation reflète le faible niveau de confiance des consommateurs européens. Des tensions politiques, surtout en France, fragilisent les perspectives de croissance.

Au cours de l’été 2025, l’économie chinoise a perdu de son élan. Le niveau des exportations s’est maintenu grâce à des efforts de diversification vers d’autres pays que les États-Unis. On observe toutefois un ralentissement de l’activité économique dans le secteur manufacturier, le commerce de détail et les investissements. À cause des tarifs douaniers imposés par l’administration américaine, la croissance dans ces secteurs de l’économie chinoise est au plus bas depuis près de 12 mois.

Le prix du baril de pétrole a oscillé entre 62 $ US et 65 $ US pendant la majorité du trimestre. À la suite de pressions du président Trump sur son homologue russe en lien avec la guerre contre l’Ukraine, il a grimpé brièvement à 70 $ US fin juillet pour redescendre rapidement. En septembre, l’OPEP a annoncé une augmentation de sa production. En conséquence, le prix du baril a baissé autour de 62 $ US et a terminé le trimestre plus près de 65 $ US.

Politique monétaire et titres à revenu fixe

Lors de sa réunion du 17 septembre, la Banque du Canada a opté pour une baisse du taux directeur, la première depuis mars 2025. Le gouverneur Tiff Macklem a mentionné trois éléments pour justifier cette décision : la faiblesse de l’emploi, l’atténuation des pressions haussières sur certains indicateurs d’inflation et la levée de la majorité des tarifs de représaille imposés au Canada. La Banque n’a pas donné d’indication sur d’autres baisses à venir. La situation sera analysée à la lumière de l’évolution des données économiques.

La Réserve fédérale américaine a longuement hésité avant de procéder à une baisse de son taux directeur. Depuis le début de l’année, malgré l’incertitude générée par la guerre commerciale, l’économie américaine faisait preuve d’une résilience étonnante. En même temps, les tarifs ne semblaient pas avoir d’effet important sur l’inflation. Cette situation a changé au cours de l’été. Non seulement les données sur l’emploi ont été inférieures aux prévisions, mais les statistiques des mois précédents ont été révisées à la baisse. Dans ce contexte, les investisseurs ont salué le message d’ouverture à des baisses de taux livré le 22 août par le président de la Fed, Jerome Powell, lors du Symposium annuel de politique économique de Jackson Hole. La Fed a effectivement décidé, lors de sa réunion du 17 septembre, d’abaisser le taux directeur de 0,25 %. Les investisseurs s’attendent à deux autres baisses d’ici la fin de 2025.

En Europe, la Banque centrale européenne a laissé son taux inchangé. La Banque d’Angleterre a diminué le sien de 0,25 % en août et l’a maintenu en septembre. La décision de la Banque d’Angleterre vise à stimuler la croissance de manière prudente puisque le taux d’inflation à 3,8 % est près du double du niveau cible de 2 %.

Pendant le troisième trimestre, les taux obligataires canadiens ont légèrement baissé. Les taux des obligations du Canada ayant une échéance de 10 ans sont passés de 3,27 % à 3,23 %. Le gouvernement fédéral déposera un budget le 4 novembre prochain. Au moment d’écrire ces lignes, il semble que le déficit budgétaire pourrait être près du double de celui de l’an dernier. Cela pourrait mettre une légère pression à la hausse sur les taux des obligations de longues échéances. Les taux des obligations plus courtes devraient toutefois continuer d’être influencés par la politique de la Banque du Canada.

Durant le troisième trimestre de 2025, le dollar canadien est resté relativement stable. Il termine le trimestre autour de 0,72 $ US.

Marchés boursiers

Au troisième trimestre, les marchés boursiers ont généralement connu de fortes hausses. Plusieurs indices ont touché sommet après sommet jusqu’à la fin du trimestre. C’est notamment le cas du marché américain. Les investisseurs y ont vu un potentiel important compte tenu des perspectives de baisses du taux directeur. En outre, les politiques de l’administration à l’égard des entreprises, notamment en ce qui concerne l’amortissement des dépenses en recherche et développement effectuées aux États-Unis, pourraient, selon plusieurs investisseurs, avoir des effets bénéfiques sur les résultats financiers des sociétés américaines.

« Le marché boursier canadien a également connu un très bon trimestre. Son rendement a dépassé celui des grandes capitalisations américaines. »

Le marché boursier canadien a également connu un très bon trimestre. Son rendement a dépassé celui des grandes capitalisations américaines. L’indice S&P/TSX a notamment profité de la hausse du prix de l’or. Rappelons que les titres des sociétés aurifères ont un poids important dans l’indice canadien S&P/TSX.

Le retour de l’optimisme des investisseurs boursiers a également été profitable aux actions canadiennes de petite capitalisation. Le rendement trimestriel de cette classe d’actif a dépassé celui des actions de grande capitalisation et a atteint près du double de celui de l’indice américain S&P 500.

Pour leur part, les marchés boursiers émergents ont profité de la bonne performance des titres de technologie. Le marché boursier chinois, qui constitue environ 30 % de l’indice MSCI Marchés émergents, a progressé d’environ 15 % au cours du troisième trimestre.

À l’horizon

Au troisième trimestre, l’atténuation des tensions commerciales a contribué au regain d’optimisme des investisseurs. Il semble en effet que les droits de douane réciproques annoncés en avril ne seront pas appliqués tels quels et feront généralement l’objet de révisions à la baisse. Ainsi, le taux tarifaire effectif appliqué par les États-Unis devrait être entre 10 et 12 %. Néanmoins, le mal est déjà fait et la baisse du niveau de confiance des entreprises et des consommateurs a déjà un effet sur la croissance économique.

Afin de stimuler la croissance, les banques centrales devraient donc continuer à abaisser leur taux directeur, comme l’ont fait la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine en septembre, toutes deux se disant préoccupées par la faiblesse de l’emploi. Il s’agit d’un indicateur significatif pour les perspectives de croissance des investissements et de la consommation. Les banques centrales doivent toutefois tenir compte d’un autre élément important dans leurs décisions de politique monétaire : l’inflation. Or, les tarifs douaniers imposés au cours des derniers mois et les pressions salariales contribuent à maintenir l’inflation élevée limitant donc la latitude des banques centrales à abaisser les taux.

Les investisseurs espérant des baisses importantes de taux directeurs au cours des prochains mois pourraient bien être déçus. Nous croyons plutôt que les taux directeurs continueront d’être abaissés, mais de façon modérée.

L’économie mondiale devrait donc connaître un ralentissement de son rythme de croissance, mais éviter une récession. En parallèle, le taux d’inflation, au Canada comme aux États-Unis, devrait augmenter légèrement. Pour compenser la hausse du taux d’inflation, les taux obligataires augmenteront légèrement.

Le ralentissement de la croissance économique limitera les investissements des entreprises. Au cours des 12 à 18 prochains mois, la croissance de leurs bénéfices sera limitée.

Dans ce contexte, nous maintenons, dans les portefeuilles équilibrés qui le permettent, une exposition réduite aux obligations canadiennes et aux actions américaines et internationales. En contrepartie, notre exposition aux actions canadiennes est supérieure à la cible et nous conservons une portion importante du portefeuille en liquidités. Les actions canadiennes offrent généralement un potentiel de rendement intéressant lors des périodes d’inflation.

Chers clients,

Chez Fonds FMOQ, le dernier trimestre a été marqué par une belle effervescence. Nos équipes ont été pleinement mobilisées autour de projets porteurs, toujours avec le même objectif : vous accompagner dans toutes les sphères de votre vie professionnelle et financière.

Parmi les faits saillants, soulignons notre rôle de coorganisateur du Colloque des médecins résident·e·s en médecine familiale, en collaboration avec la FMRQ. Cet événement d’envergure a réuni plus de 500 futurs médecins – une occasion privilégiée d’échanger avec la relève et de contribuer activement à leur avenir professionnel.

Sur le plan des placements, notre Fonds omnibus évolue avec l’intégration d’une portion d’actifs réels, renforçant ainsi sa diversification et sa résilience, dans une optique de croissance durable.

Enfin, notre offre Solutions cliniques s’enrichit de nouveautés concrètes, pour mieux soutenir l’efficacité opérationnelle et la pérennité des cliniques médicales.

Merci de votre confiance. Toute notre équipe vous souhaite un été aussi agréable que ressourçant !

Emmanuel Matte,
Président

Le 6 juin dernier, Fonds FMOQ et la FMRQ ont uni leurs forces pour coorganiser le Colloque des médecins résident·e·s en médecine familiale. Plus de 500 futurs médecins y ont participé pour explorer, en une journée aussi intense que passionnante, tous les défis du début de pratique : PREM, incorporation, achat de résidence, facturation médicale, choix de clinique, pratique en région, et bien plus encore !

Au menu : 11 conférences animées par des experts, de nombreux échanges conviviaux au cocktail avec les directeurs territoriaux (anciens DRMG), des discussions enrichissantes entre pairs et des rencontres privilégiées avec nos intervenants ; le tout dans le but de donner des informations pertinentes pour un début de pratique réussi.

Sur place, notre équipe a été pleinement mobilisée : animation des conférences et du point de rencontre, accueil et échanges à notre kiosque, et moments conviviaux lors du cocktail.

Un des temps forts a été le tirage de divers prix, dont le lot principal – une carte-cadeau Air Canada de 5 000 $ – remporté par la Dre Catherine Dorais-Dupont. Bravo !

Un grand merci à nos commanditaires, et tout particulièrement à Sogemec, pour leur soutien : votre appui fait toute la différence.

Cet événement reflète pleinement notre mission qui est d’accompagner la relève médicale vers sa prospérité. Rendez-vous l’an prochain pour une édition encore plus inspirante !


Dre Catherine Dorais-Dupont, gagnante du concours « Envolez-vous vers l’aventure ».

 

Patrick Murray, CIM, FCSI
Directeur Placements


Comme vous le savez, le Fonds omnibus FMOQ a récemment intégré une portion d’actifs réels par l’intermédiaire du Fonds gestion privée Immobilier et Infrastructure.

C’est quoi, les actifs réels ou placements alternatifs ?

Les actifs réels, aussi appelés placements alternatifs, sont des investissements qui ne sont pas cotés en Bourse. Ils comprennent notamment des immeubles, des infrastructures (comme des routes ou des réseaux énergétiques), des terres agricoles ou forestières, ainsi que le capital-investissement. Contrairement aux actions et obligations, ces actifs reposent souvent sur des biens physiques et offrent des revenus stables, une faible corrélation avec les marchés boursiers et une protection naturelle contre l’inflation. Longtemps réservés aux investisseurs institutionnels, ils sont aujourd’hui accessibles à notre clientèle grâce à l’évolution du Fonds omnibus FMOQ.

Pourquoi intégrer des placements alternatifs à un portefeuille de fonds communs ?

Les placements alternatifs apportent des caractéristiques uniques qui complètent avantageusement les actifs traditionnels comme les actions et les obligations. Voici les principaux bénéfices qu’ils offrent :

1. Revenus stables et protection contre l’inflation

Les actifs réels comme l’immobilier ou les infrastructures génèrent des revenus réguliers souvent liés à l’inflation. Par exemple, les loyers et les tarifs d’utilisation de certaines infrastructures sont indexés sur le coût de la vie, ce qui contribue à protéger le pouvoir d’achat de vos placements.

2. Réduction du risque global

Ces actifs réagissent différemment aux fluctuations des marchés boursiers. Cette faible corrélation permet de réduire la volatilité globale du portefeuille, un avantage précieux en période de turbulences économiques.

3. Rendement ajusté au risque plus élevé

Grâce à leur stabilité et à leurs revenus réguliers, les placements alternatifs peuvent améliorer le ratio de Sharpe, un indicateur qui mesure la performance d’un placement en fonction du risque pris.

4. Une alternative aux obligations

Même s’ils sont généralement moins liquides, certains actifs réels – notamment l’immobilier – peuvent partiellement jouer le rôle des obligations dans un portefeuille, avec un potentiel de rendement supérieur, notamment dans un contexte de taux d’intérêt changeants.

5. Avantages fiscaux

Certains placements, comme les immeubles, peuvent bénéficier de traitements fiscaux avantageux (ex. : amortissement), ce qui permet d’optimiser le rendement après impôt.

6. Valeur tangible

Investir dans des actifs réels, c’est investir dans du concret : des bâtiments, des routes, des terres agricoles… Cette valeur intrinsèque offre une certaine résilience en période de crise.

7. Potentiel de croissance à long terme

Au-delà des revenus générés, les actifs réels peuvent également prendre de la valeur avec le temps, contribuant à la croissance du capital.

 

Une diversification sans effort

Intégrer ces placements à votre portefeuille ne nécessite aucune démarche de votre part : les gestionnaires de Fonds FMOQ sélectionnent et introduisent ces actifs au Fonds omnibus dans le respect des limites réglementaires et selon des critères rigoureux.

En conclusion

L’ajout de placements alternatifs au Fonds omnibus FMOQ représente une innovation intéressante, adaptée aux enjeux d’aujourd’hui. Pour vous, cela signifie un meilleur équilibre entre rendement, stabilité et potentiel de croissance – le tout dans un cadre entièrement géré, sans complexité additionnelle.