Comme plusieurs personnes, vous vous êtes sûrement posé, un jour ou l’autre, les questions suivantes :

  • Mon niveau de vie est-il trop élevé pour mes revenus ?
  • Est-ce que je jouirai, un jour, d’une indépendance financière ?
  • Mon niveau d’épargne est-il suffisant pour me permettre de prendre une retraite confortable à l’âge que je veux ?

Nous allons donc tenter, dans les lignes qui suivent, de vous permettre de répondre à ces questions, et ce, de deux façons.

D’abord, à l’aide de données de Statistique Canada, nous allons illustrer ce que font les Canadiens dont le revenu annuel est supérieur à 60 000 $ (la moyenne canadienne de revenu annuel supérieur à 60 000 $ est actuellement de 87 294 $). Puis nous verrons ce que devrait faire le Canadien qui se situe dans cette catégorie.

En comparant votre situation aux statistiques canadiennes sur la répartition des revenus en fonction de trois critères principaux de Statistique Canada, vous pouvez dégager les éléments suivants :

1. Impôts et autres déductions : 36 %

Ces frais inévitables, qui ne sont nullement liés au mode de vie, représentent plus du tiers du revenu familial.

Voici un aperçu du fardeau fiscal d’un contribuable à la suite des derniers budgets, en tenant compte des crédits personnels de base (gouvernements fédéral et provincial), de l’abattement provincial et de la surtaxe fédérale :

Revenu imposable
_______________________Impôts1_______________________
Fédéral
Provincial
Total
30 000 $
3 230 $
4 540 $
7 770 $
52 000 $
7 820 $
9 490 $
17 310 $
75 000 $
13 140 $
15 240 $
28 380 $
100 000 $
19 550 $
21 490 $
41 040 $

1Les chiffres sont arrondis à la dizaine de dollars.

2. Dépenses courantes de consommation : 57 %

Il s’agit de dépenses qu’il est difficile de réduire sans changer son mode de vie. En fait, les besoins qu’elles visent à combler sont les mêmes pour tous, mais ils varient considérablement d’un individu à l’autre selon l’attitude face à la consommation.

L’ensemble des dépenses engagées pour satisfaire ses besoins et maintenir une certaine qualité de vie évolue selon la situation financière de chacun.

Par exemple, en début de carrière, une bonne partie des revenus sert, entre autres, à l’acquisition de biens durables, à payer des frais de garde, à assumer une dette hypothécaire élevée, etc. Par la suite vient la période où les enfants commencent et poursuivent leurs études, d’où la nécessité de consacrer une partie importante du budget à l’éducation. Plus tard, lorsque les enfants quittent la maison familiale, les dépenses diminuent de façon importante. En général, il en va de même des dettes.

Ces dépenses, dont une partie est fixe (assurances, taxes, hypothèque ou loyer, etc.) et l’autre variable (entretien de la maison, transport, loisirs, voyages, etc.), sont tributaires du mode de vie de la famille. Certains, par exemple, consacrent davantage d’argent aux voyages et aux loisirs, alors que d’autres préfèrent privilégier la maison, la voiture, les vêtements, etc.

Le tableau suivant présente la ventilation des dépenses des ménages selon le revenu brut. Un ménage moyen compte 2,52 personnes et a un chef de famille âgé de 46 ans, dont le revenu avant impôt est de l’ordre de 87 294 $.

Dépenses moyennes
Selon le revenu brut
Pondération
Logement
18 %
32 %
Nourriture
13 %
23 %
Habillement
6 %
10 %
Transport
11 %
19 %
Soins de santé
2 %
3 %
Éducation
1 %
2 %
Loisirs, voyages
5 %
9 %
Cadeaux
1 %
2 %
57 %
100 %

Source : Statistique Canada, catalogue no 62-555 1992 (Québec)

Il est à noter que la moyenne des contributions au REER est de 2 061 $. Cette moyenne inclut les personnes bénéficiant d’un régime de pension de leur employeur, ce qui laisse très peu de marge pour les cotisations au REER. Il faut également rappeler qu’une contribution moyenne annuelle de 2 000 $ au REER ne permet pas d’assurer une retraite confortable.

À la retraite, certaines dépenses sont éliminées. Par exemple, les cotisations à l’assurance- emploi, à la Régie des rentes du Québec et au Fonds de service de santé, les cotisations professionnelles, les cotisations au REER et l’épargne en vue de la retraite.

Sachant que les besoins évoluent selon le cycle de vie et connaissant le niveau des dépenses courantes, il est dès lors possible de déterminer :

  • le capital nécessaire à la retraite;
  • le besoin en assurances advenant le décès prématuré ou l’invalidité d’un des conjoints.

3. Épargne (excédent budgétaire) : 7 %

Cet excédent, qui inclut la cotisation au REER, est investi en vue d’augmenter le patrimoine financier et de réaliser des projets financiers personnels, comme constituer un fonds en cas d’imprévus, créer une réserve ou payer des dettes, prendre sa retraite, voyager, acheter un bien durable (chalet), financer les études des enfants ou investir.

Une conclusion s’impose ici : il faut faire des choix qui favorisent la croissance financière, car la surconsommation augmente l’endettement et réduit l’épargne.

Pourquoi un budget ?

Plusieurs raisons militent en faveur d’un budget. En voici quelques-unes :

  • savoir où va son argent;
  • mieux contrôler ses dépenses et mieux utiliser ses revenus;
  • déterminer des possibilités d’économie et dégager des surplus;
  • savoir si l’on vit selon ses moyens.

Bien qu’il soit d’une très grande importance, le budget est un outil peu utilisé et pourtant très utile pour maîtriser le coût de la vie et, conséquemment, favoriser l’épargne. En effet, comme il est généralement plus difficile pour la majorité des gens d’augmenter leurs revenus de façon régulière et constante, il s’avère primordial d’apprendre à contrôler ses dépenses de manière éclairée, avisée et judicieuse.

La planification budgétaire est donc un outil de gestion efficace qui permet, notamment :

  • de préciser l’ensemble des revenus nets (après impôts);
  • de déterminer l’épargne nécessaire à la réalisation de ses objectifs;
  • de préciser tous les coûts pour l’ensemble des dépenses fondamentales; et, le cas échéant,
  • de réduire certaines dépenses selon ses priorités (ce qui exige une bonne discipline).

Une gestion rigoureuse de ses finances peut faire toute la différence entre l’INDÉPENDANCE (revenus = épargne + consommation) ou la DÉPENDANCE (revenus = crédit + consommation).

Pour vous aider à faire une analyse de votre situation personnelle ou familiale, l’équipe de la société Les Fonds d’investissement FMOQ inc. est à votre entière disposition. N’hésitez pas à nous consulter.

Si les gens songeaient quelques instants à toutes les conséquences d’un décès sans testament, il est probable que plus de personnes prendraient le temps d’en faire un avant de mourir.

Pas de testament ? C’est la loi qui décide !

Si une personne décède sans testament, c’est la loi qui détermine à qui doivent aller ses biens (une fois ses dettes payées, bien entendu !).

De fait, les biens sont répartis entre les héritiers légaux, c’est-à-dire le conjoint (la personne avec qui l’on était marié au moment du décès ou dont nous étions séparé sans être divorcé) et les proches parents.

Comment la loi répartit-elle une succession sans testament ?

Le conjoint survivant touche 1) la moitié de la valeur nette du patrimoine familial et 2) ce à quoi son régime matrimonial lui donne droit.

Quant au reste de la succession, il est divisé en parts légales qui sont déterminées selon les situations décrites dans le tableau ci-dessous.

Situation
Parts légales
Le défunt a un conjoint et des enfants
  • 1/3 au conjoint survivant
  • 2/3 aux enfants
Le défunt n’a pas d’enfant mais laisse un conjoint et des ascendants (père ou mère)
  • 2/3 au conjoint survivant
  • 1/3 aux ascendants
    les frères et sœurs n’héritent pas
Le défunt n’a pas d’enfant, ni père ni mère (ils sont décédés), mais il laisse un conjoint et des collatéraux privilégiés (frères et sœurs, ou les enfants de Ces derniers s’ils sont décédés)
  • 2/3 au conjoint survivant
  • 1/3 aux collatéraux privilégiés
Le défunt n’a pas de conjoint
  • la succession revient entièrement aux descendants
Le défunt n’a ni conjoint ni descendant
  • ses biens vont, selon le cas, à ses père et mère, frères et sœurs ; ou
  • à des parents moins proches, ascendants ou collatéraux
  • la loi ne fait pas succéder au-delà du 8e degré de parenté ; en pareil cas, c’est l’État qui recueille la succession de plein droit et c’est le Curateur public qui s’occupe de la liquider.

 

La loi ne reconnaît pas tout le monde comme héritier légal

La loi ne considère pas les conjoints de fait (vivant ensemble mais non mariés) ni les parents par alliance (beau-père, belle-mère, beau-frère, belle-sœur, gendre, bru) comme des héritiers légaux.

En conséquence, ils ne peuvent pas succéder d’un parent qui n’a pas précisé sa volonté à cet effet dans un testament.

Il faut agir en toute connaissance de cause.

Afin de vous assurer que votre succession soit partagée comme vous le souhaitez, et ainsi éviter des difficultés ou des conflits à vos survivants, il est préférable de préciser vos dernières volontés dans un testament et, surtout, de consulter un professionnel pour en connaître toutes les conséquences et bien les planifier.

À cet effet, notre Service de planification financière peut vous être d’une très grande utilité. Appelez-nous !

Deux éléments sont fondamentaux dans la gestion d’un portefeuille, soit la tolérance au risque et l’horizon de placement. Nous traiterons donc ce mois-ci de l’importance de bien définir son horizon de placement et de ne pas se laisser distraire par les fluctuations temporaires de marché.

La définition d’un horizon de placement

L’horizon de placement se définit généralement comme la date à laquelle une partie ou la totalité du portefeuille doit être liquidée pour que l’investisseur s’acquitte des obligations pour lesquelles le placement a été effectué. Le nombre d’années entre l’âge de l’investisseur et la date prévue de sa prise de retraite constituent l’horizon de placement en vue de la retraite. Toutefois, en fonction de l’objectif de placement, l’horizon de placement peut être défini autrement. Ainsi, la date prévue pour l’achat d’une résidence définira l’horizon de placement d’une épargne constituée à cette fin.

L’importance de bien définir son horizon de placement

La répartition des actifs du portefeuille entre les différentes classes d’actifs, et le choix des investissements sont fortement tributaires de l’horizon de placement. De façon générale, les investisseurs ayant un horizon de placement à long terme pourront se permettre d’assumer un niveau de risque plus élevé et se constituer un portefeuille de valeurs en conséquence. Les placements ayant un horizon à moyen terme seront investis avec un risque moyen, tandis que pour les horizons de placement à court terme, la sécurité du capital sera privilégiée au détriment de la croissance.

L’équivalent en termes d’années

De façon générale, on entend par horizon de placement à court terme une période allant de un à trois ans. On définit le moyen terme entre trois et cinq ans, et le long terme à plus de cinq ans. Les horizons de placement de moins d’un an sont effectués dans un but soit spéculatif, soit de transition, ce qui n’est pas, à proprement parler, de l’investissement.

La répartition de portefeuille sous-jacente à chaque horizon

Ainsi, pour un horizon de placement à court terme, étant donné que la sécurité du capital doit primer, le portefeuille sera constitué presque exclusivement de titres à revenus fixes (bons du Trésor, obligations négociables). On cherche à minimiser la probabilité de perdre de l’argent et à maximiser les revenus.

Dans le cadre d’un horizon à moyen terme, un portefeuille plus équilibré, constitué d’une bonne partie de titres de croissance (actions locales et internationales),complété par une portion raisonnable de titres à revenus fixes, est tout à fait approprié. On cherche alors un juste compromis entre la sécurité du capital et la croissance du capital à moyen terme.

Dans une perspective à long terme et à très long terme, un portefeuille composé presque exclusivement de titres de croissance à long terme est requis. Les investissements en actions sur les marchés locaux et internationaux constituent alors la plus grande partie du portefeuille.

Bien définir son horizon de placement

Compte tenu des éléments précités, la définition de l’horizon de placement constitue l’un des éléments clés de la composition d’un portefeuille. Il est donc plus qu’essentiel de bien le définir. Si l’horizon de placement ne peut être défini de façon assez précise, il y aurait avantage à se constituer plus d’un portefeuille, lesquels pourraient avoir des horizons de placement différents.

À titre d’exemple, le capital constitué en vue de la retraite n’étant pas nécessairement requis le jour 1 de la retraire, celui-ci pourrait être décomposé en trois portefeuilles distincts répondant à des besoins et ayant des horizons de placement différents. Le premier portefeuille pourrait être constitué des actifs nécessaires pour financer la retraite entre la date de la retraite et l’admissibilité aux divers régimes publics ou privés (régime de rentes du Québec, régime de retraite de l’employeur, Sécurité de la vieillesse, etc.). L’horizon de placement de cette portion des actifs étant de zéro à cinq ans, son capital devra donc être investi de façon très sécuritaire.

Le deuxième portefeuille, réservé pour compléter les revenus des divers régimes de retraite publics et privés afin de maintenir le niveau de vie souhaité, a un horizon de placement de 5 à 30 ans (selon l’espérance de vie). Une répartition de portefeuille équilibrée est donc tout à fait appropriée pour ces actifs. L’évolution au fil des ans vers une composition de portefeuille plus sécuritaire devra toutefois s’effectuer au fur et à mesure que les sommes sont utilisées et que l’horizon de placement se réduit.

Enfin, le troisième portefeuille, composé de l’argent que l’on ne croit pas utiliser et que l’on souhaite léguer à nos héritiers, comporte un horizon de placement à très long terme, et la constitution d’un portefeuille visant la croissance à long terme est appropriée. Nos héritiers n’en seront que plus heureux.

Conserver son objectif

Une fois l’horizon de placement bien défini et la composition du portefeuille approprié effectuée, il ne faudra pas se laisser distraire par les fluctuations et les rendements à court terme des marchés. Les rendements à court terme de certains placements de croissance peuvent être alléchants, à certaines périodes, en regard des rendements d’un portefeuille sécuritaire, mais les fluctuations temporaires de ce type d’investissement demeurent incompatibles avec l’horizon de placement du portefeuille. À l’inverse, le détenteur d’un portefeuille ayant un horizon de placement à long terme, constitué en grande partie de titres de croissance, doit accepter les fluctuations temporaires de marché, sans paniquer, et conserver son horizon.

Spéculer ce n’est pas investir

En terminant, nous croyons approprié de rappeler que spéculer, ce n’est pas investir. L’investissement présuppose un horizon de temps au cours duquel les titres acquis rendront leur potentiel de valeur. À l’inverse, spéculer, c’est jouer à court terme sur les fluctuations temporaires des marchés, sans égard à la valeur intrinsèque des titres acquis. Si vous souhaitez vous adonner à cette activité, faites-le avec des actifs constitués à cette fin et non avec ceux réservés à votre retraite ou pour une utilisation à court terme.

Pour une évaluation de votre horizon de placement et pour effectuer les investissements adéquats, nous vous invitons à consulter nos conseillers du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 en composant le (514) 868-2081 ou, sans frais, le 1 888 542-8597.

(Deuxième de deux articles)

Dans le premier article, nous avons vu que la norme canadienne 81-102 des Autorités canadiennes en valeurs mobilières détermine la façon de calculer le rendement d’un fonds commun de placement.

Nous avons également vu que le rendement d’un Fonds doit être calculé de façon qu’il représente l’augmentation de la valeur de l’investissement, en tenant compte de tous les revenus ou gains distribués et de l’accroissement (ou de la diminution) de la valeur marchande du placement simple initiale.

Le résultat calculé en vertu de la formule mathématique prescrite par la norme représente précisément ce qu’aurait obtenu un participant qui aurait investi au début de la période puis réinvesti, sous forme de parts additionnelles, au moment de leur distribution, toutes les distributions reçues, et ce, sans rien ajouter ni retirer à son investissement initial.

Pourtant, les participants qui calculent leur rendement en utilisant cette formule n’arrivent pas toujours exactement au même résultat que celui calculé par le gérant du fonds commun de placement ou par les diverses publications.

Un exemple concret permet d’illustrer la façon de calculer le rendement d’un fonds commun de placement.

Supposons un investissement de 100 000 $ effectué le 31 décembre 1998 dans le Fonds de placement FMOQ.

DATE
TYPE DE
TRANSACTIONS
MONTANT
VALEUR
UNITAIRE
NOMBRE DE
PARTS
1998-12-31
Achat
100 000,00 $
19,921 $
5 019,828
1999-03-31
Réinvestissement
de revenus
78,31 $
20,966 $
3,735
1999-06-30
Réinvestissement
de revenus
89,73 $
21,861 $
4 105
1999-09-30
Réinvestissement
de revenus
66,98 $
21,339 $
3,139
1999-12-31
Réinvestissement
de revenus
67,22 $
23,412 $
2,871
1999-12-31
Réinvestissement
des gains en capital
6 307,20 $
23,412 $
269,400
1999-12-31
Valeur marchande
124 155,66 $
23,412 $
5 303,078

Comme mentionné dans le premier article, le rendement 1 an (au 31 décembre 1999) se calcule de la façon suivante :2

RENDEMENT TOTAL = [(VALEUR DE RACHAT/VALEUR INITIALE) (1/N)– 1] X 100
N est la durée de la période de mesure du rendement en années avec une valeur minimale de 1. La valeur de rachat est la valeur marchande, à la date du calcul du rendement, de l’investissement initial et de toutes les distributions (revenus et gains en capital) réinvesties.
RENDEMENT TOTAL = [(124 155,66 / 100 000)1/1 -1) X 100] = 24,16 %

 

Quelques particularités dont il faut tenir compte

Certains Fonds FMOQ ont des particularités qui doivent être connues et prises en compte dans le calcul du rendement. Les voici :

Fonds monétaire FMOQ
Comme la plupart des fonds monétaire, la valeur unitaire du Fonds monétaire ne varie pas. Le rendement comprend donc uniquement des distributions de revenus.

Si l’on tente de calculer le rendement entre deux distributions de revenus, il faut soustraire les revenus gagnés avant l’acquisition des parts ou ajouter les revenus gagnés depuis la dernière distribution, car ceux-ci ne sont pas inclus dans la valeur unitaire du Fonds.

Fonds omnibus et équilibré FMOQ
Avant le 31 décembre 1999, ces deux Fonds ne distribuaient pas les revenus et gains en capital ; ces derniers étaient cumulés dans la valeur unitaire du Fonds. On ne peut donc plus utiliser la seule variation de la valeur unitaire pour calculer le rendement du Fonds. Il faut maintenant tenir compte des distributions de revenus et de gains en capital.

Il est à noter que le Fonds omnibus a procédé, le 7 janvier 2000, à un fractionnement (4 pour 1) de sa valeur unitaire. Il faut donc diviser par 4 toutes les données antérieures à cette date.

Fonds de placement, obligations, actions canadiennes et actions internationales FMOQ
Depuis le 31 décembre 1999, tous ces Fonds ont modifié leur mode de comptabilisation des revenus. Ces modifications ont un impact sur la méthode de calcul du rendement.

Avant cette date, les revenus gagnés n’étaient pas inclus dans la valeur unitaire du Fonds entre les distributions ; ils étaient comptabilisés à part. Ainsi, afin de calculer le rendement entre les dates de distribution, il faut soustraire les revenus gagnés entre la date de l’investissement et la distribution précédant ladite date.

Depuis le 1er janvier 2000, les revenus gagnés sont inclus dans la valeur unitaire.

Le rendement, ce n’est pas tout !

Comme vous pouvez le constater, calculer le rendement d’un Fonds n’est pas un exercice à la portée de tous. Cependant, la méthode de calcul utilisée est la même pour tous les fonds de placement et représente très exactement le rendement obtenu par un investisseur durant la période donnée. En conséquence, vous pouvez vous fier sans aucune crainte aux rendements publiés.

La dernière remarque de cette série d’articles n’est pas la moindre : le rendement n’est qu’un des éléments que vous devez considérer dans le choix d’un investissement. En effet, il faut que votre analyse tienne également compte d’éléments aussi importants que les frais de gestion, le niveau de risque, la volatilité ainsi que la qualité du gestionnaire et du service à la clientèle.

Pour toute question relative au sujet traité dans cet article, ou pour toute autre question d’ordre financier, n’hésitez pas à communiquer avec les conseillers de Les Fonds d’investissement FMOQ inc.

(Premier de deux articles)

« Comment calculez-vous les rendements que vous publiez ? Dois-je m’y fier ? Comment comparer ces résultats à l’évolution de mon propre portefeuille de placement ? »
Voilà quelques questions fort pertinentes qui nous sont fréquemment posées par nombre d’investisseurs.

Dans cet article et dans celui du mois prochain, nous tenterons de répondre à ces questions d’intérêt général, qui sont cependant complexes.

La norme canadienne 81-102

Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières, c’est-à-dire les autorités de réglementation en valeurs mobilières des 10 provinces et trois territoires du Canada, publient des instructions et des normes auxquelles est assujettie l’industrie.

Ainsi, la norme canadienne 81-102, entrée en vigueur le 1er février 2000, qui remplace l’Instruction générale C-39, détermine la façon de calculer le rendement d’un fonds commun de placement. À cet effet, la norme établit la formule mathématique suivante :

RENDEMENT TOTAL = [(VALEUR DE RACHAT/VALEUR INITIALE) (1/N) – 1] X 100
Remarque

N est la durée de la période de mesure du rendement en années avec une valeur
minimale de 1.

La valeur de rachat est la valeur marchande, à la date du calcul du rendement,
de l’investissement initial et de toutes les distributions (revenus et gains en capital) réinvesties.

Cette norme prescrit aussi les frais qui doivent être inclus ou exclus du calcul du rendement.

Le rendement d’un Fonds doit être calculé de façon qu’il représente l’augmentation de la valeur de l’investissement en tenant compte de tous les revenus ou gains distribués et de l’accroissement (ou de la diminution) de la valeur marchande initiale du placement.

À cet effet, on doit supposer que toutes les distributions ont été réinvesties et que toutes les parts ont été rachetées à la date du calcul. Il faut également prendre en considération tous les frais récurrents payables par tous les détenteurs du Fonds. Cependant, les frais payables par quelques porteurs ou non récurrents, comme les commissions de vente ou les frais de sortie, ne doivent pas être pris en compte.

Le résultat ainsi calculé représente précisément ce qu’aurait obtenu un participant qui aurait investi au début de la période puis réinvesti, sous forme de parts additionnelles, au moment de leur versement, tous les revenus et gains en capital reçus, et ce, sans rien ajouter ni retirer à son investissement initial.

« Pourquoi n’obtiens-je pas le même rendement ? »

Normalement, le participant qui calcule son rendement selon la même formule devrait arriver exactement au même résultat que le gérant du fonds commun de placement ou les diverses publications. En pratique, ce n’est pas toujours le cas.

Certaines raisons peuvent expliquer ces écarts. Voici les plus fréquentes :

  1. On a effectué des achats ou des ventes de parts pendant la période de référence.Il faut comprendre que le calcul du rendement tient compte uniquement d’un investissement à la date du début, sans aucun retrait ni dépôt additionnel. Il ne s’agit pas d’un rendement personnel, mais plutôt d’une mesure d’ordre général.
  2. On n’a pas tenu compte des réinvestissements, sous forme de parts additionnelles, de toutes les distributions de revenus (en général, tous les trois mois) ni des gains en capital (en général, une fois l’an).Ces parts additionnelles constituent une partie importante du rendement d’un Fonds; sans elles, le taux obtenu représenterait exclusivement les gains ou les pertes en capital non réalisés par le Fonds.
  3. On tente de calculer le rendement à une date donnée, entre deux distributions de revenus, sans tenir compte des revenus acquis mais non distribués ni inclus dans la valeur unitaire du Fonds.Certains Fonds n’incluent pas dans la valeur unitaire les revenus gagnés entre deux distributions; ils les comptabilisent à part et les paient en sus si le participant se retire. Donc, si l’on tente de calculer entre deux distributions, il faut additionner ces revenus.
  4. Les fluctuations de la valeur unitaire des parts n’ont pas été prises en compte.Or, ces fluctuations peuvent être importantes et affecter le rendement de l’investissement.
  5. La période de référence n’est pas exactement la même que celle qui a été utilisée dans le calcul des rendements standards.Or, compte tenu des fluctuations dans la valeur marchande d’une part, une différence d’une journée ou d’une semaine peut avoir d’importantes répercussions sur les résultats obtenus.
  6. Les nombres apparaissant sur les relevés de placements présentent seulement trois décimales, alors que plus de sept décimales sont utilisées pour calculer les revenus. Cette méthode peut entraîner de légères différences.
  7. On n’utilise pas la formule de calcul qui tient compte de la composition du rendement pour les périodes de plus d’un an.Ainsi, un accroissement de 20 % sur deux ans correspond à un rendement annualisé de 9,545 % (1000 $ investis à 9,545 % valent 1 095,45 après un an et 1 200 $ à la fin de la seconde année).

Le mois prochain, nous vous présenterons un exemple concret illustrant la façon de calculer le rendement d’un fonds commun de placement.

Pour toute question relative au sujet traité dans cet article, ou pour toute autre question d’ordre financier, n’hésitez pas à communiquer avec les conseillers de la société Les Fonds d’investissement FMOQ inc.

Lire la deuxième partie

À quel âge voulez-vous prendre votre retraite ? À 55 ans ? À 60 ans ?

Poser LA question, ce n’est pas nécessairement y répondre, parce que déterminer l’âge auquel on veut prendre sa retraite mérite réflexion et suscite beaucoup d’autres questions. Par exemple :

  • Mes revenus seront-ils suffisants ?
  • Mon niveau de vie sera-t-il maintenu ?
  • Pourrai-je me permettre une même qualité de vie ?
  • Quel revenu mon patrimoine produira-t-il dans 10 ou 15 ans ?
  • Mes épargnes actuelles sont-elles suffisantes ?
  • Pourrai-je compter sur les régimes de retraite gouvernementaux ?
  • Une semi-retraite sera-t-elle possible ?

Il va sans dire que la réponse à chacune de ces questions varie d’une personne à l’autre, car elle dépend essentiellement de la situation financière et familiale de chacun.

En règle générale, il faut consacrer 18 % de son revenu aux régimes de retraite pendant 35 ans pour être en mesure de compter sur 70 % de son revenu avant impôts et ainsi se prévaloir d’une retraite confortable.

Ainsi, un travailleur autonome âgé de 30 ans qui veut prendre sa retraite à 55 ans devra mettre de côté annuellement environ 30 % de son salaire pour garantir 70 % de son revenu à la retraite. En supposant qu’il commence, à l’âge de 30 ans, à contribuer à son REER en y versant les cotisations annuelles maximales (soit 18 % du revenu), il faudra donc pour compenser les 10 ans de cotisations manquantes qu’il épargne en plus, à chaque année, un montant hors REER de l’ordre de 15 % pour financer sa retraite.

Dans le cas d’un médecin qui ne participe pas à un régime de retraite, le REER constituera sa principale source de revenu à la retraite. Il est donc très important, voire crucial qu’il capitalise le plus possible, et ce, non seulement en versant la cotisation annuelle permise, mais également en effectuant des investissements qui lui procureront le meilleur rendement compte tenu de son profil d’investisseur.

Dans un premier temps, il est primordial de bien évaluer le niveau de vie de la famille. Cette étape constitue le fondement de toute analyse financière rigoureuse et réaliste.

En effet, il ne faut jamais perdre de vue qu’en raison de l’espérance de vie actuelle (plus ou moins 85 ans), la retraite peut durer en moyenne une trentaine d’années. Dès lors, le moindre écart dans l’estimation des dépenses (par exemple 60 $ par semaine ou 3 000 $ par an) peut avoir des répercussions considérables sur la sécurité financière à long terme.

Dans le même ordre d’idée, un rendement de 1 ou 2 % en plus ou en moins peut avoir, lui aussi, des répercussions considérables sur le portefeuille de placements et, conséquemment, sur la situation financière à long terme. C’est la raison pour laquelle il est impératif de faire des scénarios fondés sur des taux réalistes qui tiennent compte des frais de gestion, de l’inflation et de l’impôt.

Dans cette perspective, il est beaucoup plus sage et plus réaliste de planifier en fonction d’hypothèses de travail qui reflètent la situation personnelle de chacun en s’appuyant sur des projections personnalisées.

À titre d’exemple, voici le cas d’un couple de professionnels qui ne participe pas à un régime de retraite d’employeur et qui doit donc compter uniquement sur l’accumulation de leur capital en vue de leur retraite qu’ils envisagent prendre à 55 ans, tout en maintenant un niveau de vie évalué à 56 250 $ (soit l’équivalent de 75 % des dépenses actuelles du ménage) (voir le tableau).

Profil personnel et financier du couple
Âge des conjoints 45 ans tous les deux
État civil Mariés
Enfants à charge 2,âgés de 14 et 16 ans
Revenu familial brut 186 000 $
Niveau de vie actuel 75 000 $
Impôts et DAS (RRQ) 82 000 $
Cotisation annuelle au REER 27 000 $ (13 500 $ chacun)
Fonds d’urgence 2 000 $
Actif financier accumulé à ce jour REER : 500 000 $
Hors REER : 50 000 $

À la lumière de ces renseignements, nous avons établi le scénario souhaité en considérant un rendement brut des placements de 8 %, un taux d’inflation de 3 % ainsi qu’un taux marginal d’impôt de 52 %.

Ainsi, nous pouvons conclure que, pour ce couple, une retraite à 55 ans ne lui permettra pas d’assurer sa sécurité financière à long terme, c’est-à-dire jusqu’à un minimum de 80 ans. En effet, le capital sera complètement épuisé en l’an 2030, soit au moment où les conjoints auront 75 ans. Pourquoi ? Parce que l’actif accumulé jusqu’à la retraite sera insuffisant pour produire les revenus nécessaires au maintien du niveau des dépenses souhaité1.

Une fois cette conclusion tirée, ce couple peut :

  • soit décider de prendre sa retraite deux (2) ans plus tard que souhaité, c’est-à-dire à 57 ans ;
  • soit maintenir son objectif initial de prendre sa retraite à 55 ans, mais en envisageant différentes stratégies comme :
    • accroître le rendement du portefeuille de 2 % ;
    • réduire son niveau de vie à 52 000 $ ;
    • épargner, au cours des 10 prochaines années, un montant annuel hors REER de 11 725 $.

Bien entendu, le couple choisira la stratégie qui lui convient le mieux. Cependant, avant de faire un choix définitif, une analyse rigoureuse et une planification judicieuse s’imposent.

Cette démarche est d’autant plus indispensable qu’un très grand nombre de personnes sous-estiment le montant du capital requis pour assurer un revenu de remplacement suffisant au moment de la retraite. Résultat ? Le moment venu, elles devront retarder leur projet ou subir les conséquences d’une baisse importante de leurs revenus… et de leur niveau de vie !

Une bonne planification est sans aucun doute le meilleur moyen de s’assurer que ses objectifs sont réalistes et de pouvoir prendre sa retraite à l’âge voulu.

Grâce au service complet de planification financière offert par Les Fonds d’investissement FMOQ inc., vous avez maintenant accès à une solide expertise. Pour de plus amples renseignements ou pour prendre rendez-vous, veuillez communiquer avec nous en composant (514) 868-2081 ou sans frais 1 888 542-8597.

1 En supposant un rendement brut de 8 %, le portefeuille total accumulé au moment de la retraite sera de 1 551 329 $. Si le rendement brut était de 10 %, la somme accumulée au cours de la même période serait de 1 816 978 $, soit une différence de 265 649 $.

Parce qu’il est mal compris, le terme « planification financière » est utilisé à toutes les sauces. C’est la raison pour laquelle nous croyons opportun de faire le point sur cette activité d’autant plus importante qu’elle concerne le patrimoine.

Au cours des années 1980, la planification financière relevait davantage du battage publicitaire que d’une démarche rigoureuse d’analyse et de conseils. C’est notamment pour cette raison que nous avons alors malheureusement assisté à de nombreux abus, comme l’utilisation inconsidérée et inappropriée l’effet de levier.

Heureusement, en octobre 1989, le gouvernement du Québec agréait l’Institut québécois de planification financière (IQPF) et lui confiait, entre autres pouvoirs, celui d’établir les conditions relatives à l’émission de diplômes de planificateur financier. Et parce qu’il s’agit d’une activité complexe qu’exercent de nombreuses personnes (avocats, notaires, comptables, assureurs, etc.) offrant les services s’y rattachant, le législateur a décidé de réglementer l’accès au titre plutôt que l’activité elle-même.

La mission de l’IQPF est la suivante : « Contribuer à la protection et au mieux-être économique des consommateurs québécois, en veillant sur la formation et la qualification des professionnels regroupés en un réseau de planificateurs financiers solidaires d’une approche intégrée de la planification financière. » La réglementation et la discipline ne relevaient toutefois aucunement de l’Institut, ces responsabilités incombant jusqu’à tout récemment à divers organismes comme les corporations professionnelles, les conseils ou les associations actives, de près ou de loin, dans le secteur de la planification financière. Cependant, à la suite de l’adoption de la Loi sur la distribution de produits et services financiers du Québec ((loi 188), le Bureau des services financiers du Québec (BSFQ) a été créé. Ce nouvel organisme a, entre autres pouvoirs, celui de réglementer les activités relatives à la planification financière. Il a également le mandat de délivrer des certificats aux personnes habilitées à exercer ces activités. De plus, il peut, après entente, déléguer ses responsabilités à un ordre professionnel.

Ainsi, au Québec, seuls les titulaires d’un diplôme de l’IQPF qui détiennent un certificat du BSFQ ou d’un ordre professionnel ayant conclu une entente avec le BSFQ peuvent faire de la planification financière que l’Institut définit de la façon suivante : « La planification financière personnelle intégrée est un processus structuré d’optimisation de la situation financière et du patrimoine d’un consommateur, en fonction des contraintes et des objectifs personnels de celui-ci. »

L’IQPF a identifié sept (7) domaines d’intervention en planification financière, soit :

Les finances
Ce domaine regroupe l’essence du travail d’analyse et de recommandations qui touche les aspects de finances personnelles d’une personne. On peut penser au bilan, au budget, à l’endettement et aux stratégies qui peuvent en découler.

La fiscalité
Ce domaine regroupe les diverses activités relatives à la situation fiscale d’une personne, à ses objectifs et à la maximisation de la valeur nette de ses avoirs.

Les aspects légaux
Le planificateur recueille, dégage, évalue les informations de nature juridique pouvant avoir des répercussions sur la situation financière de son client.

La retraite
Parce qu’il regroupe toutes les activités relatives à la retraite, ce domaine d’expertise de la planification financière est le plus connu et le plus recherché. On pense naturellement à l’établissement des besoins et objectifs de retraite, à la détermination de l’épargne requise ainsi qu’à l’élaboration de stratégies d’accumulation et d’utilisation de l’épargne-retraite.

La succession
Ce domaine regroupe tous les aspects relatifs à la planification successorale d’une personne de façon à ce que celle-ci puisse rencontrer ses objectifs personnels et financiers.

Les placements
Ce domaine comprend toutes les questions relatives aux placements d’une personne. Son profil d’investisseur est alors établi, son portefeuille de placements actuels (REER ou non) est analysé et des stratégies de placement sont recommandées et mises en oeuvre.

Les assurances
L’évaluation des besoins, l’analyse de la protection actuelle et de celle requise, de même que la formulation et l’application de recommandations font partie de ce domaine.

Comme les domaines d’expertise susmentionnés sont fort différents et complexes, le planificateur financier doit constituer un réseau de spécialistes auxquels il fait appel à des fins de soutien et de références et pour maintenir à jour ses compétences.

En dépit de l’évolution du marché et de la réglementation qui encadre la pratique de cette activité, la rémunération du planificateur financier demeure un sujet de débat.

Il existe actuellement deux types de planificateur financier :

  1. celui rémunéré exclusivement à honoraires ;
  2. celui rémunéré, partiellement ou totalement, par les commissions qu’il reçoit de la vente de produits financiers à ses clients.

 

L’impartialité du planificateur financier est-elle mise en cause par son mode de rémunération ? Cette question n’étant toujours pas résolue et ne risquant pas de l’être dans un proche avenir, toute personne faisant appel à un planificateur financier doit donc faire preuve de vigilance.

Sans s’étendre sur toute la réglementation relative à la planification financière et à la protection du public qu’elle vise à assurer, on peut se réjouir que le Québec ait été un précurseur dans l’encadrement de cette activité et qu’il soit l’une des provinces canadiennes les plus avancées dans ce domaine.

Un service sur mesure pour les participants aux Fonds FMOQ
Soucieuse de répondre à la demande de plus en plus pressante de sa clientèle, la société Les Fonds d’investissement FMOQ inc. offre, depuis le début de l’année 2000, un service complet de planification financière. Tous les domaines d’intervention liés à cette activité et décrits ci-dessus sont maintenant offerts.

Vos commentaires et questions sont toujours les bienvenus, n’hésitez pas à nous les transmettre.

RECTIFICATIF

Une erreur s’est glissée dans notre chronique de septembre 1999. En effet, il aurait fallu lire, dans le paragraphe intitulé « Disposition présumée », que celle-ci ne s’applique pas au transfert entre conjoints, et ce, peu importe la nature des éléments d’actifs (enregistrés ou non). La disposition présumée s’applique plutôt lors d’un transfert à d’autres héritiers que le conjoint.

Nous nous excusons de cette erreur et nous remercions le lecteur qui nous l’a signalée.

Très populaire, le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) vous permet d’épargner tout en bénéficiant d’avantages fiscaux. Tout d’abord, vous obtenez une déduction de votre revenu imposable en fonction des cotisations versées. Ensuite, vous profitez de revenus non imposés, et ce, tant et aussi longtemps que les sommes d’argent investies restent dans le régime.

Cotisation REER 1999

Vous avez jusqu’au 29 février 2000 pour cotiser à votre REER pour l’année d’imposition 1999. Vous pouvez verser 18 % de vos revenus admissibles de 1998, jusqu’à un maximum de 13 500 $ moins le facteur d’équivalence (FE) si vous participez à un régime de pension agréé ou à un régime de participation différé aux bénéfices.

Cotisation REER 2000

Vous pouvez cotiser dès maintenant à votre REER pour l’année d’imposition 2000. Plus vite vous le ferez, plus vous accumulerez de revenus à l’abri de l’impôt. Constatez ci-dessous l’effet du rendement composé sur un investissement REER de 13 500 $ fait en début d’année par rapport à un autre effectué en fin d’année (en supposant un taux de rendement hypothétique annuel composé de 10 %).

DURÉE
__________COTISATION__________
en début d’année
en fin d’année
10 ans
236 671 $
215 155 $
15 ans
471 821 $
428 929 $
20 ans
850 534 $
773 212 $
25 ans
1 460 454 $
1 327 685 $
30 ans
2 442 736 $
2 220 669 $
35 ans
4 024 712 $
3 658 829 $

Cotisation au REER de votre conjoint et fractionnement des revenus

Si votre revenu est supérieur à celui de votre conjoint et que vous prévoyez que cette situation se maintiendra, vous devriez considérer la possibilité de cotiser au REER de votre conjoint. Ainsi, vous pourriez y verser des cotisations jusqu’à concurrence du montant maximum auquel vous avez droit, sans affecter pour autant ses droits de cotisation. De cette façon, vous bénéficierez d’une déduction d’impôt similaire à celle que vous auriez obtenue si vous aviez cotisé à votre REER. Toutefois, lorsque le temps sera venu d’encaisser le REER, seul le détenteur du régime (votre conjoint, le cas échéant) sera imposé sur le montant du retrait. En supposant que ses revenus annuels soient encore inférieurs aux vôtres, l’impôt à payer sera alors moindre que si le retrait avait été fait de votre REER. De plus, si votre conjoint est plus jeune que vous, l’argent pourra demeurer dans le REER plus longtemps, la limite étant fixée à la fin de l’année où le détenteur atteint 69 ans. Pourquoi ne pas en profiter ?

Droits de cotisation inutilisés

Peut-être n’avez-vous pas cotisé au maximum depuis 1991 ? Si tel est le cas, vous pouvez ajouter à votre REER un montant correspondant aux droits de cotisation inutilisés. Si vous ne pouvez le faire maintenant, rappelez-vous qu’il sera toujours temps d’y voir, le fisc n’ayant établi aucune limite de temps quant au report.

Cotisation excédentaire de 2000 $

Il est aussi permis de cotiser jusqu’à 2 000 $ en sus des cotisations précitées, et ce, sans pénalité. Ce « coussin », non déductible dans l’année, produit des revenus à l’abri de l’impôt tant que la somme investie demeure dans le REER. Quant à la cotisation, elle pourra être déduite de votre revenu dans une année future.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour en savoir davantage !

La fin de l’année approche à grands pas et certains cadeaux ne sont pas nécessairement ceux que l’on attend aux temps des fêtes. En effet, c’est pendant cette période que les fonds communs de placement dont vous détenez des parts s’apprêtent à distribuer une partie du gain en capital généré dans leurs portefeuilles de placement. Or, qui dit distribution de gain en capital dit aussi impôts à acquitter, du moins pour ceux dont les fonds sont placés à l’extérieur d’un régime enregistré.

Mais d’où provient ce gain en capital ?

Même si vous ne faites pas de transaction d’achat et de vente régulièrement avec vos parts de fonds communs de placement, le gestionnaire du portefeuille, lui, en fait régulièrement. Il peut acheter l’action d’une compagnie en raison de la faiblesse de son cours puis la revendre à profit après quelques temps ; ou il peut simplement liquider une partie du portefeuille par crainte de voir le prix de son action chuter à la suite de résultats financiers décevants. Puisqu’il y a des gains et des pertes en capital qui sont réalisés à la suite de ces transactions, les gains diminués des pertes doivent être distribués et assumés fiscalement par les détenteurs de parts.

Cette distribution, qui s’effectue sous forme d’émission de parts additionnelles, le 31 décembre, réduit du même coup le prix de la part. Comme l’indique le tableau ci-dessous, cette opération n’a aucun impact sur la valeur de votre portefeuille.

Situation au 30 juillet 1999
Nombre de parts
Valeur unitaire des parts
Coût total
Achat
1 000
20,00 $
20 000 $
Situation au 31 décembre 1999
Nombre de parts
Valeur unitaire des parts
Valeur marchande
Avant la distribution
1 000
21,00 $
21 000 $
Après la distribution
1 025
20,49 $
21 000 $

Dans l’exemple qui précède, la distribution a été de 0,51 $ ou 2,43 % par part. Pour l’année 1999, vous aurez donc 510 $ (1 000 parts X 0,51 $) de gain en capital imposable à déclarer. Le jour où vous déciderez de vendre vos parts, vous réaliserez un gain en capital imposable inférieur à ce qu’il aurait été si aucun gain ne vous avait été distribué en fin d’année.

Poursuivons avec notre exemple : si vous liquidez votre position en janvier 2000 et que les parts sont toujours à 21 $ l’unité, vous devrez inscrire un gain en capital de 490 $ dans vos déclarations d’impôt pour l’année 2000.

La distribution s’effectue au prorata des parts détenues au 31 décembre, indépendamment de la date d’achat au cours de l’année. Cela signifie qu’un détenteur de parts se voit allouer le même nombre de parts additionnelles, et ce, peu importe le moment où il les a achetées dans l’année.

Au début de l’année prochaine, nous transmettrons à tous les participants hors régimes fiscaux les relevés 16 (Québec) et T3 (Canada) qu’ils doivent joindre à leurs déclarations d’impôt et sur lesquels apparaissent, en plus des gains en capital distribués, les revenus d’intérêt et de dividende qui leurs ont été attribués au cours de l’année.

Il est à noter que Les Fonds d’investissement FMOQ inc. s’assure de réduire au minimum le montant des gains en capital qui doit être distribué aux participants et sur lesquels ils sont imposés. Pour ce faire, nous veillons à ce que le gestionnaire de portefeuilles effectue une gestion efficace des gains et des pertes en capital et nous nous prévalons de toutes les exemptions fiscales auxquelles les Fonds ont droit.

Vous avez des questions ou des commentaires ? N’hésitez pas à nous les transmettre. Nous nous faisons un devoir d’en prendre connaissance et d’y répondre.

Le REER n’est pas éternel. En effet, l’année où vous atteindrez l’âge de 69 ans sera l’année limite pour décider du sort que vous lui réserverez. Vous aurez alors le choix entre 3 options, soit :

1) encaisser les fonds ;
2) acheter une rente ;
3) convertir votre REER en Fonds enregistré de revenu de retraite (FERR).

Encaisser les fonds

Cette option est très lourde de conséquences sur le plan fiscal, car tout montant retiré du REER est ajouté à l’ensemble de vos revenus de l’année du retrait puis imposé comme revenu d’emploi, et ce, sans aucune possibilité d’allégement pour des gains de capital réalisés.

Acheter une rente

L’achat d’une rente permet au moins de se garantir un revenu fixe (habituellement mensuel) pour une période déterminée. L’investisseur doit choisir, dès l’achat, parmi plusieurs options qui influent sur les montants de versements de sa rente. Les plus populaires sont l’indexation de la rente en fonction du coût de la vie, la période de garantie et la réversibilité au conjoint. Il est à noter que l’achat d’une rente est, dans bien des cas, irrévocable et n’offre aucune latitude à son détenteur.

Convertir votre REER en FERR

Le FERR ressemble beaucoup au REER. Il est sans aucun doute l’option qui vous offre le plus de souplesse, tant au niveau du contrôle de vos investissements que des montants retirés. En effet, bien que vous soyez obligé de retirer annuellement un  » montant minimum « , rien de vous empêche d’en retirer plus. Le montant annuel retiré est imposable et vient s’ajouter à l’ensemble de vos revenus de l’année alors que tout le reste du portefeuille continue de fructifier à l’abri de l’impôt (comme dans un REER), selon vos choix de placement.

Qu’est-ce que le « montant minimum » ? Il s’agit d’une fraction du total de votre portefeuille, soit 1 divisé par 90 moins votre âge dans l’année du retrait. Cette fraction augmente graduellement chaque année, pour se stabiliser à 20 % à compter de votre 94e anniversaire de naissance.

Quelques informations concernant le FERR

  • Pour faciliter la gestion d’un portefeuille, il est souvent recommandé de regrouper ses REER avant de les convertir. Toutefois, il est important de noter qu’il ne s’agit pas ici d’une règle obligatoire.
  • Le FERR peut être établi en fonction de l’âge du conjoint si ce dernier est plus jeune. Cette option vous permet de réduire le montant minimum à retirer.
  • Même si vous détenez un FERR, tant et aussi longtemps que vous avez des droits de cotisation, vous pouvez verser des montants au REER de votre conjoint, si ce dernier a moins de 70 ans.
  • Si vous n’avez pas besoin des fonds du FERR et si vous désirez qu’ils fructifient le plus longtemps possible à l’abri de l’impôt, demandez à ce que les retraits du  » montant minimum  » soient faits en décembre de chaque année.
  • Rappelez-vous aussi que vous pouvez réviser annuellement votre choix quant aux montants à être retirés de votre FERR. De même, la fréquence des remises peut être modifiée.
  • En terminant, souvenez-vous que le FERR vous permet de réviser vos choix au moins annuellement et, dans la plupart des cas, selon vos besoins du moment.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour en savoir davantage !