Au cours du dernier trimestre, les marchés financiers ont connu une forte volatilité, dans un contexte géopolitique et économique incertain. Ces fluctuations nous rappellent une réalité fondamentale : les marchés échappent à notre contrôle.
Ce que nous pouvons toutefois maîtriser, c’est notre approche. Une stratégie d’investissement solide repose sur une vision à long terme, une diversification réfléchie et la capacité de garder le cap malgré les périodes d’instabilité.
Chez Fonds FMOQ, nous croyons en l’importance d’un accompagnement rigoureux et multidisciplinaire pour soutenir les médecins dans leurs décisions financières. Dans ce contexte de volatilité, certaines solutions en placements alternatifs, comme notre solution exclusive en immobilier médical, permettent de renforcer la résilience d’un portefeuille tout en offrant des opportunités distinctives.
Plus que jamais, notre équipe demeure à vos côtés pour vous accompagner avec rigueur, prudence et engagement.
Emmanuel Matte,
Président
Chantale Marquis, Pl. Fin.
Représentante en épargne collective
Le régime enregistré d’épargne-études (REEE) constitue un outil d’épargne particulièrement avantageux pour les médecins. L’épargne destinée aux études postsecondaires de leurs enfants peut y croître à l’abri de l’impôt, et il donne aussi accès à des subventions gouvernementales.
Selon le profil d’investisseur des parents, et leur niveau de risque, un REEE maximisé peut générer un rendement important et mener à l’accumulation de sommes qui s’avèreront supérieures aux besoins réels de leur(s) enfant(s). Chantale Marquis explique comment ces surplus peuvent être mis à profit pour soutenir l’autonomie financière de son enfant.
Pourquoi des surplus dans un REEE ?
Dès la naissance d’un enfant, les parents peuvent cotiser à un REEE à son nom. Bien souvent, les médecins versent des cotisations de 2 500 $ par année dès la naissance. Ainsi, lorsque l’enfant atteindra 14 ans, les parents auront déjà cotisé 36 000 $. À ce moment, les subventions auront atteint leur maximum : 7 200 $ du gouvernement fédéral et 3 600 $ du gouvernement du Québec. Par la suite, plusieurs parents choisissent de poursuivre les cotisations, toujours à l’abri de l’impôt, jusqu’au plafond à vie de 50 000 $, mais sans subventions supplémentaires.
À la fin des études, il peut rester un surplus dans un REEE. Un cas type : les parents de Noah* ont accumulé 110 000 $ dans le REEE de leur fils. Celui-ci entame ses études postsecondaires et des retraits sont prévus pour couvrir ses besoins : 10 000 $ par an au cégep, puis 20 000 $ par an à l’université. Après trois années de baccalauréat, ce plan laisserait à Noah un surplus d’environ 30 000 $, voire davantage si les rendements continuent de s’accumuler.
« Il n’est pas rare de voir des REEE dépasser 100 000 $ grâce à la croissance », explique Chantale Marquis. « À la fin des études de l’enfant, même après cinq ou six années sur les bancs d’école, il peut rester un solde. »
La situation est particulièrement fréquente lorsque l’enfant étudie près de chez lui. En continuant de vivre chez ses parents, ses besoins financiers sont réduits, ce qui peut laisser un excédent important dans le régime.
Dans ces situations, les médecins se tournent souvent vers leur conseiller pour aider leur enfant à acquérir les bases de l’épargne et de l’investissement. Certaines familles hésitent à retirer des fonds dès le cégep, mais Chantale Marquis les y encourage.
« Stratégiquement, comme l’enfant a peu de revenus de travail, c’est le meilleur moment pour commencer à retirer afin d’être moins imposé ». Elle suggère ensuite d’ouvrir un CELI au nom de l’enfant pour y déposer les sommes retirées dont il n’a pas besoin immédiatement.
Initiation à l’épargne
Pour Chantale Marquis, développer l’autonomie financière des jeunes passe par l’ouverture de régimes enregistrés, la planification des projets qui leur tiennent à cœur et la prise de conscience des impacts de leurs habitudes sur leur situation financière.
Anatomie d’une première rencontre :
- Appel vidéo adapté au niveau de connaissance du jeune adulte.
- Explication des différents placements (fonds commun, obligation, action, répartition d’actif, frais de gestion, etc.).
- Explication des divers régimes et comptes d’épargne : compte d’épargne libre d’impôt (CELI), régime enregistré d’épargne-retraite (REER et RAP), compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), etc.
- Simulations et scénarios pour illustrer le rendement des placements.
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Comment aider Noah à gérer cet argent ? Chantale Marquis commencerait par le rencontrer dès ses 18 ans. Les sommes retirées du REEE dont il n’a pas besoin pendant ses premières années d’études pourraient être placées dans un CELI.
Si un jeune adulte comme Noah se montre ouvert à aller plus loin et qu’il n’a pas besoin d’une partie des fonds avant quelques années, une portion du capital peut aussi être investie sur les marchés boursiers. Il peut ainsi suivre lui-même l’évolution de son portefeuille et apprendre à mieux se connaître comme investisseur.
« À cet âge, plusieurs jeunes n’ont encore aucune notion en matière de placement. Je les initie aux avantages de l’épargne, tout en les sensibilisant à la réalité et à la volatilité des marchés », précise-t-elle.
Une fois le CELI maximisé, l’option de cotiser à un REER peut être envisagée s’il a accumulé des droits. Le CELIAPP devient également intéressant pour commencer à accumuler des droits de cotisation de 8 000 $ par année.
L’objectif est d’amener les jeunes à suivre l’évolution de leurs placements et de leurs finances. Lorsqu’ils seront sur le marché du travail, ils pourront ensuite mettre en place une épargne systématique pour réaliser leurs projets.
Développer de bonnes habitudes
Chantale Marquis accompagne souvent les jeunes adultes dans la gestion de leurs finances. Chaque situation est unique, mais certains principes de base demeurent intemporels :
- Pendant les études, il est préférable de limiter les risques, car les fonds peuvent être nécessaires à court terme, par exemple pour voyager.
- L’épargne devrait être répartie selon divers horizons, notamment une portion à court terme et une autre à long terme, avec des stratégies d’investissement adaptées.
- L’épargne automatique, par versements réguliers, reste l’une des méthodes les plus efficaces pour se constituer un patrimoine.
- Dès qu’un jeune obtient un emploi (ou en change) il devrait revoir son plan financier.
Les surplus d’un REEE représentent une occasion idéale pour initier les jeunes à la gestion de leurs finances. Avec un accompagnement adapté, ils peuvent apprendre à diversifier leurs placements, profiter des avantages fiscaux et développer des habitudes d’épargne durables.
*Prénom fictif
Audréanne Leblanc, LL.M., Fisc., Pl. Fin.
Cheffe de pratique en planification financière et fiscale
« Dois-je demander ma rente du Régime de rentes du Québec (RRQ) à 60 ans, 65 ans ou attendre pour la bonifier à 72 ans ? » Cette question est au cœur des préoccupations de nombreux retraités. Sur papier, la réponse semble simple : plus vous attendez, plus votre rente augmente. Pourtant, la majorité des gens choisit tout de même de demander la rente à 65 ans ou même avant. Pourquoi ? Parce que nos décisions financières ne sont pas seulement rationnelles : elles sont aussi profondément psychologiques.
Dans leur cahier de recherche Le choix du RRQ : Le pari du perdant ravi1, trois auteurs de l’UQTR proposent une lecture nouvelle : et si réclamer trop tôt revenait, en pratique, à faire un pari statistiquement défavorable ?
Rappelons que le RRQ est conçu pour offrir de la flexibilité : vous pouvez demander la rente entre 60 et 72 ans. À 65 ans, vous recevez 100 % du montant de référence. Chaque mois de report après 65 ans augmente votre rente de 0,7 %, jusqu’à une bonification de 58,8 % à 72 ans ; à l’inverse, la demander à 60 ans en réduit le montant. Bref, attendre peut valoir très cher si vous vivez longtemps.
Ce que disent les chiffres
| Âge de début |
Réduction/bonification |
Rente maximale par mois 2 |
| 60 ans |
-36 % |
965 $ |
| 65 ans |
0 % |
1 508 $ |
| 70 ans |
+42 % |
2 141 $ |
| 72 ans |
+58,8 % |
2 394 $ |
Le rapport illustre la décision liée à la rente du RRQ de façon particulièrement éloquente en la présentant comme un véritable pari. Les auteurs montrent, à l’aide d’exemples, que les Québécois prennent effectivement un pari lorsqu’ils choisissent l’âge auquel ils demandent leur rente. Ils soulignent que, dans un contexte différent, comme celui d’un casino, personne n’accepterait un pari semblable. Pourtant, ce choix repose essentiellement sur une mise implicite : celle de leur propre espérance de vie.
Par exemple, le rapport de recherche nous démontre que demander la rente du RRQ à 60 ans est un pari largement perdant : la probabilité de perte atteint 91 % pour les hommes et 93 % pour les femmes, avec une perte potentielle allant jusqu’à 438 000 $ contre un gain maximal de 52 000 $.
Mais alors pourquoi, en moyenne, les Québécois demandent-ils leur rente à 62,2 ans ?
Les auteurs nous rappellent que cette décision est liée à certains biais psychologiques, et que les identifier permettrait de prendre une décision plus éclairée. Voici quelques-uns de ces biais abordés dans leur analyse :
1. L’aversion à la perte : la peur de « perdre » avant de gagner
La théorie des perspectives (Kahneman & Tversky) démontre que nous ressentons deux fois plus la douleur d’une perte que le plaisir d’un gain équivalent. Attendre pour « gagner plus tard » nous semble risqué : et si la vie nous jouait un tour ? Ce raisonnement émotionnel nous pousse à prendre tout de suite la rente du RRQ, même si cela nous coûte cher sur la durée.
2. Le point de référence des 65 ans : la norme sociale qui nous piège
Puisque la rente normale est à 65 ans, cet âge est devenu l’âge normal de la demande de la rente du RRQ. Ce repère simplifie nos calculs, mais il nous empêche de voir que reporter à 70 ou 72 ans peut être extrêmement avantageux. Ainsi, beaucoup de gens ne considèrent même pas l’option d’une demande à 72 ans, car elle semble « hors norme ». Tout en conservant les mêmes valeurs de rente RRQ, les auteurs vont même jusqu’à proposer de repousser l’âge du droit à la rente pleine (100 %) à 72 ans, tout en présentant la rente à 65 ans comme une option réduite : cela afin de diminuer les impacts psychologiques.
3. La sous-estimation de la longévité
Nous accordons plus d’importance aux risques négatifs immédiats (maladie, mortalité, imprévus) qu’aux bénéfices futurs. Cela amène les retraités à survaloriser les menaces à court terme et à sous-estimer leur espérance de vie.
Voici 5 questions à se poser avant de décider :
- Quelle est ma santé actuelle ?
- Ai-je des besoins immédiats d’argent ?
- Mes autres revenus couvrent-ils mes besoins jusqu’à 72 ans ?
- Comment le tout s’intègre-t-il à ma fiscalité ?
- Y a-t-il une longévité particulière ou une espérance de vie écourtée dans ma famille ?
À retenir
Le RRQ est solide et flexible. Reporter après 65 ans peut augmenter votre rente de 58,8 %. Nos biais peuvent nous pousser à encaisser trop tôt. Penser en scénarios et se donner des repères précis aident à faire un choix éclairé. N’hésitez pas à nous consulter afin d’effectuer un choix judicieux.
1 Marc Bachand, Nicolas Lemelin et Nicolas Monette, Le choix du RRQ : Le pari du perdant ravi, Université du Québec à Trois-Rivières, novembre 2024, Disponible en ligne : https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/portail/docs/GSC1730/O0006253964_Version_Officielle___RRQ___Novembre_2024.pdf
2 La rente dépend des cotisations versées au RRQ. Le montant présenté correspond à la rente maximale possible et peut être inférieur selon l’historique de cotisation et l’âge de la retraite.
Roxanne Trahan, B.Sc.
Directrice-conseil Solutions cliniques
Avec la collaboration de :
Evelyne Cortés, Conseillère principale Solutions cliniques
Anick Dubois, B.Sc.Inf., M.A.P., Vice-présidente adjointe Solutions cliniques
Dans un contexte de transformation continue, les cliniques médicales doivent composer avec des réalités complexes qui exigent un repositionnement collectif et une réflexion concertée sur l’organisation des soins.
S’arrêter un moment pour réfléchir, prendre du recul et échanger ensemble devient alors un véritable levier stratégique. L’équipe Solutions cliniques Fonds FMOQ accompagne les cliniques dans cet exercice avec l’Atelier Vision, une démarche réflexive structurée visant à faire émerger les valeurs partagées de l’équipe et la vision commune qui donnera du sens à leur actions.
Pourquoi se doter d’une vision partagée ?
D’une durée de deux à trois heures, l’atelier permet de mobiliser l’équipe autour d’objectifs communs, d’aborder les enjeux à venir de façon structurée et de traduire une vision partagée en leviers d’action concrets. La pérennité et la performance de la clinique reposent ainsi sur un engagement collectif aligné sur des valeurs communes.
« L’Atelier Vision se révèle particulièrement pertinent pour les cliniques en période de transition ou souhaitant amorcer des changements », souligne Roxanne Trahan, directrice‑conseil. « Les équipes ont besoin de partager leurs ressentis et leurs idées, de distinguer ce qui est essentiel de ce qui l’est moins, et d’identifier ce qui est non négociable pour elles afin de continuer d’avancer. »
Et si le moment était venu de se rassembler ?
À certaines périodes de leur évolution, les cliniques ressentent le besoin de clarifier leurs priorités, de se recentrer sur ce qui compte vraiment et de redonner un élan collectif à l’équipe. Ces moments clés peuvent être déclenchés par la mise en œuvre de projets structurants, comme l’évolution des besoins d’espace ou de la collaboration interprofessionnelle, ou encore par une volonté plus simple : celle de raviver l’enthousiasme, ajuster les façons de faire ou donner un nouveau souffle à l’équipe.
L’Atelier Vision permet alors de se projeter dans l’avenir avec un horizon clair, ce qui constitue une source importante de mobilisation. « Notre rôle n’est pas de proposer des solutions toutes faites, mais de créer un espace où les idées émergent et s’alignent naturellement au sein de l’équipe », précise Roxanne Trahan.
Une approche structurée et humaine
L’atelier est guidé par des directrices‑conseils formées en animation de groupe. Elles adoptent une posture d’écoute active et de souplesse. Leur rôle est de faciliter les échanges et de soutenir l’émergence d’une vision partagée, propre à chaque équipe.
« Ce sont deux heures bien investies, qui passent très vite », souligne Roxanne Trahan. « Nous nous adaptons à chaque groupe et prenons le temps de comprendre la réalité propre à la clinique, afin d’assurer une démarche fluide et pleinement pertinente. »
Les participants sont d’abord invités à une réflexion individuelle afin d’identifier les valeurs qui les définissent, avant de se regrouper pour faire émerger un consensus collectif.
Respect, solidarité, implication, intégrité, bienveillance : derrière ces mots se trouvent des repères essentiels pour le quotidien de la clinique. En les mettant en commun, l’équipe renforce sa cohésion et se dote d’une vision partagée qui oriente concrètement la manière de travailler ensemble.
Un impact tangible, porteur de sens
Les effets de la démarche se font sentir rapidement. Au fil des échanges, les participants prennent de la hauteur sur leur réalité collective : le climat évolue, la posture change, les perceptions s’ajustent et une compréhension commune émerge. Cette évolution rapide du ressenti témoigne de la puissance de l’exercice et de sa capacité à créer du sens pour l’équipe.
La vision qui se dessine devient alors un repère partagé, favorisant une collaboration plus cohérente au quotidien. Comme le souligne Roxanne Trahan : « Avoir une vision claire, pour une clinique, permet de renforcer le sentiment d’appartenance. »
Donner vie à la vision
Donner vie à une vision, c’est aussi lui permettre de s’inscrire concrètement dans le quotidien de la clinique. À l’issue de l’Atelier Vision, les équipes repartent avec des éléments concrets, clairs et partagés, qui peuvent servir de repères durables pour orienter les décisions, les pratiques et les façons de travailler ensemble.
Cette vision, mise en valeur dans les espaces communs, intégrée aux communications internes ou encore présentée sur le site web de la clinique, devient un point d’ancrage visible, tant pour l’équipe que pour les patients.
« Les gens adhèrent davantage aux décisions lorsqu’ils comprennent vers où ils veulent aller », souligne Roxanne Trahan.
En ce sens, l’Atelier Vision ne se limite pas à un moment de réflexion : il permet ensuite aux équipes de faire rayonner leur identité, de la partager et de la faire évoluer dans le temps, au service de l’avenir de leur clinique.
Faites‑vous le cadeau d’une vision rassembleuse et motivante, conçue pour aider votre équipe clinique à naviguer le changement et à avancer avec cohérence vers l’avenir. Pour en savoir plus sur l’Atelier Vision.
Contexte économique
Le contexte géopolitique mondial a été bouleversé durant le premier trimestre de 2026. Le 3 janvier, le président Trump a ordonné une opération militaire visant à enlever le président du Venezuela, Nicolas Maduro, afin qu’il soit jugé aux États-Unis pour narcoterrorisme. À la fin de février, alors que des négociations étaient encore en cours, les États-Unis se sont joints à Israël pour attaquer l’Iran dans le but de faire tomber le régime en place. Ces événements ont contribué à augmenter la volatilité des marchés. Au début du trimestre, les données économiques ont démontré la force de l’économie et sa résistance aux turbulences. En mars, la guerre au Moyen-Orient a provoqué une flambée du prix du pétrole et du gaz naturel sur l’ensemble du globe. Les effets probables sur l’inflation ont alors fortement affecté les marchés financiers.
Au premier trimestre de 2026, l’économie américaine a affiché de bons résultats. La demande intérieure demeure forte et la création d’emplois s’est accélérée. Le marché de l’emploi semble donc se stabiliser. Le principal frein à la croissance du PIB provient des dépenses gouvernementales qui ont chuté à la suite des impasses budgétaires. Par ailleurs, les prix des dépenses de consommation personnelle de base, indice d’inflation prisé par la Réserve fédérale (Fed) a grimpé à 3,0 %. La hausse récente du prix du pétrole devrait pousser l’inflation à la hausse. Bien que les États-Unis soient autosuffisants en produits pétroliers, les consommateurs subiront la hausse des prix à la pompe et ses répercussions sur tous les biens de consommation. En conséquence, les économistes ont généralement revu à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie américaine pour l’année en cours.
Au Canada, les indicateurs ont commencé l’année sur une base solide. La demande intérieure progresse à un rythme annuel de plus de 2 %, portée à la fois par les dépenses des consommateurs et des gouvernements. Même les investissements des entreprises affichent une hausse après une période de léthargie en 2025. Le taux d’inflation est descendu à 1,8 % en février, ce qui est inférieur à la cible de la Banque du Canada. Cette dernière a tout de même décidé, par prudence, de maintenir le taux directeur inchangé. À la fin de 2025, les investisseurs canadiens ont bénéficié de la plus forte croissance de leurs actifs financiers en 15 ans. Le recul des marchés qui s’est amorcé en mars pèsera sur la valeur des portefeuilles et pourrait affecter la confiance des investisseurs. Notons enfin que la renégociation de l’ACEUM, prévue au cours de l’été 2026, augmente aussi le niveau d’incertitude relativement aux perspectives de l’économie canadienne.
En ce début de 2026, l’économie chinoise demeure confrontée à d’importantes difficultés. Les indices PMI affichent une contraction accentuée de l’activité industrielle. Les indices non industriels affichent une légère amélioration, mais ils pointent toujours vers une contraction de l’activité économique. Les perspectives demeurent moroses considérant la demande intérieure faible, l’incertitude entourant les tarifs douaniers américains et les hausses de coûts que pourrait provoquer la guerre en Iran. En outre, la difficulté de transiter par le détroit d’Ormuz affecte particulièrement les pays asiatiques. Plus de 40 % des importations de pétrole brut indien passent par le détroit d’Ormuz. Pour la Chine ce pourcentage atteint près de 50 %. On a donc constaté un ralentissement de la production dans plusieurs pays d’Asie.
La guerre entre les États-Unis et l’Iran a provoqué la destruction de nombreuses installations liées à la production et au transport de pétrole et gaz naturel dans plusieurs pays du golfe persique. Elle a également provoqué un blocage presque total du détroit d’Ormuz. C’est pourquoi, le prix du baril de pétrole (WTI) est passé de 57 $ US le 31 décembre dernier à plus de 104 $ US en date du 31 mars.
Politique monétaire et titres à revenu fixe
La Banque du Canada et la Réserve fédérale se sont réunies à deux reprises au premier trimestre de 2026. Au début de mars, la guerre contre l’Iran et les conséquences sur le prix de l’énergie ont suscité des craintes importantes sur l’évolution de l’inflation à travers le monde. Ainsi, les banques centrales nord-américaines ont misé sur la prudence et ont choisi le statu quo.
Lors de leur rencontre de mars, la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne ont ajusté leur message. Des deux côtés de la Manche, les autorités monétaires ne parlent plus de baisse possible du taux directeur. Elles lancent plutôt le message que la situation géopolitique mondiale demandera de l’agilité et que les pressions inflationnistes pourraient les obliger à hausser les taux directeurs. C’est un changement de ton important qui a causé un recul des marchés obligataires.
Durant le premier trimestre, les taux obligataires canadiens ont affiché une légère baisse jusqu’au début de mars. Ensuite, les craintes de recrudescence de l’inflation causées par la guerre en Iran ont poussé les taux obligataires à la hausse. Les taux des obligations de plus courtes échéances ont grimpé davantage, de sorte que la courbe de taux s’est légèrement aplanie. Ainsi, au premier trimestre, les taux des obligations du Canada ayant une échéance de 10 ans sont passés de 3,43 % à 3,51 %. Pendant ce temps, ceux des obligations du Canada ayant une échéance de 2 ans sont passés de 2,59 % à 2,88 %.
Durant le premier trimestre de 2026, le dollar canadien s’est négocié autour de 0,73 $ US jusqu’au début de mars. Puis, il a grimpé brièvement autour de 0,74 $ US. À partir de la mi-mars, il a faibli progressivement pour terminer le trimestre légèrement sous la barre des 0,72 $ US.
Marchés boursiers
Le marché boursier américain a évolué à l’intérieur d’une fourchette relativement étroite jusqu’à la fin de février. Dès lors, à la suite de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, la volatilité du marché a bondi. Au premier trimestre, l’indice S&P 500 a perdu plus de 6,0 %.
Durant le premier trimestre, les titres des géants américains de la technologie ont accusé un recul. Dans ce contexte, l’indice NASDAQ affiche un recul trimestriel d’environ 9 %.
Pour sa part l’indice S&P TSX, indice phare du marché canadien, a terminé le trimestre en légère hausse grâce à la montée du prix du pétrole et des ressources naturelles. Les titres des autres secteurs ont généralement affiché des baisses. Notons que l’indice des actions canadiennes de petite capitalisation affiche un rendement de près de 10 %, grâce à la forte pondération des sociétés de ressources naturelles au sein de l’indice.
Pour leur part, les marchés boursiers émergents ont mieux résisté que le marché américain. L’indice MSCI des marchés émergents termine le premier trimestre en territoire positif.
À l’horizon
Une des leçons que les dirigeants américains devraient tirer du premier trimestre de 2026 est que l’Iran, ce n’est pas le Venezuela. Alors que l’opération d’enlèvement du chef d’état sud-américain a duré quelques heures, le conflit en Iran pourrait s’enliser. Qui plus est, il risque de causer des dommages durables sur les infrastructures de production et de transport de pétrole et gaz dans plusieurs pays du Golfe persique.
La hausse du prix de l’essence et des autres produits pétroliers affecte déjà la confiance des consommateurs. Ces derniers peinaient déjà à s’ajuster aux hausses de prix postpandémiques, que ce soit pour la nourriture ou le logement abordable. La hausse des prix de l’énergie risque de relancer l’inflation.
En février, la Cour suprême des États-Unis a jugé illégale l’imposition des tarifs douaniers dits « réciproques » d’avril 2025. De ce fait, l’inflation causée par ces tarifs pourrait être moins importante qu’anticipée.
Parallèlement, la faiblesse de la confiance des consommateurs et des entreprises contribuera à freiner le rythme de croissance de l’économie mondiale. D’une part, les ménages devraient réduire leurs dépenses en raison de la probabilité de hausses de prix et des inquiétudes concernant leur situation financière. D’autre part, les entreprises feront face à des perspectives nébuleuses, ce qui les incitera à réduire leurs investissements et le rythme des embauches. Bien que le contexte économique mondial soit incertain, nous écartons le scénario de récession économique. Nous croyons plutôt que nous traverserons une période de stagflation, c’est-à-dire de stagnation de l’économie accompagnée d’une inflation supérieure aux cibles des banques centrales.
Le taux d’inflation, au Canada comme aux États-Unis, devrait augmenter sensiblement. Cela incitera les banques centrales à maintenir leurs taux inchangés pour une période prolongée. Pour compenser la hausse du taux d’inflation, les taux obliga-taires de plus long terme devraient connaître une augmentation.
Le ralentissement de la croissance économique limitera les investissements des entreprises. Au cours des 12 à 18 prochains mois, leurs bénéfices pourraient accuser de légers reculs.
Dans ce contexte, nous maintenons, dans les portefeuilles équilibrés qui le permettent, une exposition réduite aux obligations canadiennes et aux actions américaines et internationales. En contrepartie, notre exposition aux actions canadiennes est légèrement supérieure à la cible et nous conservons une portion importante du portefeuille en liquidités. Les actions canadiennes offrent généralement un potentiel de rendement intéressant lors des périodes d’inflation.
Le dernier trimestre a été marqué par la Tournée du président, où nous avons eu le privilège de rencontrer l’ensemble des associations régionales de la FMOQ. Malgré un contexte exigeant pour la profession, ces échanges ont été portés par une solidarité réelle, et nous vous remercions sincèrement pour votre accueil chaleureux.
Fidèles à notre mission et profondément connectés à votre réalité, nous continuerons de vous accompagner à chaque étape de votre vie, tant pour la gestion de votre patrimoine que pour le soutien à votre clinique.
Je profite de cette occasion pour vous souhaiter une année 2026 empreinte de sérénité, de santé et de prospérité.
Emmanuel Matte,
Président
Patrick Murray, CIMMD, FCSIMD
Directeur Placements
Dans un environnement économique marqué par l’incertitude, une question revient souvent chez les investisseurs : comment rendre un portefeuille plus résilient ?
Au cours des dernières années, les marchés boursiers ont beaucoup progressé. Les valorisations élevées poussent plusieurs à envisager les actifs réels. Appelés aussi « placements alternatifs », ces actifs représentent des éléments tangibles, qui évoluent différemment des marchés traditionnels et procurent des avantages distinctifs à long terme.
Que sont les actifs réels ?
Les actifs réels regroupent des biens physiques, tels que des routes, des immeubles, des installations d’énergie renouvelable, des terres agricoles ou des exploitations forestières. Ils se distinguent des actions et des obligations par :
- des revenus stables et prévisibles
- une faible corrélation avec les marchés boursiers
- des mécanismes naturels d’ajustement à l’inflation
Exemples d’actifs réels courants :
- Ressources : parcs solaires, hydroélectricité
- Infrastructure : routes à péage, aéroports, réseaux électriques
- Immobilier : immeubles commerciaux, immeubles à vocation médicale
- Forêts : bois d’œuvre, terres forestières privées
- Agriculture : terres cultivées, vergers, cultures permanentes
Pourquoi intégrer des actifs réels dans un portefeuille ?
1. Diversification et réduction du risque global
Un avantage important des actifs réels réside dans leur capacité à offrir des rendements intéressants, mais avec une volatilité nettement plus faible que celle des actions. Autre exemple, la volatilité de l’immobilier est inférieure à celle des obligations canadiennes, et historiquement, le rendement courant de l’immobilier dépasse de près de 4 % celui des obligations gouvernementales canadiennes à 10 ans.
2. Génération de revenus stables
Les actifs réels produisent une grande partie de leur rendement sous forme de revenus réguliers : en immobilier, environ 80 % du rendement historique provient des revenus locatifs, ce chiffre est à 65 % pour les terres agricoles.
Plusieurs structures de contrats prévoient des ajustements périodiques, ce qui contribue à maintenir le pouvoir d’achat des revenus.
3. Protection naturelle contre l’inflation
Les actifs réels disposent de mécanismes intégrés pour s’adapter à l’évolution des prix. En immobilier, les loyers sont souvent indexés; les péages routiers ou les tarifs d’utilisation d’infrastructures peuvent être ajustés; et dans le secteur énergétique, les revenus sont liés à la demande globale de l’économie.
Ces éléments permettent aux actifs réels de préserver leur valeur réelle même dans un contexte inflationniste.
Malgré ses nombreux avantages, il est important de noter que la liquidité d’un portefeuille (fonds) immobilier doit être considérée. Certains mécanismes existent pour aider autant les clients que le gestionnaire lorsqu’un client aimerait liquider son placement. Cependant, les investisseurs pourraient subir des délais importants, pouvant aller jusqu’à deux, trois ou même quatre trimestres avant d’être remboursés.
Performance historique des actifs réels
Plusieurs catégories d’actifs réels ont démontré une appréciation constante au fil du temps :
- Immobilier canadien : le rendement annuel se situe entre 8 % et 9 % à long terme1
- Forêts (indice NCREIF, États-Unis1) : le rendement annuel moyen est de 10,5 % depuis 1987
- Terres agricoles : grâce à une demande alimentaire durable et une offre limitée de terres cultivables, le rendement demeure stable à 9,8 % depuis 1987 (indice NCREIF, États-Unis1)
Les analyses à long terme montrent également que l’immobilier a connu très peu de trimestres négatifs sur 20 ans, et que les baisses observées étaient généralement modestes (entre 0 % et 3 %). Ces caractéristiques en font un outil efficace pour soutenir un portefeuille lorsque les marchés boursiers faiblissent.
Et l’immobilier médical ? Un actif réel à part entière
L’immobilier médical illustre bien les forces des actifs réels :
- Stabilité de l’achalandage, indépendamment des cycles économiques, car les services de santé demeurent essentiels en tout temps
- Taux d’occupation durablement élevés et locataires stables
- Revenus prévisibles grâce à des baux à long terme
- Faible sensibilité aux variations des marchés boursiers
Ces caractéristiques en font une classe d’actifs particulièrement résiliente dans un portefeuille diversifié.
Comment intégrer des actifs réels à un portefeuille ?
Selon certaines approches, une allocation entre 10 % et 25 % en actifs réels peut être envisagée dans un portefeuille diversifié. En règle générale, l’investisseur dispose de deux possibilités :
1. Détenir directement les actifs réels
L’achat d’un immeuble ou de terres agricoles exige une expertise spécialisée, beaucoup de temps, des liquidités importantes et une gestion continue. Cette option offre un contrôle complet, mais comporte des contraintes importantes.
2. Opter pour des véhicules de placement spécialisés
Il s’agit de la solution privilégiée par la majorité des investisseurs, puisqu’elle permet d’obtenir une exposition diversifiée aux actifs réels tout en évitant les exigences et la complexité de la gestion directe.
| Notre offre |
| Fonds FMOQ propose des solutions permettant d’intégrer des actifs réels dans un portefeuille de façon structurée et adaptée aux besoins des médecins du Québec.Parmi ces solutions, l’immobilier médical occupe une place particulière, en raison de sa stabilité, de sa résilience et de son absence de corrélation avec les cycles économiques. Cette catégorie d’actifs peut contribuer à renforcer un portefeuille tout en offrant une source de revenus stable et prévisible. |
Conclusion
Les actifs réels constituent un complément efficace aux actions et aux obligations dans une stratégie de diversification. Leur capacité à générer des revenus réguliers, leur faible fréquence de rendements négatifs et leur résilience face aux cycles économiques en font des outils particulièrement utiles pour stabiliser un portefeuille.
En cette période de cotisations REER, il peut être pertinent d’examiner comment cette catégorie d’actifs pourrait s’intégrer à votre stratégie de placement. Parlez-en avec votre conseiller afin d’évaluer les options qui conviennent le mieux à votre situation.
1 Source : MSCI REALPAC, Morningstar Direct, NCREI
Le début d’année est le moment idéal pour revoir vos stratégies d’épargne et de placement. Une question revient souvent : vaut-il mieux cotiser dès janvier ou étaler ses cotisations au fil des mois ?
Cotiser dès le début d’année permet à vos placements de profiter plus longtemps de la croissance et de la magie des intérêts composés. Plus l’argent reste investi longtemps, plus l’effet cumulé peut être significatif.
À l’inverse, étaler les cotisations peut être avantageux dans un contexte de marchés volatils. Les versements périodiques permettent de « lisser » le prix d’achat des placements, réduisant l’impact des fluctuations à court terme.
Au-delà de l’optimisation du moment d’achat, les versements réguliers instaurent une discipline d’épargne. C’est souvent cette discipline d’épargne, plus que le montant ponctuel, qui fait la différence sur plusieurs années.
En fin de compte, la meilleure stratégie dépend de votre situation, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. L’important est de choisir une approche qui vous convient et de vous y tenir.
Parlez-en à votre conseiller pour trouver la stratégie la mieux adaptée à vos objectifs.
Plafonds de cotisation
| Plafond REER |
2025 : 32 490 $
2026 : 33 810 $
Date limite REER 2025 : 2 mars 2026
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| Plafond CELI |
2026 : 7 000 $
Droits cumulatifs depuis 2009 : 109 000 $
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| Plafond CELIAPP |
| 2026 : 8 000 $
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Audréanne Leblanc, LL.M., Fisc., Pl. Fin.
Planificatrice financière et fiscaliste
Après plusieurs années de performances solides sur les marchés, il est tentant de croire que la tendance ne peut que continuer. Les indices atteignent des sommets, les titres technologiques brillent, et l’optimisme semble contagieux. Mais derrière cette euphorie se cache un biais bien connu en finance : l’excès de confiance. Et ce biais cognitif peut coûter cher.
Qu’est-ce que l’excès de confiance ?
L’excès de confiance se traduit par la tendance à surestimer ses compétences, ses connaissances et même ses chances. Après une série de bons choix ou dans un contexte de marché haussier, l’investisseur se sent invincible. Il croit « savoir » où le marché s’en va, prend des positions plus audacieuses et néglige les signaux d’alerte.
Ce biais est amplifié par d’autres mécanismes psychologiques :
- L’illusion de contrôle : croire qu’on maîtrise des variables imprévisibles ;
- Le biais de confirmation : chercher des informations qui confortent nos convictions.
Pourquoi ce biais s’intensifie-t-il après des hausses de marchés ?
Les récentes hausses boursières ont créé un climat d’euphorie. Quand les indices battent des records, il est facile de penser que « cette fois, c’est différent ». Pourtant, l’histoire nous enseigne que les périodes de forte confiance précèdent souvent des corrections brutales.
L’excès de confiance amène à concentrer ses investissements sur quelques titres « gagnants », à prendre plus de risques et parfois à s’endetter pour amplifier ses gains. Ces comportements augmentent la volatilité et fragilisent les portefeuilles.
Les impacts concrets
Pour l’investisseur, le danger est présent sous plusieurs formes :
- Une sous-estimation des risques qui consiste à ignorer les scénarios défavorables et à croire que la tendance haussière va se poursuivre indéfiniment. Dans ce scénario certains objectifs financiers pourraient ne pas être réussis.
- Une performance sous-optimale où des décisions impulsives ou trop confiantes mènent à une mauvaise allocation d’actifs.
- Une surestimation des prévisions et une concentration involontaire des actifs : l’excès de confiance peut alimenter des bulles spéculatives. On pense ici à l’essor des FNB indiciels, qui donnent une impression de diversification. En réalité, certains indices sont dominés par quelques titres, créant une surexposition qui amplifie les mouvements de marché, à la hausse comme à la baisse.
Comment éviter ce piège ?
La première étape consiste à reconnaître le biais d’excès de confiance. Ensuite, il s’agit d’appliquer certaines recommandations, telles que :
- Diversifier, c’est-à-dire éviter la concentration, par la répartition de ses investissements et la préférence pour des solutions offrant une diversification accrue ;
- Fixer des règles claires comme les seuils de risque et les objectifs à long terme ;
- S’appuyer sur des données objectives plutôt que sur des intuitions.
Mais surtout, être bien accompagné. Un professionnel de la finance apporte une vision neutre et méthodique. Il aide à tempérer les émotions, à respecter les objectifs et à éviter les décisions impulsives.
Conclusion
La confiance est essentielle pour investir. Mais quand elle devient excessive, elle se transforme en risque. Après des années de performance exceptionnelle, il est plus que jamais temps de rester vigilant. S’entourer de professionnels, c’est se donner les moyens de prendre des décisions éclairées et de traverser les cycles de marché avec sérénité.
Anick Dubois
Vice-présidente adjointe Solutions cliniques
Le milieu médical traverse actuellement une période particulièrement exigeante au Québec. Les impacts de la Loi 2 pourraient notamment entraîner une réorganisation des modèles d’affaires des cliniques. Alors que plusieurs questions demeurent en suspens, les cliniques médicales québécoises ont plus que jamais besoin d’accompagnement. Dans ce contexte, l’équipe Solutions cliniques Fonds FMOQ a choisi d’adapter sa philosophie d’intervention afin de répondre encore plus étroitement aux réalités du terrain, souligne Anick Dubois, vice-présidente adjointe. Enrichie de nouveaux talents aux expertises complémentaires et accordant une plus grande place aux technologies, l’équipe offre aux médecins un soutien concret, pertinent et aligné sur les enjeux actuels.
Des interventions concrètes et au bon moment
Les médecins propriétaires de cliniques expriment aujourd’hui des préoccupations très précises : comment se réorganiser alors que le cadre législatif reste encore instable ? Lorsque l’incertitude se fait sentir, les cliniques ont besoin d’outils pour se situer et se projeter vers l’avenir.
Pour répondre aux besoins ponctuels, les experts de l’équipe Solutions cliniques disposent de la flexibilité nécessaire pour intervenir au moment opportun, avec la bonne intensité, autour de l’enjeu précis nommé par les médecins. « La portée de l’accompagnement varie selon plusieurs facteurs. Notre équipe s’adapte en fonction de la capacité et de la réalité de chaque milieu. Nous pouvons soutenir les gestionnaires de la clinique pendant deux mois, par exemple, le temps que les choses se placent », précise Anick Dubois. À titre d’exemple, la portée de l’accompagnement tient compte de facteurs, tels que l’expérience de l’équipe de gestion, la disponibilité du médecin responsable, l’organisation du travail, l’utilisation de la technologie, ainsi que la stabilité et la maturité des équipes.
Dans un contexte de transformation législative, l’équipe organise des ateliers pour aider les médecins à redéfinir ensemble la vision de leur clinique et à établir leurs priorités. Ces rencontres encouragent une participation active et créent une orientation commune, essentielle pour mobiliser tout le personnel dans ce nouveau cadre. « Concrètement, ces ateliers permettent de clarifier la vision partagée, de mettre en avant des valeurs et de renforcer la cohésion entre les membres. Par des activités collectives et individuelles, chacun est invité à s’engager dans la réflexion et à contribuer à une transition harmonieuse et durable de la clinique », explique Anick Dubois.
Pour déterminer comment amener la clinique vers son objectif, il est essentiel de bien comprendre son point de départ. « Notre équipe peut vous aider à faire un état de la situation actuelle », précise-t-elle. L’analyse porte sur les processus internes, les points de friction et leurs impacts. « Ce portrait détaillé permet ensuite de définir un parcours clair depuis la situation actuelle jusqu’à la situation souhaitée, tout en tenant compte des ressources disponibles et des enjeux identifiés. »
Le pouvoir des données comme levier de changement
Actuellement, de nombreux médecins propriétaires s’interrogent sur leur charge administrative et l’organisation du personnel travaillant dans leur clinique. Comment améliorer le fonctionnement interne alors que la charge administrative ne cesse d’augmenter ? Comment optimiser le rôle des professionnels, qu’ils soient issus du CIUSSS ou embauchés directement par la clinique ?
« Afin de permettre aux médecins de prendre des décisions plus éclairées, ayant un impact financier positif, nous pouvons les aider à développer une gestion basée sur les données », explique Anick. L’équipe s’appuie ainsi sur des indicateurs, tels que :
- les ratios de rentabilité et d’efficacité opérationnelle;
- la volumétrie des appels et/ou courriels téléphoniques;
- le nombre et les modalités de prise de rendez-vous;
- le taux de rendez-vous manqués (no-shows);
- le nombre de consultations par les professionnels.
L’analyse de ces données permet de visualiser les tendances, d’identifier les pistes d’amélioration et de mettre en place des solutions ciblées.
La puissance des outils technologiques pour optimiser le fonctionnement d’une clinique
L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) constitue aujourd’hui l’un des leviers les plus transformateurs en matière d’accompagnement clinique. De nombreuses tâches administratives, qui requéraient auparavant plusieurs heures, peuvent désormais être réalisées en une fraction de temps grâce à l’IA. « Les cliniques ont des procédures, des ordres du jour, des comptes-rendus de réunions, des descriptions de poste et une foule d’autres documents à rédiger. Ainsi, une tâche qui prend habituellement deux heures est ramenée à 30 minutes avec l’IA », explique Anick.
Ce gain de temps est précieux. L’IA, combinée à d’autres outils technologiques, permet de réduire la charge administrative et d’optimiser les processus internes. Anick Dubois cite notamment comme exemples des outils de Microsoft pour la gestion, qui permettent de « passer du fonctionnement traditionnel à un environnement sans papier, facilitant ainsi les communications et le fonctionnement interne de la clinique ».
Solutions cliniques : un collaborateur de gestion de choix
Forte de sa vaste expérience du terrain et de ses connaissances en gestion de projet, l’équipe Solutions cliniques est prête à répondre aux besoins d’accompagnement des médecins et de leurs cliniques. Ses membres demeurent vos collaborateurs de confiance, apportant un regard externe, structurant et immédiatement applicable. Grâce à une équipe renouvelée, à des expertises diversifiées et à des outils technologiques puissants, Solutions cliniques agit comme partenaire stratégique pour transformer vos défis en opportunités.
Contactez-nous pour planifier une rencontre exploratoire, offerte sans frais ni engagement, afin de discuter des besoins de votre clinique et d’identifier des solutions adaptées à votre réalité.