Chers clients,
Au cours des dernières semaines, nos équipes ont été présentes à plusieurs événements clés de la communauté médicale : du Congrès des membres de la FMOQ au Colloque national de la FMEQ (une première !), en passant par le Colloque des médecins résident-e-s en médecine familiale et le tournoi du Programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ).
Nous avons par ailleurs constaté un vif intérêt pour notre nouvelle offre en immobilier médical. Afin d’accompagner les médecins qui souhaitent mieux comprendre ce type de placement, nous avons tenu plusieurs séances d’information au cours des derniers mois. Si vous n’avez pas eu l’occasion d’y assister, notre équipe se fera un plaisir d’échanger avec vous.
Au-delà de ces événements, nous poursuivons notre travail sur le terrain auprès des médecins, notamment pour relever les défis de gestion, clarifier la vision des cliniques et déployer l’accès adapté.
Ces échanges nous permettent de rester à l’écoute des réalités du milieu médical et d’adapter concrètement notre accompagnement à vos besoins, dans une approche toujours fondée sur l’objectivité et votre meilleur intérêt.
Nous poursuivrons cette présence au cours des prochains mois, toujours avec le même objectif : être là où votre réalité évolue et vous offrir un accompagnement pertinent et humain.
Merci de votre confiance. Au nom de toute l’équipe, je vous souhaite un excellent été.
Emmanuel Matte,
Président
Un rendez-vous incontournable pour les futurs médecins de famille
Nous avons eu le plaisir de tenir une nouvelle édition du Colloque des médecins résident-e-s en médecine familiale, organisé en collaboration avec la FMRQ. Cette journée, consacrée à l’accompagnement des médecins résidents dans leur début de pratique, a réuni près de 500 participants.
La programmation abordait plusieurs enjeux clés de l’entrée en pratique : gestion du temps, choix d’une clinique, pratique en région, finances, congé parental et les incontournables PTEM. Les commentaires recueillis soulignent la pertinence des conférences et la qualité des échanges, confirmant l’importance de ce rendez-vous annuel pour la relève médicale.
Comme le veut la tradition, nous avons également procédé au tirage de notre grand prix, soit deux billets aller-retour Air Canada partout dans le monde. Félicitations au Dr Hong Tri Bui, heureux gagnant de cette édition !
Nous avons déjà hâte de retrouver les médecins résidents l’an prochain.
C’est avec beaucoup de reconnaissance que nous soulignons le départ de Mme Chantal Bélanger de notre conseil d’admi-nistration, après plus de 12 années de service exceptionnel.
Comptable de formation et gestionnaire chevronnée, Mme Bélanger a mis son expertise, son jugement éclairé et sa vision stratégique au profit de nos sociétés. Au fil des ans, sa rigueur et son professionnalisme ont grandement contribué au succès de notre organisation.
Au nom du conseil d’administration, de la direction et de l’ensemble des employés, nous lui adressons nos plus sincères remerciements pour son apport remarquable.
Merci, Mme Bélanger, pour votre précieuse implication auprès des sociétés Fonds FMOQ. Nous vous souhaitons une retraite heureuse, épanouissante et riche en projets.
Annie Labbé, Pl. Fin., CIMMD
Représentante en épargne collective
Avec l’âge, le besoin de clarifier ses volontés et d’en discuter avec ses proches devient essentiel. Pourtant, ces conversations demeurent délicates. Alors, comment aborder sereinement des sujets comme le mandat de protection, le testament ou les volontés de fin de vie ?
Depuis plusieurs années, Annie Labbé accompagne des familles dans ces réflexions. En tant que planificatrice financière, son rôle dépasse les chiffres : elle cherche à comprendre les besoins, les inquiétudes, les objectifs et la dynamique familiale qui influencent les décisions patrimoniales.
Une approche qui facilite les échanges et favorise le dialogue
« Le thème de l’ouverture à la discussion abordé ici est rarement exploité, explique Annie Labbé. Il est difficilement mesurable, mais essentiel dans la relation avec nos clients. »
Son approche consiste à encourager les personnes à exprimer clairement leurs intentions, tant sur les aspects pratiques d’un mandat de protection que sur leurs préférences personnelles. Cela peut aller d’un souhait simple, comme recevoir un repas chaud chaque jour, jusqu’au type d’hommage désiré après le décès.
Pour que ces échanges soient possibles, une ouverture mutuelle est nécessaire. La personne qui souhaite transmettre ses volontés doit se sentir écoutée, et les proches doivent être prêts à accueillir ces discussions. Ce dialogue facilite grandement l’exécution des dispositions prévues en cas d’inaptitude ou le règlement de la succession.
Pourquoi est-ce si difficile d’en parler ?
Selon Annie Labbé, le décalage générationnel joue un rôle important. Les plus jeunes ne se sentent pas toujours prêts à affronter cette réalité, tandis que les parents hésitent à en parler car cela peut perturber leurs enfants.
« On comprend mieux certaines décisions quand on a soi-même franchi une étape de vie. Nos parents auront toujours un pas d’avance sur nous. » Elle rappelle également que les modes de décision diffèrent avec l’âge. Par exemple, les personnes plus âgées accordent davantage d’importance à la sécurité et s’appuient sur leur vécu et leurs émotions. À l’opposé, les plus jeunes sont souvent davantage tournés vers l’analyse et la nouveauté. Ils gagnent donc à tenir compte de cette perspective lorsqu’ils accompagnent un parent dans la gestion de son patrimoine.
Comment amorcer la discussion ?
Il est préférable d’avoir ces conversations avant qu’une situation d’urgence ne survienne. Annie Labbé propose quelques pistes concrètes :
- Planifier une rencontre réunissant les personnes concernées.
- Annoncer à l’avance l’intention d’aborder des sujets importants.
- Leur laisser un délai raisonnable afin que chacun puisse s’y préparer.
« Il existe différentes façons d’aborder le sujet, mais le véritable défi réside moins dans les mots choisis que dans la capacité d’écouter sans juger et de comprendre réellement l’autre. À vous de reconnaître cette différence », souligne Annie Labbé.
Choisir un moment calme, sans distractions, favorise également des échanges plus sereins.
Pour ceux qui préfèrent une approche plus graduelle, il est possible d’amener le sujet à travers des souvenirs ou des traditions familiales. Parfois, une discussion anodine peut ouvrir la porte à des conversations plus profondes.
Un outil complémentaire
Si le dialogue demeure difficile, il existe des moyens concrets de préparer l’information essentielle. Un registre personnel peut notamment inclure :
- les coordonnées de vos conseillers et professionnels;
- la liste de vos médicaments;
- l’emplacement de vos documents importants;
- vos préférences et besoins particuliers;
- toute information utile au règlement de la succession.
Ces précautions assurent une continuité et simplifient grandement les démarches pour vos proches.
Un accompagnement personnalisé
À Fonds FMOQ, la proximité avec une clientèle composée de médecins et, souvent, de plusieurs générations d’une même famille, permet de mieux comprendre les réalités intergénérationnelles. Cette connaissance favorise des conseils à la fois professionnels et profondément personnalisés.
Annie Labbé illustre cette approche par l’exemple d’un grand-parent souhaitant faire un don. Au-delà des considérations fiscales, la question centrale demeure : ce don est-il compatible avec sa sécurité financière ? Selon l’objectif, par exemple soutenir un régime d’épargne-études, certaines clauses testamentaires peuvent s’avérer nécessaires afin d’assurer le respect des intentions initiales. Dans d’autres cas, financer une activité précise peut mieux répondre aux objectifs tout en renforçant les liens familiaux.
Conseils pour les couples qui avancent en âge
La préparation à l’inaptitude ou au décès ne se limite pas aux discussions sur ses volontés, elle comporte également un important volet pratique. En cas de décès, l’accès aux comptes conjoints est bloqué et ceux-ci seront fermés dans le cadre du règlement de la succession.
Annie Labbé recommande à chaque conjoint de disposer notamment :
- d’un compte personnel pour y faire déposer ses prestations (Régime de rentes du Québec, pension de la Sécurité de la vieillesse, fonds enregistré de revenu de retraite);
- d’une carte de crédit individuelle pour assurer la continuité du paiement de certaines dépenses.
En résumé
Voici les gestes concrets à poser :
- Préparer, ou mettre à jour votre mandat de protection et votre testament.
- Discuter de vos volontés et préférences avec vos proches
- Informer des personnes de confiance de l’emplacement de vos documents.
- Ouvrir des comptes personnels en complément des comptes conjoints.
Aborder l’inaptitude ou le décès peut sembler difficile. Pourtant, ces échanges procurent généralement une tranquillité d’esprit. Ils allègent le fardeau décisionnel des proches dans des moments déjà éprouvants, tout en contribuant au respect de vos volontés.
Votre conseiller Fonds FMOQ peut vous accompagner dans cette démarche, au-delà de la simple gestion financière, afin de vous aider à aborder ces enjeux avec clarté et sérénité.
Contexte économique
Malgré les craintes de nombreux économistes, l’économie mondiale semble s’être adaptée au contexte d’incertitude entourant les règles du commerce international. À cet effet, au cours des premiers mois de 2026, le volume des biens transigés dans le monde a augmenté de plus de 5 % par rapport à 2025. Au second trimestre de 2026, l’économie mondiale a souffert d’une autre source d’incertitude : la guerre entre les États-Unis et l’Iran ainsi que la fermeture du détroit d’Hormuz. La hausse des prix de l’énergie et des engrais a eu un impact sur le taux d’inflation et accentué les défis de nombreux ménages face à la hausse du coût de la vie. De plus en plus d’indicateurs pointent vers une période de stagflation puisque la croissance économique demeure vulnérable alors que les pressions inflationnistes augmentent.
Au deuxième trimestre de 2026, l’économie américaine a continué d’étonner par sa vigueur. Les consommateurs semblent faire fi de leurs craintes face aux répercussions de la guerre contre l’Iran et de la hausse des prix de l’énergie, continuant de consommer comme si de rien n’était. Au moment d’écrire ces lignes, la croissance du PIB du deuxième trimestre s’annonce supérieure à celle du trimestre précédent. Depuis plusieurs mois, les investissements dans le développement et l’implémentation de l’intelligence artificielle contribuent fortement à cette croissance.
Au Canada, l’économie manque nettement de vigueur. Au cours du deuxième trimestre, on a annoncé que l’économie s’était contractée pour un deuxième trimestre consécutif, malgré la bonne croissance des dépenses des consommateurs. On a donc parlé d’une récession technique. Dans les faits, la décroissance a été si faible, qu’il s’agit plutôt d’une stagnation. Depuis quelques mois, les investissements sont affectés par l’incertitude entourant la renégociation de l’accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), impactant la croissance économique. Par ailleurs, la hausse du prix de l’essence a contribué à l’augmentation du taux d’inflation. La croissance annuelle de l’indice des prix à la consommation (IPC) est passée de 2,8 % en avril à 3,2 % en mai.
L’économie de la zone euro a amorcé une période de ralentissement, mais celui-ci est variable d’un pays à l’autre. La faiblesse de l’économie est accompagnée d’un regain de l’inflation. En mai, le taux annuel d’inflation a grimpé à 3,2 %, alors qu’en mars, il était encore sous la barre des 2 %. La Banque centrale européenne (BCE) a donc réagi en annonçant une hausse de son taux directeur.
Après un premier trimestre de bonne croissance pendant lequel le Royaume-Uni s’est classé au premier rang du G7, le PIB de celui-ci a ensuite décru en avril. Certains indicateurs laissent entrevoir une poursuite de ce ralentissement. Par ailleurs, le pays a subi un nouveau changement de premier ministre, ce qui n’aide en rien le contexte économique.
En Chine, les indicateurs reflètent une forte hausse des coûts des intrants. Les entreprises chinoises connaissent la plus importante hausse des coûts des matières premières et de production en quatre ans. En partie attribuables au conflit au Moyen-Orient, ces hausses sont préoccupantes car la demande intérieure est relativement faible, et le contexte commercial avec les États-Unis, fragile.
Au cours du trimestre, le prix du baril de pétrole (WTI) a fortement fluctué au gré des tensions au Moyen-Orient.
En juin, le progrès des négociations, la réouverture partielle du détroit d’Hormuz et la perspective d’un règlement durable du conflit ont réduit les pressions sur le prix du pétrole. En fin de trimestre, le WTI se négociait à 70 $ US.
Politique monétaire et titres à revenu fixe
Le deuxième trimestre a été marqué par l’arrivée d’un nouveau président à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed). Kevin Warsh a présidé sa première réunion en juin. La Fed a misé sur le statu quo, avec cependant une évolution dans les communiqués relatifs à la politique monétaire. Sous l’impulsion de M. Warsh, qui a toujours critiqué la longueur de ces communications, le communiqué publié en juin a donc été plus succint, donnant peu de détails sur les intentions de la Fed.
La Banque du Canada a également opté pour le maintien de son taux directeur. Bien que l’inflation ait été propulsée à la hausse, la Banque a jugé que la fragilité de l’économie canadienne justifiait le maintien du taux directeur. On veut donner toutes les chances à la croissance économique d’autant plus que le prix du carburant pourrait redescendre rapidement.
Après avoir opté pour le maintien des taux en avril, la BCE a décidé de hausser le taux directeur de 0,25 % en juin. En avril, les autorités monétaires européennes avaient prévu une hausse imminente et en juin, les pressions inflationnistes sont apparues trop importantes pour que le statu quo soit maintenu plus longtemps. De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a décidé de maintenir les taux inchangés puisque les pressions inflationnistes montraient des signes d’apaisement.
Pendant le trimestre, les taux obligataires canadiens ont connu une légère hausse en mai pour ensuite diminuer et terminer le trimestre en légère baisse par rapport au niveau du 31 mars. Ainsi, au deuxième trimestre, les taux des obligations du Canada ayant une échéance de 10 ans sont passés de 3,47 % à 3,37 %. Pendant ce temps, ceux des obligations du Canada ayant une échéance de 2 ans sont passés de 2,82 % à 2,73 %.
Durant le deuxième trimestre de 2026, le cours du dollar canadien a été soutenu par la hausse du prix du pétrole, se négociant à plus de 0,74 $ US. En juin, les tensions se sont apaisées au Moyen-Orient et les perspectives de résolution du conflit entre les États-Unis et l’Iran se sont améliorées. Parallèlement, l’économie canadienne a montré des signes d’essoufflement.
Ces facteurs ont contribué au recul de notre dollar canadien qui a terminé le trimestre près de 0,70 $ US.
MARCHÉS BOURSIERS
Au cours du deuxième trimestre, le marché boursier américain a rebondi et l’indice S&P 500 a gagné près de 15 %. Après un premier trimestre difficile, les titres des géants américains de la technologie ont rebondi au deuxième trimestre avec une séquence de hausse presque continue jusqu’en juin. Par contre, les titres liés à la production des puces et à l’intelligence artificielle, ont connu un repli. Ainsi, malgré un léger recul en juin, l’indice NASDAQ affiche une hausse trimestrielle de plus de 21 %.
Pour sa part, l’indice S&P TSX, indice phare du marché canadien, a connu un très bon trimestre malgré le recul des titres des ressources naturelles, dont les pétrolières et les aurifères. Les titres des sociétés de services financiers et de la consommation ont contribué à soutenir sa croissance : le S&P TSX affiche une hausse trimestrielle de plus de 6%.
L’indice des actions canadiennes de petite capitalisation affiche un rendement trimestriel légèrement plus modeste de 5 %. Il a aussi été pénalisé par la forte pondération des sociétés de ressources naturelles au sein de l’indice.
À L’HORIZON
En cette fin de deuxième trimestre de 2026, la guerre entre les États-Unis et l’Iran marque une certaine pause et les négociations se poursuivent pour arriver à une entente qui dépasserait un simple cessez-le-feu. Il est cependant trop tôt pour évaluer les conséquences à moyen et long terme de ce conflit sur l’économie mondiale. Dans quelle mesure les installations pétrolières ont-elles été touchées ? Quel sera l’impact sur les coûts de transports dans la région et autour du globe ?
La hausse du prix de l’essence et des autres produits pétroliers affecte déjà la confiance des consommateurs alors qu’ils souffrent encore des hausses de prix postpandémiques, tant pour la nourriture que pour le logement. La hausse des prix de l’énergie risque de relancer l’inflation et d’affecter davantage les consommateurs.
Parallèlement, le peu de confiance des consommateurs et des entreprises contribuera à freiner le rythme de croissance de l’économie mondiale. D’une part, les ménages réduiront leurs dépenses en raison de l’éventualité de hausses de prix et des inquiétudes concernant leur situation financière. D’autre part, les entreprises feront face à des perspectives nébuleuses, ce qui les incitera à réduire leurs investissements et le rythme des embauches. Bien que le contexte économique mondial soit incertain, nous écartons le scénario de récession économique. Nous croyons plutôt que nous traverserons une période de stagflation, c’est-à-dire de stagnation de l’économie accompagnée d’inflation supérieure aux cibles des banques centrales.
Les taux d’inflation au Canada et aux États-Unis devraient demeurer à leurs niveaux actuels. Cela incitera les banques centrales à maintenir leurs taux inchangés pour une période prolongée. Pour compenser le niveau élevé de l’inflation, les taux obligataires de plus long terme devraient connaître une augmentation.
Le ralentissement de la croissance économique continuera de limiter les investissements des entreprises, dont les bénéfices pourraient accuser de légers reculs au cours des 12 à 18 prochains mois.
Dans ce contexte, nous maintenons, dans les portefeuilles équilibrés qui le permettent, une exposition réduite aux obligations canadiennes et aux actions américaines et internationales. En contrepartie, nous conservons une portion importante du portefeuille en liquidités. De plus, notre exposition aux actions canadiennes est légèrement supérieure à la cible. Les actions canadiennes offrent généralement un potentiel de rendement intéressant lors des périodes d’inflation.
Au cours du dernier trimestre, les marchés financiers ont connu une forte volatilité, dans un contexte géopolitique et économique incertain. Ces fluctuations nous rappellent une réalité fondamentale : les marchés échappent à notre contrôle.
Ce que nous pouvons toutefois maîtriser, c’est notre approche. Une stratégie d’investissement solide repose sur une vision à long terme, une diversification réfléchie et la capacité de garder le cap malgré les périodes d’instabilité.
Chez Fonds FMOQ, nous croyons en l’importance d’un accompagnement rigoureux et multidisciplinaire pour soutenir les médecins dans leurs décisions financières. Dans ce contexte de volatilité, certaines solutions en placements alternatifs, comme notre solution exclusive en immobilier médical, permettent de renforcer la résilience d’un portefeuille tout en offrant des opportunités distinctives.
Plus que jamais, notre équipe demeure à vos côtés pour vous accompagner avec rigueur, prudence et engagement.
Emmanuel Matte,
Président
Chantale Marquis, Pl. Fin.
Représentante en épargne collective
Le régime enregistré d’épargne-études (REEE) constitue un outil d’épargne particulièrement avantageux pour les médecins. L’épargne destinée aux études postsecondaires de leurs enfants peut y croître à l’abri de l’impôt, et il donne aussi accès à des subventions gouvernementales.
Selon le profil d’investisseur des parents, et leur niveau de risque, un REEE maximisé peut générer un rendement important et mener à l’accumulation de sommes qui s’avèreront supérieures aux besoins réels de leur(s) enfant(s). Chantale Marquis explique comment ces surplus peuvent être mis à profit pour soutenir l’autonomie financière de son enfant.
Pourquoi des surplus dans un REEE ?
Dès la naissance d’un enfant, les parents peuvent cotiser à un REEE à son nom. Bien souvent, les médecins versent des cotisations de 2 500 $ par année dès la naissance. Ainsi, lorsque l’enfant atteindra 14 ans, les parents auront déjà cotisé 36 000 $. À ce moment, les subventions auront atteint leur maximum : 7 200 $ du gouvernement fédéral et 3 600 $ du gouvernement du Québec. Par la suite, plusieurs parents choisissent de poursuivre les cotisations, toujours à l’abri de l’impôt, jusqu’au plafond à vie de 50 000 $, mais sans subventions supplémentaires.
À la fin des études, il peut rester un surplus dans un REEE. Un cas type : les parents de Noah* ont accumulé 110 000 $ dans le REEE de leur fils. Celui-ci entame ses études postsecondaires et des retraits sont prévus pour couvrir ses besoins : 10 000 $ par an au cégep, puis 20 000 $ par an à l’université. Après trois années de baccalauréat, ce plan laisserait à Noah un surplus d’environ 30 000 $, voire davantage si les rendements continuent de s’accumuler.
« Il n’est pas rare de voir des REEE dépasser 100 000 $ grâce à la croissance », explique Chantale Marquis. « À la fin des études de l’enfant, même après cinq ou six années sur les bancs d’école, il peut rester un solde. »
La situation est particulièrement fréquente lorsque l’enfant étudie près de chez lui. En continuant de vivre chez ses parents, ses besoins financiers sont réduits, ce qui peut laisser un excédent important dans le régime.
Dans ces situations, les médecins se tournent souvent vers leur conseiller pour aider leur enfant à acquérir les bases de l’épargne et de l’investissement. Certaines familles hésitent à retirer des fonds dès le cégep, mais Chantale Marquis les y encourage.
« Stratégiquement, comme l’enfant a peu de revenus de travail, c’est le meilleur moment pour commencer à retirer afin d’être moins imposé ». Elle suggère ensuite d’ouvrir un CELI au nom de l’enfant pour y déposer les sommes retirées dont il n’a pas besoin immédiatement.
Initiation à l’épargne
Pour Chantale Marquis, développer l’autonomie financière des jeunes passe par l’ouverture de régimes enregistrés, la planification des projets qui leur tiennent à cœur et la prise de conscience des impacts de leurs habitudes sur leur situation financière.
Anatomie d’une première rencontre :
- Appel vidéo adapté au niveau de connaissance du jeune adulte.
- Explication des différents placements (fonds commun, obligation, action, répartition d’actif, frais de gestion, etc.).
- Explication des divers régimes et comptes d’épargne : compte d’épargne libre d’impôt (CELI), régime enregistré d’épargne-retraite (REER et RAP), compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), etc.
- Simulations et scénarios pour illustrer le rendement des placements.
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Comment aider Noah à gérer cet argent ? Chantale Marquis commencerait par le rencontrer dès ses 18 ans. Les sommes retirées du REEE dont il n’a pas besoin pendant ses premières années d’études pourraient être placées dans un CELI.
Si un jeune adulte comme Noah se montre ouvert à aller plus loin et qu’il n’a pas besoin d’une partie des fonds avant quelques années, une portion du capital peut aussi être investie sur les marchés boursiers. Il peut ainsi suivre lui-même l’évolution de son portefeuille et apprendre à mieux se connaître comme investisseur.
« À cet âge, plusieurs jeunes n’ont encore aucune notion en matière de placement. Je les initie aux avantages de l’épargne, tout en les sensibilisant à la réalité et à la volatilité des marchés », précise-t-elle.
Une fois le CELI maximisé, l’option de cotiser à un REER peut être envisagée s’il a accumulé des droits. Le CELIAPP devient également intéressant pour commencer à accumuler des droits de cotisation de 8 000 $ par année.
L’objectif est d’amener les jeunes à suivre l’évolution de leurs placements et de leurs finances. Lorsqu’ils seront sur le marché du travail, ils pourront ensuite mettre en place une épargne systématique pour réaliser leurs projets.
Développer de bonnes habitudes
Chantale Marquis accompagne souvent les jeunes adultes dans la gestion de leurs finances. Chaque situation est unique, mais certains principes de base demeurent intemporels :
- Pendant les études, il est préférable de limiter les risques, car les fonds peuvent être nécessaires à court terme, par exemple pour voyager.
- L’épargne devrait être répartie selon divers horizons, notamment une portion à court terme et une autre à long terme, avec des stratégies d’investissement adaptées.
- L’épargne automatique, par versements réguliers, reste l’une des méthodes les plus efficaces pour se constituer un patrimoine.
- Dès qu’un jeune obtient un emploi (ou en change) il devrait revoir son plan financier.
Les surplus d’un REEE représentent une occasion idéale pour initier les jeunes à la gestion de leurs finances. Avec un accompagnement adapté, ils peuvent apprendre à diversifier leurs placements, profiter des avantages fiscaux et développer des habitudes d’épargne durables.
*Prénom fictif
Audréanne Leblanc, LL.M., Fisc., Pl. Fin.
Cheffe de pratique en planification financière et fiscale
« Dois-je demander ma rente du Régime de rentes du Québec (RRQ) à 60 ans, 65 ans ou attendre pour la bonifier à 72 ans ? » Cette question est au cœur des préoccupations de nombreux retraités. Sur papier, la réponse semble simple : plus vous attendez, plus votre rente augmente. Pourtant, la majorité des gens choisit tout de même de demander la rente à 65 ans ou même avant. Pourquoi ? Parce que nos décisions financières ne sont pas seulement rationnelles : elles sont aussi profondément psychologiques.
Dans leur cahier de recherche Le choix du RRQ : Le pari du perdant ravi1, trois auteurs de l’UQTR proposent une lecture nouvelle : et si réclamer trop tôt revenait, en pratique, à faire un pari statistiquement défavorable ?
Rappelons que le RRQ est conçu pour offrir de la flexibilité : vous pouvez demander la rente entre 60 et 72 ans. À 65 ans, vous recevez 100 % du montant de référence. Chaque mois de report après 65 ans augmente votre rente de 0,7 %, jusqu’à une bonification de 58,8 % à 72 ans ; à l’inverse, la demander à 60 ans en réduit le montant. Bref, attendre peut valoir très cher si vous vivez longtemps.
Ce que disent les chiffres
| Âge de début |
Réduction/bonification |
Rente maximale par mois 2 |
| 60 ans |
-36 % |
965 $ |
| 65 ans |
0 % |
1 508 $ |
| 70 ans |
+42 % |
2 141 $ |
| 72 ans |
+58,8 % |
2 394 $ |
Le rapport illustre la décision liée à la rente du RRQ de façon particulièrement éloquente en la présentant comme un véritable pari. Les auteurs montrent, à l’aide d’exemples, que les Québécois prennent effectivement un pari lorsqu’ils choisissent l’âge auquel ils demandent leur rente. Ils soulignent que, dans un contexte différent, comme celui d’un casino, personne n’accepterait un pari semblable. Pourtant, ce choix repose essentiellement sur une mise implicite : celle de leur propre espérance de vie.
Par exemple, le rapport de recherche nous démontre que demander la rente du RRQ à 60 ans est un pari largement perdant : la probabilité de perte atteint 91 % pour les hommes et 93 % pour les femmes, avec une perte potentielle allant jusqu’à 438 000 $ contre un gain maximal de 52 000 $.
Mais alors pourquoi, en moyenne, les Québécois demandent-ils leur rente à 62,2 ans ?
Les auteurs nous rappellent que cette décision est liée à certains biais psychologiques, et que les identifier permettrait de prendre une décision plus éclairée. Voici quelques-uns de ces biais abordés dans leur analyse :
1. L’aversion à la perte : la peur de « perdre » avant de gagner
La théorie des perspectives (Kahneman & Tversky) démontre que nous ressentons deux fois plus la douleur d’une perte que le plaisir d’un gain équivalent. Attendre pour « gagner plus tard » nous semble risqué : et si la vie nous jouait un tour ? Ce raisonnement émotionnel nous pousse à prendre tout de suite la rente du RRQ, même si cela nous coûte cher sur la durée.
2. Le point de référence des 65 ans : la norme sociale qui nous piège
Puisque la rente normale est à 65 ans, cet âge est devenu l’âge normal de la demande de la rente du RRQ. Ce repère simplifie nos calculs, mais il nous empêche de voir que reporter à 70 ou 72 ans peut être extrêmement avantageux. Ainsi, beaucoup de gens ne considèrent même pas l’option d’une demande à 72 ans, car elle semble « hors norme ». Tout en conservant les mêmes valeurs de rente RRQ, les auteurs vont même jusqu’à proposer de repousser l’âge du droit à la rente pleine (100 %) à 72 ans, tout en présentant la rente à 65 ans comme une option réduite : cela afin de diminuer les impacts psychologiques.
3. La sous-estimation de la longévité
Nous accordons plus d’importance aux risques négatifs immédiats (maladie, mortalité, imprévus) qu’aux bénéfices futurs. Cela amène les retraités à survaloriser les menaces à court terme et à sous-estimer leur espérance de vie.
Voici 5 questions à se poser avant de décider :
- Quelle est ma santé actuelle ?
- Ai-je des besoins immédiats d’argent ?
- Mes autres revenus couvrent-ils mes besoins jusqu’à 72 ans ?
- Comment le tout s’intègre-t-il à ma fiscalité ?
- Y a-t-il une longévité particulière ou une espérance de vie écourtée dans ma famille ?
À retenir
Le RRQ est solide et flexible. Reporter après 65 ans peut augmenter votre rente de 58,8 %. Nos biais peuvent nous pousser à encaisser trop tôt. Penser en scénarios et se donner des repères précis aident à faire un choix éclairé. N’hésitez pas à nous consulter afin d’effectuer un choix judicieux.
1 Marc Bachand, Nicolas Lemelin et Nicolas Monette, Le choix du RRQ : Le pari du perdant ravi, Université du Québec à Trois-Rivières, novembre 2024, Disponible en ligne : https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/portail/docs/GSC1730/O0006253964_Version_Officielle___RRQ___Novembre_2024.pdf
2 La rente dépend des cotisations versées au RRQ. Le montant présenté correspond à la rente maximale possible et peut être inférieur selon l’historique de cotisation et l’âge de la retraite.
Roxanne Trahan, B.Sc.
Directrice-conseil Solutions cliniques
Avec la collaboration de :
Evelyne Cortés, Conseillère principale Solutions cliniques
Anick Dubois, B.Sc.Inf., M.A.P., Vice-présidente adjointe Solutions cliniques
Dans un contexte de transformation continue, les cliniques médicales doivent composer avec des réalités complexes qui exigent un repositionnement collectif et une réflexion concertée sur l’organisation des soins.
S’arrêter un moment pour réfléchir, prendre du recul et échanger ensemble devient alors un véritable levier stratégique. L’équipe Solutions cliniques Fonds FMOQ accompagne les cliniques dans cet exercice avec l’Atelier Vision, une démarche réflexive structurée visant à faire émerger les valeurs partagées de l’équipe et la vision commune qui donnera du sens à leur actions.
Pourquoi se doter d’une vision partagée ?
D’une durée de deux à trois heures, l’atelier permet de mobiliser l’équipe autour d’objectifs communs, d’aborder les enjeux à venir de façon structurée et de traduire une vision partagée en leviers d’action concrets. La pérennité et la performance de la clinique reposent ainsi sur un engagement collectif aligné sur des valeurs communes.
« L’Atelier Vision se révèle particulièrement pertinent pour les cliniques en période de transition ou souhaitant amorcer des changements », souligne Roxanne Trahan, directrice‑conseil. « Les équipes ont besoin de partager leurs ressentis et leurs idées, de distinguer ce qui est essentiel de ce qui l’est moins, et d’identifier ce qui est non négociable pour elles afin de continuer d’avancer. »
Et si le moment était venu de se rassembler ?
À certaines périodes de leur évolution, les cliniques ressentent le besoin de clarifier leurs priorités, de se recentrer sur ce qui compte vraiment et de redonner un élan collectif à l’équipe. Ces moments clés peuvent être déclenchés par la mise en œuvre de projets structurants, comme l’évolution des besoins d’espace ou de la collaboration interprofessionnelle, ou encore par une volonté plus simple : celle de raviver l’enthousiasme, ajuster les façons de faire ou donner un nouveau souffle à l’équipe.
L’Atelier Vision permet alors de se projeter dans l’avenir avec un horizon clair, ce qui constitue une source importante de mobilisation. « Notre rôle n’est pas de proposer des solutions toutes faites, mais de créer un espace où les idées émergent et s’alignent naturellement au sein de l’équipe », précise Roxanne Trahan.
Une approche structurée et humaine
L’atelier est guidé par des directrices‑conseils formées en animation de groupe. Elles adoptent une posture d’écoute active et de souplesse. Leur rôle est de faciliter les échanges et de soutenir l’émergence d’une vision partagée, propre à chaque équipe.
« Ce sont deux heures bien investies, qui passent très vite », souligne Roxanne Trahan. « Nous nous adaptons à chaque groupe et prenons le temps de comprendre la réalité propre à la clinique, afin d’assurer une démarche fluide et pleinement pertinente. »
Les participants sont d’abord invités à une réflexion individuelle afin d’identifier les valeurs qui les définissent, avant de se regrouper pour faire émerger un consensus collectif.
Respect, solidarité, implication, intégrité, bienveillance : derrière ces mots se trouvent des repères essentiels pour le quotidien de la clinique. En les mettant en commun, l’équipe renforce sa cohésion et se dote d’une vision partagée qui oriente concrètement la manière de travailler ensemble.
Un impact tangible, porteur de sens
Les effets de la démarche se font sentir rapidement. Au fil des échanges, les participants prennent de la hauteur sur leur réalité collective : le climat évolue, la posture change, les perceptions s’ajustent et une compréhension commune émerge. Cette évolution rapide du ressenti témoigne de la puissance de l’exercice et de sa capacité à créer du sens pour l’équipe.
La vision qui se dessine devient alors un repère partagé, favorisant une collaboration plus cohérente au quotidien. Comme le souligne Roxanne Trahan : « Avoir une vision claire, pour une clinique, permet de renforcer le sentiment d’appartenance. »
Donner vie à la vision
Donner vie à une vision, c’est aussi lui permettre de s’inscrire concrètement dans le quotidien de la clinique. À l’issue de l’Atelier Vision, les équipes repartent avec des éléments concrets, clairs et partagés, qui peuvent servir de repères durables pour orienter les décisions, les pratiques et les façons de travailler ensemble.
Cette vision, mise en valeur dans les espaces communs, intégrée aux communications internes ou encore présentée sur le site web de la clinique, devient un point d’ancrage visible, tant pour l’équipe que pour les patients.
« Les gens adhèrent davantage aux décisions lorsqu’ils comprennent vers où ils veulent aller », souligne Roxanne Trahan.
En ce sens, l’Atelier Vision ne se limite pas à un moment de réflexion : il permet ensuite aux équipes de faire rayonner leur identité, de la partager et de la faire évoluer dans le temps, au service de l’avenir de leur clinique.
Faites‑vous le cadeau d’une vision rassembleuse et motivante, conçue pour aider votre équipe clinique à naviguer le changement et à avancer avec cohérence vers l’avenir. Pour en savoir plus sur l’Atelier Vision.
Contexte économique
Le contexte géopolitique mondial a été bouleversé durant le premier trimestre de 2026. Le 3 janvier, le président Trump a ordonné une opération militaire visant à enlever le président du Venezuela, Nicolas Maduro, afin qu’il soit jugé aux États-Unis pour narcoterrorisme. À la fin de février, alors que des négociations étaient encore en cours, les États-Unis se sont joints à Israël pour attaquer l’Iran dans le but de faire tomber le régime en place. Ces événements ont contribué à augmenter la volatilité des marchés. Au début du trimestre, les données économiques ont démontré la force de l’économie et sa résistance aux turbulences. En mars, la guerre au Moyen-Orient a provoqué une flambée du prix du pétrole et du gaz naturel sur l’ensemble du globe. Les effets probables sur l’inflation ont alors fortement affecté les marchés financiers.
Au premier trimestre de 2026, l’économie américaine a affiché de bons résultats. La demande intérieure demeure forte et la création d’emplois s’est accélérée. Le marché de l’emploi semble donc se stabiliser. Le principal frein à la croissance du PIB provient des dépenses gouvernementales qui ont chuté à la suite des impasses budgétaires. Par ailleurs, les prix des dépenses de consommation personnelle de base, indice d’inflation prisé par la Réserve fédérale (Fed) a grimpé à 3,0 %. La hausse récente du prix du pétrole devrait pousser l’inflation à la hausse. Bien que les États-Unis soient autosuffisants en produits pétroliers, les consommateurs subiront la hausse des prix à la pompe et ses répercussions sur tous les biens de consommation. En conséquence, les économistes ont généralement revu à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie américaine pour l’année en cours.
Au Canada, les indicateurs ont commencé l’année sur une base solide. La demande intérieure progresse à un rythme annuel de plus de 2 %, portée à la fois par les dépenses des consommateurs et des gouvernements. Même les investissements des entreprises affichent une hausse après une période de léthargie en 2025. Le taux d’inflation est descendu à 1,8 % en février, ce qui est inférieur à la cible de la Banque du Canada. Cette dernière a tout de même décidé, par prudence, de maintenir le taux directeur inchangé. À la fin de 2025, les investisseurs canadiens ont bénéficié de la plus forte croissance de leurs actifs financiers en 15 ans. Le recul des marchés qui s’est amorcé en mars pèsera sur la valeur des portefeuilles et pourrait affecter la confiance des investisseurs. Notons enfin que la renégociation de l’ACEUM, prévue au cours de l’été 2026, augmente aussi le niveau d’incertitude relativement aux perspectives de l’économie canadienne.
En ce début de 2026, l’économie chinoise demeure confrontée à d’importantes difficultés. Les indices PMI affichent une contraction accentuée de l’activité industrielle. Les indices non industriels affichent une légère amélioration, mais ils pointent toujours vers une contraction de l’activité économique. Les perspectives demeurent moroses considérant la demande intérieure faible, l’incertitude entourant les tarifs douaniers américains et les hausses de coûts que pourrait provoquer la guerre en Iran. En outre, la difficulté de transiter par le détroit d’Ormuz affecte particulièrement les pays asiatiques. Plus de 40 % des importations de pétrole brut indien passent par le détroit d’Ormuz. Pour la Chine ce pourcentage atteint près de 50 %. On a donc constaté un ralentissement de la production dans plusieurs pays d’Asie.
La guerre entre les États-Unis et l’Iran a provoqué la destruction de nombreuses installations liées à la production et au transport de pétrole et gaz naturel dans plusieurs pays du golfe persique. Elle a également provoqué un blocage presque total du détroit d’Ormuz. C’est pourquoi, le prix du baril de pétrole (WTI) est passé de 57 $ US le 31 décembre dernier à plus de 104 $ US en date du 31 mars.
Politique monétaire et titres à revenu fixe
La Banque du Canada et la Réserve fédérale se sont réunies à deux reprises au premier trimestre de 2026. Au début de mars, la guerre contre l’Iran et les conséquences sur le prix de l’énergie ont suscité des craintes importantes sur l’évolution de l’inflation à travers le monde. Ainsi, les banques centrales nord-américaines ont misé sur la prudence et ont choisi le statu quo.
Lors de leur rencontre de mars, la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne ont ajusté leur message. Des deux côtés de la Manche, les autorités monétaires ne parlent plus de baisse possible du taux directeur. Elles lancent plutôt le message que la situation géopolitique mondiale demandera de l’agilité et que les pressions inflationnistes pourraient les obliger à hausser les taux directeurs. C’est un changement de ton important qui a causé un recul des marchés obligataires.
Durant le premier trimestre, les taux obligataires canadiens ont affiché une légère baisse jusqu’au début de mars. Ensuite, les craintes de recrudescence de l’inflation causées par la guerre en Iran ont poussé les taux obligataires à la hausse. Les taux des obligations de plus courtes échéances ont grimpé davantage, de sorte que la courbe de taux s’est légèrement aplanie. Ainsi, au premier trimestre, les taux des obligations du Canada ayant une échéance de 10 ans sont passés de 3,43 % à 3,51 %. Pendant ce temps, ceux des obligations du Canada ayant une échéance de 2 ans sont passés de 2,59 % à 2,88 %.
Durant le premier trimestre de 2026, le dollar canadien s’est négocié autour de 0,73 $ US jusqu’au début de mars. Puis, il a grimpé brièvement autour de 0,74 $ US. À partir de la mi-mars, il a faibli progressivement pour terminer le trimestre légèrement sous la barre des 0,72 $ US.
Marchés boursiers
Le marché boursier américain a évolué à l’intérieur d’une fourchette relativement étroite jusqu’à la fin de février. Dès lors, à la suite de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, la volatilité du marché a bondi. Au premier trimestre, l’indice S&P 500 a perdu plus de 6,0 %.
Durant le premier trimestre, les titres des géants américains de la technologie ont accusé un recul. Dans ce contexte, l’indice NASDAQ affiche un recul trimestriel d’environ 9 %.
Pour sa part l’indice S&P TSX, indice phare du marché canadien, a terminé le trimestre en légère hausse grâce à la montée du prix du pétrole et des ressources naturelles. Les titres des autres secteurs ont généralement affiché des baisses. Notons que l’indice des actions canadiennes de petite capitalisation affiche un rendement de près de 10 %, grâce à la forte pondération des sociétés de ressources naturelles au sein de l’indice.
Pour leur part, les marchés boursiers émergents ont mieux résisté que le marché américain. L’indice MSCI des marchés émergents termine le premier trimestre en territoire positif.
À l’horizon
Une des leçons que les dirigeants américains devraient tirer du premier trimestre de 2026 est que l’Iran, ce n’est pas le Venezuela. Alors que l’opération d’enlèvement du chef d’état sud-américain a duré quelques heures, le conflit en Iran pourrait s’enliser. Qui plus est, il risque de causer des dommages durables sur les infrastructures de production et de transport de pétrole et gaz dans plusieurs pays du Golfe persique.
La hausse du prix de l’essence et des autres produits pétroliers affecte déjà la confiance des consommateurs. Ces derniers peinaient déjà à s’ajuster aux hausses de prix postpandémiques, que ce soit pour la nourriture ou le logement abordable. La hausse des prix de l’énergie risque de relancer l’inflation.
En février, la Cour suprême des États-Unis a jugé illégale l’imposition des tarifs douaniers dits « réciproques » d’avril 2025. De ce fait, l’inflation causée par ces tarifs pourrait être moins importante qu’anticipée.
Parallèlement, la faiblesse de la confiance des consommateurs et des entreprises contribuera à freiner le rythme de croissance de l’économie mondiale. D’une part, les ménages devraient réduire leurs dépenses en raison de la probabilité de hausses de prix et des inquiétudes concernant leur situation financière. D’autre part, les entreprises feront face à des perspectives nébuleuses, ce qui les incitera à réduire leurs investissements et le rythme des embauches. Bien que le contexte économique mondial soit incertain, nous écartons le scénario de récession économique. Nous croyons plutôt que nous traverserons une période de stagflation, c’est-à-dire de stagnation de l’économie accompagnée d’une inflation supérieure aux cibles des banques centrales.
Le taux d’inflation, au Canada comme aux États-Unis, devrait augmenter sensiblement. Cela incitera les banques centrales à maintenir leurs taux inchangés pour une période prolongée. Pour compenser la hausse du taux d’inflation, les taux obliga-taires de plus long terme devraient connaître une augmentation.
Le ralentissement de la croissance économique limitera les investissements des entreprises. Au cours des 12 à 18 prochains mois, leurs bénéfices pourraient accuser de légers reculs.
Dans ce contexte, nous maintenons, dans les portefeuilles équilibrés qui le permettent, une exposition réduite aux obligations canadiennes et aux actions américaines et internationales. En contrepartie, notre exposition aux actions canadiennes est légèrement supérieure à la cible et nous conservons une portion importante du portefeuille en liquidités. Les actions canadiennes offrent généralement un potentiel de rendement intéressant lors des périodes d’inflation.