Investir n’est pas une activité de tout repos. Même lorsque l’on confie cette tâche à des professionnels dont le métier est justement de transiger quotidiennement avec des fluctuations de toutes sortes, on est toujours un peu inquiet lorsque les marchés boursiers cessent soudainement de progresser. L’histoire nous enseigne cependant qu’il ne faut jamais céder à la panique et succomber à la tentation de vendre lorsque les marchés sont en baisse.
Après deux années de rendements somme toute assez généreux, certains investisseurs ont commencé à déchanter lorsque le marché boursier canadien (l’indice de la Bourse de Toronto S&P/TSX) qui a atteint un sommet à 12 470 points au début du mois d’avril, a amorcé un repli qui perdure depuis maintenant plus de trois mois ; un repli qui a eu pour effet d’effacer tous les gains réalisés par l’indice S&P/TSX depuis le début de 2011 mais qui l’a même entraîné en territoire négatif puisque l’indice canadien affichait un rendement de -1,06 %, en date du 30 juin dernier : une contre-performance qui est suffisante pour distiller le doute dans l’esprit des investisseurs nerveux qui attendent le premier signal venu pour revoir de fond en comble la composition de leur portefeuille.
Une stratégie perdante
Vendre ses fonds d’actions canadiennes ou réduire la proportion d’actions dans un portefeuille parce que l’indice S&P/TSX traverse une période de morosité est pourtant la pire des stratégies à suivre. En effet, année après année, de nombreuses études nous rappellent que les investisseurs canadiens ont tendance à mal synchroniser leurs achats et leurs ventes de fonds d’actions. Ils achètent quand les marchés sont à la hausse et ils vendent quand ceux-ci sont à la baisse alors que ce devrait être toujours l’inverse qui se produise, de façon à profiter au maximum de « l’effet de prix ». Ça coûte plus cher quand les prix sont plus élevés et ça vaut moins cher quand les prix baissent et qu’on vend à rabais.
Cette vérité toute simple échappe pourtant à bien des investisseurs qui se laissent dominer par leurs émotions. Quand ils constatent que tout le monde fait de l’argent avec le marché boursier, ils décident de partager cet engouement et d’embarquer dans le marché. Quand ils voient que les valeurs baissent parce que plusieurs investisseurs vendent leurs titres, ils décident de liquider leur portefeuille. Suivre une pareille stratégie à long terme ne peut, au mieux, que procurer un rendement neutre, ce qui n’est pas le but de l’investissement. Chose certaine, si vous êtes de ceux qui ne supportez pas de voir leur portefeuille de placements se déprécier même légèrement, il serait sage et même impératif que vous consultiez votre conseiller avant de prendre la décision de liquider vos fonds, ce qui pourrait s’avérer catastrophique.
Le monde de l’investissement est pavé de phrases telles que « j’aurais donc dû » ou « si j’avais su… ». Plutôt que de regretter une décision prise rapidement, vaut mieux prendre le temps de consulter pour vous assurer qu’il s’agit là de la bonne décision à prendre. Qui sait ? Peut-être que votre conseiller, en vous présentant l’ensemble des éléments à considérer, influencera votre geste et vous évitera de regretter une décision prise trop rapidement. De toute façon, au pire, si vous choisissez de consulter et que la conclusion vous amène à la même décision que celle que vous auriez prise initialement, vous aurez au moins la satisfaction de ne pas avoir agi sur un coup de tête.
Enfin, il convient ici de faire un bref rappel historique pour illustrer combien les marchés boursiers ont cette faculté de récupération qui leur est propre. Ainsi, l’indice S&P 500 (un des principaux indices de la bourse américaine) a connu, au cours des cinquante dernières années, huit corrections majeures qui ont duré, en moyenne, 13 mois et au cours desquelles, l’indice a perdu, en moyenne, 30 % de sa valeur. Pourtant, dans les douze mois qui ont suivi la fin de ces corrections, l’indice S&P 500 a produit des rendements moyens de 29,5 % et de 42,3 % au cours des 24 mois suivants.
Celui qui a tout vendu pendant l’un ou l’autre de ces replis de marché n’a jamais profité des généreux rendements qui ont suivi. « J’aurais donc dû… »
Trois facteurs d’incertitude
Selon l’avis de nombreux spécialistes financiers, l’investisseur québécois aurait doublement tort de succomber à la panique pour vendre ses fonds d’actions canadiennes ou américaines d’autant que le recul que l’on observe depuis quelques mois sur les marchés ne devrait être que temporaire.
Si le marché boursier canadien a interrompu sa progression en avril dernier, après avoir généré des rendements de 27 % en 2009 et de 15 % en 2010, c’est qu’il perçoit certains signes de faiblesse économique qui affectent tous les grands pays industrialisés.
La reprise économique moins rapide que prévue aux États-Unis de même que le niveau d’endettement record du gouvernement américain inquiètent toujours les marchés, tout comme la crise européenne dont on a la fâcheuse tendance à amplifier les côtés dramatiques. Ainsi, bien qu’on estime à 85 % les chances de réussite du plan de sauvetage de la Grèce, on ne fait que focaliser sur les 15 % de risques qu’il échoue. Enfin, les effets du tsunami au Japon se font toujours ressentir sur l’économie mondiale et particulièrement aux États-Unis.
Toujours selon les spécialistes en la matière, ces mêmes facteurs étaient présents en début d’année et n’ont pas empêché les marchés de connaître un bon premier trimestre. Depuis avril, ils ont pris plus d’importance et ont contribué à alimenter la peur « d’avoir peur ».
Un contexte encore très favorable
Il y a quelques mois, la plupart des stratèges des grandes sociétés d’investissement canadiennes anticipaient de très bons rendements pour le marché boursier canadien pour l’ensemble de l’année 2011. Ainsi, on escomptait des rendements se situant entre 9 % et 14 %.
Selon ces professionnels de l’investissement, les bourses canadiennes et américaines sont présentement sous-évaluées. L’indice S&P 500 de la bourse américaine affiche présentement le plus bas ratio cours-bénéfice des 27 dernières années, en se transigeant à 12 fois la valeur des profits des sociétés qui composent l’indice. Pour la bourse canadienne, on parle d’un ratio cours-bénéfice de 13 fois les profits attendus.
Or, historiquement, tant le S&P 500 que le S&P/TSX se transigent à des ratios cours-bénéfice moyens de 17 ou 18 fois les profits escomptés. Si on est loin du compte, c’est que les marchés – et les investisseurs – se laissent distraire par les trois principaux facteurs économiques négatifs que l’on évoquait plus haut, soit : l’endettement massif des États-Unis, la crise européenne et les effets persistants du tsunami au Japon.
Vers un retournement du marché obligataire ?
Il suffirait donc de quelques nouvelles positives dans les prochaines semaines pour que l’on assiste à un ralliement boursier estival, un peu comme celui que l’on a connu l’été dernier, une probabilité qu’il ne faut pas sous-estimer, selon plusieurs analystes.
Il faut rappeler que l’essentiel des rendements produits par les marchés boursiers en 2010 ont été enregistrés durant la seconde partie de l’année.
Par ailleurs, si la crise européenne arrive à se résorber d’elle-même, sans bouleversements majeurs, et si la reprise économique américaine se déploie de façon un peu plus marquée au cours des prochains mois, on pourrait aussi assister à un retournement du marché obligataire qui a encore très bien performé cette année.
Les taux directeurs des banques centrales, qui ont été ramenés à presque 0 % depuis trois ans maintenant, devraient amorcer une remontée prochaine. Le Canada a déjà timidement commencé à hausser son taux d’escompte et les États-Unis vont faire de même dès que les signes de reprise économique seront plus manifestes.
Ces hausses appréhendées des taux d’intérêt vont réduire d’autant les rendements sur les titres obligataires qui ont généré des paiements d’intérêts élevés au cours des dernières années. Il s’agit ici d’un autre facteur qui devrait favoriser, à moyen terme, le marché des actions.
La stratégie de l’étalement
Autre facteur qui devrait donner matière à réflexion à l’investisseur qui songe à quitter le monde des actions pour espérer trouver refuge dans un autre véhicule d’investissement plus sécuritaire, il faut juste rappeler que ce n’est pas la première correction de plus de 5 % que les marchés nord-américains subissent depuis que la reprise boursière s’est amorcée en mars 2009.
Pour la bourse américaine, il s’agit en fait de la 7e correction de plus de 5 % que vient d’enregistrer l’indice S&P 500 depuis mars 2009 et, à chaque fois, l’indice a non seulement repris ce qu’il avait perdu, il a par la suite poursuivi son ascension.
La Bourse de Toronto a subi au cours des deux mêmes dernières années des reculs à peu près équivalents à ceux enregistrés par le S&P 500– quoique de moindre envergure – et a, aussi, toujours repris, par la suite, sa course ascendante.
Devant pareil contexte, l’investisseur qui dispose de liquidités et qui souhaite favoriser le marché des actions aurait avantage à étaler, progressivement ou systématiquement dans le temps, ses investissements. Réintégrer de façon graduelle le marché permet de réduire son exposition aux mouvements de repli boursier comme celui que nous venons tout juste de traverser, tout en s’assurant de pouvoir pleinement profiter de la remontée des titres lorsqu’elle se matérialisera.
Il s’agit sans conteste de la meilleure stratégie à adopter pour faire face à la période de repli que l’on connaît présentement ; une période qui, rappelons-le, devrait être de courte durée selon l’avis de la grande majorité des experts. C’est à tout le moins une stratégie nettement plus gagnante que celle de céder à une panique passagère et de liquider des placements qui ont pourtant encore beaucoup de potentiel d’appréciation à offrir à ceux qui savent rester patients. Pourquoi ne pas en discuter avec votre conseiller ?
Le violent tremblement de terre, le tsunami dévastateur et l’accident nucléaire qui secouent le nord-est du Japon constituent une autre menace qui s’ajoute à une longue liste d’événements susceptibles d’affecter l’économie planétaire. Les conflits au Proche-Orient, l’évolution du prix du pétrole, l’augmentation de l’inflation en Chine, la crise des finances publiques de pays européens, de même que la faiblesse du marché immobilier et de l’emploi aux États-Unis, sont autant de facteurs qui créent de l’incertitude quant à la croissance mondiale.
En ce qui concerne plus particulièrement le Japon, la question la plus préoccupante réside dans la capacité du pays à contrôler la crise nucléaire qui perdure à la suite de la série d’explosions à la centrale de Fukushima. L’économie nippone est la troisième du monde, après celles des États-Unis et de la Chine. Avec un poids d’environ 9,5 % dans l’indice boursier MSCI monde, les actions du Japon en font le deuxième plus important pays après les États-Unis. Il faut rappeler que, depuis de nombreuses années, le marché boursier japonais est aux prises avec des difficultés qui ont eu pour effet de réduire considérablement sa valeur. Non seulement celle-ci est-elle environ 75 % inférieure à son sommet du début de la décennie 1990, mais le début de reprise escompté cette année par les prévisionnistes est possiblement compromis. Le graphique illustre l’évolution du marché boursier japonais depuis l’année 1984.
À la suite de cette catastrophe, le marché japonais a connu une correction de plus de 20 %. Les autres marchés boursiers à travers le monde ont saisi l’occasion pour faire de même, mais dans une moindre mesure. Si, règle générale, des événements
catastrophiques servent de prétexte à une prise de profit mondiale dans un marché haussier et engendrent des occasions d’achat, le spectre d’une tragédie nucléaire majeure est plus difficile à mesurer. Il n’en demeure pas moins que les récents événements qui bouleversent les Japonais ne pouvaient pas survenir à un plus mauvais moment.
La capacité du gouvernement à stimuler l’économie est limitée en raison du niveau très élevé de la dette publique, et il ne dispose d’aucune marge de manœuvre sur le plan monétaire, les taux étant déjà à zéro. De plus, la flambée du yen face au dollar l’a propulsé à un niveau record depuis la Seconde Guerre mondiale, et elle représente un risque sérieux pour la compétitivité des exportations.
Le haut atteint par la monnaie japonaise après le séisme peut paraître surprenant, mais il s’explique par une fièvre spéculative provoquée par le rapatriement de nombreux capitaux requis pour la reconstruction du pays. Économie exportatrice, le Japon aurait indéniablement intérêt à ce que son yen soit plus faible afin de stimuler ses ventes de biens et services à l’étranger. Récemment, le groupe des sept pays les plus industrialisés de la planète, le G7, est intervenu pour combattre la force du yen. De son côté, la Banque du Japon en a injecté plusieurs milliards pour alimenter le système bancaire et tenter de rassurer les marchés. L’appréciation de l’unité monétaire nippone est considérée comme un facteur aggravant de la déflation qui persiste depuis plusieurs années. Rappelons qu’après son sommet boursier de 1990, le Japon a connu une période de 10 ans avec une faible inflation pour ensuite connaître des épisodes de déflation (inflation négative) dans la dernière période de 10 ans. Les taux d’intérêt pour des obligations 10 ans se situent encore aux environs de 1,30 % laissant peu d’alternatives intéressantes aux investisseurs domestique japonais. Selon plusieurs analystes, la reconstruction du Japon fera grimper la demande de matières premières. Le pays est le troisième plus important consommateur mondial de produits de base, après la Chine et les États-Unis. La situation actuelle pourrait être également propice aux sources énergétiques plus sécuritaires, car nombre de pays seront vraisemblablement portés à remettre en question leurs projets de développement de l’énergie nucléaire.
Des études indiquent qu’en général, les perturbations économiques provoquées par des catastrophes naturelles et des événements géopolitiques ne s’avèrent pas néfastes à long terme pour les bourses. Les tremblements de terre, par exemple, sont des événements dont l’ampleur des dommages est, de manière générale, évaluée assez rapidement. Les opérations de nettoyage et de reconstruction qui suivent un désastre naturel de ce type exigent des capitaux importants. En conséquence, il est possible que cette malheureuse catastrophe ait, dans une certaine mesure, des répercussions positives sur la croissance mondiale, si les autorités japonaises parviennent à parer la menace nucléaire.
Trois de nos Fonds FMOQ sont faiblement exposés au marché japonais. Il s’agit du Fonds omnibus FMOQ (2 %), du Fonds de placement FMOQ (1 %) et du Fonds actions internationales FMOQ (8 %). Il faut noter que le pourcentage d’actions nippones a été effectivement réduit au cours des dernières années afin de faire place à celles de pays émergents, les titres de ces derniers étant plus susceptibles de s’apprécier en raison de la performance impressionnante de ces pays en croissance rapide ou nouvellement industrialisés. Il faut aussi préciser que Fiera Sceptre, l’équipe responsable de la gestion active du Fonds actions internationales FMOQ, a choisi de peu investir l’actif du portefeuille de ce dernier au Japon. Elle a surtout privilégié les titres de quelques sociétés nippones axées sur les exportations, plutôt que de détenir des titres d’entreprises locales qui sont sans nul doute sérieusement ébranlées par la calamité qui s’abat sur le pays du soleil levant.
En terminant, nous réitérons qu’il est avantageux d’investir dans des Fonds, car la diversification qui les caractérise permet de réduire les risques inhérents à divers types d’événements, comme ceux qui, malheureusement, viennent de frapper de plein fouet le Japon.

Comme vous le savez, les taux d’intérêt ont beaucoup baissé depuis quelques années. De fait, la tendance baissière remonte au début des années 1980 (voir graphique 1), alors que la plupart des gens devaient payer probablement un taux hypothécaire avoisinant les 15 %. À cette époque, il était également possible d’investir sans risque dans un certificat de placement garanti (CPG) portant intérêt au taux de 13 %.
Ce temps est révolu et bien que les taux d’intérêt soient encore à des niveaux historiquement bas, les économistes ne prévoient pas de hausse fulgurante au cours de la prochaine année. Les banques centrales ont baissé leurs taux directeurs jusqu’à 0 % pendant la crise financière de 2008 – 2009 afin d’insuffler un peu d’oxygène dans leurs économies respectives, mais la reprise économique en cours ne justifie pas encore le retrait complet de ces politiques monétaires stimulatrices. Toutefois, le moment s’avère particulièrement propice pour évaluer l’impact qu’auront les hausses de taux sur vos différents placements.
LES FONDS MONÉTAIRES
Les fonds monétaires rapportent actuellement environ 1,30 %, excluant les frais de gestion. Puisque ceux du Fonds monétaire FMOQ sont de 0,42 %, son rendement net avoisine 0,90 % par année. Ce taux suivra de très près les hausses qui seront décrétées par la Banque du Canada dans les prochains mois, voire dans les prochaines années. En conséquence, les hausses de taux seront favorables pour le Fonds monétaire FMOQ.
LES FONDS D’OBLIGATIONS
Contrairement aux fonds monétaires, les fonds d’obligations ont été les grands bénéficiaires des baisses de taux. Rappelons que le rendement d’un fonds d’obligations est basé sur deux (2) éléments : 1) le coupon (l’intérêt) de l’obligation et 2) l’appréciation de la valeur marchande de celle-ci, lorsque les taux d’intérêt sont à la baisse. La situation est problématique lorsque ces derniers sont à des niveaux planchers : 1) le coupon est alors très faible et 2) la valeur marchande de l’obligation baissera lorsque les taux commenceront à monter.
Puisqu’un fonds de ce type diversifie généralement les échéances de ses obligations (de 1 à 30 ans), ce ne sont pas tant les variations de taux à court terme de la Banque du Canada qui affecteront la valeur des obligations que 1) les expectatives des marchés à moyen et à long terme sur la croissance économique à venir et que 2) des pressions inflationnistes possibles au cours des prochaines années. Les gestes du gouverneur de la Banque du Canada, certes, mais surtout ses discours, auront tout de même un impact sur la courbe des taux.
Plus une obligation est à long terme, plus sa valeur est sensible aux variations des taux d’intérêt. L’indice qui sert de repère aux fonds d’obligations est le DEX Univers. Sa durée* moyenne est de six (6) ans. Sans trop entrer dans les détails, sachez que la durée d’une obligation ou la durée moyenne d’un fonds d’obligations nous permet de mesurer l’impact d’une variation de taux d’intérêt sur la valeur marchande de l’obligation ou du fonds. Pour un fonds dont la durée est de six (6) ans, comme le Fonds obligations canadiennes FMOQ, une hausse de taux de 0,5 % sur toutes les échéances se traduirait par une baisse du Fonds de 3 %, une hausse de 1 % par une baisse de 6 %, et ainsi de suite. Pour obtenir le rendement du Fonds, il faudrait y ajouter le coupon (environ 3,5 % présentement) et en soustraire les frais de gestion (1 %). Une hausse généralisée des taux de 1 % entraînerait donc un rendement de – 3,5 % (3,5 % – 6 % – 1 %). En conséquence, les hausses de taux seront défavorables à court terme pour ce Fonds. Nous parlons bel et bien de court terme, car après la période d’ajustement à la hausse des taux, les fonds d’obligations pourront générer des rendements plus élevés. Si les investisseurs ayant un horizon de placement à court terme doivent se méfier de ces fonds, la situation est beaucoup moins délicate pour ceux qui investissent à long terme, c’est-à-dire sur un horizon de plus de cinq (5) ans.
LES FONDS ÉQUILIBRÉS
Puisque les fonds équilibrés détiennent à la fois des actions, des obligations et des titres de marché monétaire, il faut creuser un peu pour connaître la vulnérabilité des ces fonds face aux hausses possibles de taux.
Le Fonds omnibus FMOQ
Ce Fonds est régulièrement rééquilibré afin de détenir 55 % d’actions et 45 % de titres à revenu fixe. Dans un environnement normal, ceux-ci sont composés de 3 % de marché monétaire et de 42 % de Fonds obligations canadiennes FMOQ. Suite aux baisses de taux et pour réduire l’impact d’une hausse de taux sur ce dernier, il détient plutôt actuellement 10 % de marché monétaire et 35 % de fonds d’obligations. Ainsi, le Fonds omnibus FMOQ est moins sensible aux variations de taux d’intérêt qu’en temps normal.
Le Fonds de placement FMOQ
La répartition d’actifs de ce Fonds varie en fonction des perspectives de ses gestionnaires. Sa proportion de titres à revenu fixe peut fluctuer de 25 à 45 %. Afin de se prémunir contre une hausse de taux, le gestionnaire peut aussi favoriser les titres de marché monétaire, et ce, au détriment des obligations. Actuellement, seulement 25 % du Fonds est en obligations et 5 % en titres de marché monétaire. Conséquemment, le Fonds de placement FMOQ sera très peu affecté par une hausse généralisée des taux et le gestionnaire aura la possibilité d’ajuster la répartition du Fonds pour profiter des occasions qui se présenteront.
Le Fonds revenu mensuel FMOQ
Dans un contexte de hausse de taux, ce Fonds pourrait être plus affecté que les deux autres Fonds diversifiés, car il investit dans des actions à dividende élevé, des actions privilégiées, des obligations ainsi que des titres de marché monétaire. La demande pour les actions à dividende élevé est forte lorsque les taux d’intérêt sont bas, mais il n’est pas exclu que ces titres subissent la « concurrence » de placements plus conservateurs tels que les CPG ou les obligations, si jamais leurs taux d’intérêt étaient bonifiés.
Pour tenir compte de ce contexte, le gestionnaire du Fonds revenu mensuel FMOQ sous-pondère actuellement ses investissements qui sont plus sensibles aux hausses de taux (en l’occurrence les obligations à long terme et les actions privilégiées) et surpondère les placements à court terme ainsi que les actions ordinaires versant un dividende susceptible de s’apprécier au cours des prochaines années. Ainsi, le Fonds revenu mensuel FMOQ serait affecté négativement advenant un ajustement abrupt des taux à la hausse, mais il se tirerait très bien d’affaire si les hausses de taux étaient graduelles et modérées.
CONCLUSION
Il vous faudra tenir compte de ces différents points lorsque vous procéderez à vos prochains investissements. Qu’ils soient effectués dans votre REER, dans votre CELI, ou tout simplement dans des placements non enregistrés, il est important de savoir que les hausses de taux n’affecteront pas tous les placements de la même façon. Il vous appartient d’en tirer parti lors de vos prochaines cotisations.
En terminant, nous vous invitons à jeter un coup d’œil au graphique 2 qui remonte jusqu’à 1935. Tout comme le graphique 1, il présente le rendement à l’échéance d’une série représentative d’obligations canadiennes de plus de 10 ans. Les taux ont beaucoup baissé depuis 1980, mais vous remarquerez que les taux obligataires ont déjà été plus bas. En effet, de 1935 à 1955, soit après la Grande Dépression de 1929, les taux se sont maintenus à des niveaux inférieurs à ceux qui prévalent actuellement. À bien y penser, étant donné la sévérité de la crise financière de 2008 et même si la Banque du Canada recommence à monter timidement son taux directeur, peut-être que les taux obligataires à moyen et long terme ne sont pas prêts à remonter de sitôt.
Comme d’habitude, n’hésitez pas à prendre contact avec votre conseiller afin d’approfondir cet important sujet.

* La durée représente l’échéance moyenne des obligations en tenant compte des coupons qui seront perçus avant l’échéance.
Depuis quelques années, les baisses des taux d’intérêt incitent nombre d’investisseurs à se mettre à la recherche de revenus intéressants. Or, le Fonds revenu mensuel FMOQ, qui a été conçu pour répondre à cette attente, affiche des résultats suffisamment convaincants pour que tout investisseur, peu importe son àge, lui fasse une place de choix dans son portefeuille.
En octobre 2006, nous avons confié la gestion du Fonds revenu mensuel FMOQ aux gestionnaires de Fiera Capital (maintenant Fiera Sceptre) qui étaient regroupés dans cinq équipes distinctes focalisant sur les obligations, sur les actions privilégiées, sur les actions à dividendes, sur les fiducies de revenu ainsi que sur la répartition des actifs. En raison des changements législatifs qui affecteront les fiducies de revenu à compter de janvier 2011, les deux équipes mandatées pour les actions à dividendes et les fiducies de revenu ont été jumelées en une seule chargée des actions à revenu élevé (voir le tableau 1).
Depuis son lancement, le Fonds revenu mensuel FMOQ remporte un succès indéniable et pour cause. En effet, en dépit des soubresauts des marchés, il enregistre un rendement plus qu’intéressant (voir le tableau 2), tout en performant mieux que la très grande majorité des autres fonds à revenu mensuel disponibles (voir le tableau 3). Au 24 septembre 2010, son actif totalisait 82,7 millions $.
Il faut rappeler que ce Fonds ne s’adresse pas uniquement aux personnes retraitées qui doivent décaisser une partie de leurs investissements. Il est vrai que sa distribution de revenu mensuelle, fixée à 0,40$ par part depuis 2006, s’avère attrayante pour ceux qui désirent encaisser régulièrement les revenus générés par leurs investissements. Qui plus est, depuis plusieurs années, la recherche de dividendes élevés est aussi une stratégie de placement intéressante. En effet, à long terme, environ 40 % du rendement total des actions provient des dividendes, et ce pourcentage est encore plus élevé en période de faible rendement boursier. De fait, au fil des ans, les sociétés qui ont pu récompenser leurs actionnaires en augmentant graduellement et systématiquement leurs dividendes, se sont généralement avérées très payantes.
En pratique, le rendement du Fonds revenu mensuel FMOQ est majoritairement composé de dividendes et de gains en capital, une caractéristique qui le rend encore plus attrayant pour des placements dans des régimes non enregistrés. En effet, sur le plan fiscal, il est possible de profiter du crédit d’impôt pour dividendes et du taux d’inclusion de 50 % des gains en capital. Il est également possible d’ajouter ce Fonds à un CELI. Cette option permet de toucher les distributions sans impôt, même lors du décaissement.
Bien entendu, le Fonds peut faire partie de régimes enregistrés (REER, FERR, REEE, REEI, etc.), et ce, pour une raison de diversification, compte tenu de ses différences avec le Fonds omnibus FMOQ et le Fonds de placement FMOQ. Alors que le Fonds revenu mensuel FMOQ est entièrement investi en titres canadiens, les deux autres détiennent des actions aux états-Unis, en Europe, en Asie et dans les pays émergents ; en conséquence, le Fonds revenu mensuel FMOQ ne comporte aucun risque de devise. Bien qu’à long terme, cette stratégie puisse sembler restrictive pour le Fonds revenu mensuel FMOQ, elle ne lui a pas nui depuis son lancement, bien au contraire. De plus, le Fonds revenu mensuel FMOQ est le seul de la famille à détenir des actions privilégiées, des titres que l’on peut considérer comme des hybrides entre les actions ordinaires et les obligations. Les sociétés financières sont de loin les plus grandes émettrices d’actions privilégiées.
La dernière différence notable entre le Fonds revenu mensuel FMOQ et les deux autres réside dans le fait que le gestionnaire investit seulement dans des actions versant de bons dividendes, une « contrainte » à laquelle ne sont pas assujettis le Fonds omnibus FMOQ et le Fonds de placement FMOQ.
Il est à souhaiter que la croissance impressionnante du Fonds revenu mensuel FMOQ perdure et qu’il trouve sa place au sein des portefeuilles de placement, à côté du Fonds omnibus FMOQ et du Fonds de placement FMOQ.
N’hésitez pas à communiquer avec votre conseiller afin de voir comment cet incontournable pourrait s’intégrer à votre portefeuille.
Fonds revenu mensuel FMOQ
Tableau 1 Répartition au 24 septembre 2010
|
Marge de manoeuvre
Répartition des actifs |
|
Min. |
Cible |
Max. |
| Court terme et obligations canadiennes |
20 % |
30 % |
40 % |
| Actions canadiennes |
10 % |
15 % |
20 % |
| Actions canadiennes à revenu élevé |
35 % |
55 % |
65 % |
Tableau 2 – Rendements au 24 septembre 2010
| Année à jour |
1 an |
2 ans |
3 ans |
| 8,90 |
13,85 |
7,62 |
3,53 |
Tableau 3 – Enquête AON sur les divers fonds canadiens 1, 2
|
1 an |
2 ans |
3 ans |
| Quartiles |
1er |
1er |
1er |
1. Comparaison des 50 fonds de revenu mensuel disponibles au Canada
2. Au 31 août 2010 (plus récente information disponible)
Certains médecins s’interrogent encore au sujet des avantages d’exercer leur profession dans le cadre d’une société par actions (SPA). Pourtant, l’incorporation des professionnels est un dossier qui remonte à une quinzaine d’années, alors que les comptables agréés ont été les premiers à se voir reconnaître le droit de pratiquer en cabinet constitué en compagnie. Or, s’il y a des professionnels qui sont particulièrement bien placés pour apprécier les avantages d’une telle pratique, ce sont bien ceux de la lignée de Luca Pacioli, à qui l’on attribue la paternité du premier livre publié sur la comptabilité…
Pour un médecin, le principal avantage de l’incorporation réside assurément dans la réduction de sa charge fiscale qui peut se matérialiser :
a) en reportant l’impôt (sur les sommes laissées dans la SPA) autrement payable sur le revenu de profession qui n’est pas utilisé pour les besoins financiers de la vie courante ; ou
b) en fractionnant les revenus avec des membres de sa famille qui feront partie de l’actionnariat et dont la charge fiscale sera faible ou nulle.
De fait, la situation financière et familiale du médecin revêt une grande importance dans sa décision d’utiliser ou non une SPA dans le cadre de sa pratique professionnelle. Chaque cas devrait faire l’objet d’une analyse appropriée.
Prenons l’exemple d’un omnipraticien dont les revenus professionnels nets sont de 180 000 $1 et dont le coût de vie personnel assumé se chiffre à 65 000 $.
Situation actuelle (sans SPA)
| Revenus imposables |
180 000 $ |
| Contribution REER |
(22 000 $) |
| Impôt à payer + charges sociales2 |
(65 700 $) |
| Montant disponible |
93 300 $ |
| Coût de vie personnel |
(65 000 $) |
| Surplus (épargne) |
28 300 $ |
1 Ce qui suppose des revenus bruts d’environ 220 000 $ et des dépensesd’affaires de 40 000$.
2 Régie des rentes du Québec (RRQ) – Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) – Fonds des services de santé (FSS).
Situation avec SPA
| Situation de la SPA |
|
| Revenus professionnels après dépenses |
180 000 $ |
| Salaire versé au médecin |
(123 000 $) |
| Charges sociales (part de l’employeur) |
(5 900 $) |
| Revenus imposables pour la SPA |
51 100$ |
| Impôt à payer |
(9 700 $) |
| Montant disponible dans la SPA pour investissement |
41 400 $ |
| Situation de l’actionnaire |
|
| Salaire reçu de la SPA par le médecin |
123 000 $ |
| Contribution REER |
(22 000 $) |
| Impôt à payer + charges sociales (part de l’employé) |
(35 400 $) |
| Montant disponible |
65 600 $ |
| Coût de vie |
(65 000 $) |
| Surplus |
600 $ |
Calcul de l’épargne potentielle accumulée sur un (1) an
|
Avec une SPA |
Sans SPA |
Avantage en faveur de la SPA |
| Contribution REER |
22 000 $ |
22 000 $ |
|
| Épargne personnelle |
600 $ |
28 300 $ |
|
| Épargne dans la SPA |
41 400 $ |
|
|
| Total |
64 000 $ |
50 300 $ |
13 700 $ |
Le montant de 41 400 $ laissé dans la SPA représente un report d’impôt. En effet, au moment du retrait de cette somme, un impôt devra être payé par le particulier, et ce,
à un taux d’imposition généralement moindre. Dans le cas présent, on comprend que ce montant n’est pas requis pour assumer les dépenses courantes actuelles.
D’autre part, si le fractionnement des revenus est possible avec les membres de la famille dont le taux d’imposition est faible ou nul, il est possible d’en tirer profit.
Par exemple, en versant le montant de 41 400 $ (impôt et contribution au FSS estimés à 2 750 $) sous forme de dividende à un conjoint ou à un enfant majeur qui n’a aucun autre revenu. Contrairement à un salaire, un dividende versé à un actionnaire n’a pas à être justifié au niveau fiscal.
Cette façon de faire aurait pour effet d’augmenter le montant disponible pour la famille de 10 950 $ (soit 13 700 $ – 2 750 $) dans l’année courante et de créer un avantage immédiat.
Dans notre exemple, le médecin continue de contribuer au REER et d’accumuler des gains au RRQ. En incorporant sa pratique médicale, il ajoute la possibilité de reporter l’impôt sur des sommes non requises pour son coût de vie annuel ou encore de l’augmenter par le principe du fractionnement des revenus avec des membres de sa famille, le cas échéant.
Autres éléments
Une incorporation entraîne une administration supplémentaire (par exemple, une comptabilité liée à la préparation des états financiers, la production de documents fiscaux et les déclarations de revenus).
Il faut également considérer les frais de constitution à payer au moment de l’incorporation, lesquels varient selon la structure et la complexité de la SPA (c’est-à-dire avec ou sans fiducie familiale).
Bien que certaines économies ne soient pas suffisantes pour justifier l’incorporation, elles méritent d’être prises en considération. Par exemple :
- le paiement des primes d’assurance sur la vie du médecin effectué par la SPA (bien que non déductibles, il en coûte ainsi moins cher) ;
- l’acquisition d’équipements ou le paiement de dépenses d’affaires déductibles ou non, tels que les frais de repas, de représentation ou d’adhésion à un club ;
- l’utilisation de la voiture aux fins d’affaires, généralement selon une allocation au kilomètre déductible pour la SPA et non imposable pour l’actionnaire ;
- la prestation consécutive au décès d’un actionnaire dirigeant de 10 000 $ non imposable pour la succession ;
- l’inapplication des restrictions sur les dépenses de bureau à domicile.
Force est de constater qu’il est faux de prétendre que toutes les dettes doivent être payées ou encore qu’il faille laisser une somme substantielle dans la SPA pour rendre l’incorporation rentable. De telles affirmations sont erronées parce qu’elles restreignent les avantages de l’incorporation à une simple question d’impôt différé et omettent de prendre en considé-ration d’autres aspects favorables, comme le fractionnement de revenus ou la présence de placements non enregistrés.
De fait, la décision d’incorporer votre pratique médicale doit être fondée sur une connaissance de vos besoins financiers actuels et des possibilités inhérentes à votre situation familiale, d’où l’importance d’effectuer une évaluation spécifique à votre situation.
Autre considération – le choix du mode de rémunération
Une fois incorporé, l’actionnaire dirigeant doit s’interroger sur la combinaison optimale (salaire et/ou dividendes) pour assumer ses dépenses courantes annuelles.
Dans certains cas, le médecin se versera un salaire afin d’effectuer, entre autres, des contributions à son REER et de cotiser au Régime des rentes du Québec (RRQ). Le surplus disponible après impôt sera conservé par la SPA ; au besoin, il sera versé sous forme de dividendes à l’actionnaire.
Le paiement d’un salaire oblige le versement de charges sociales (RRQ, RQAP, FSS, part de l’employeur et part de l’employé), alors que le versement de dividendes implique un renoncement de cotisation au REER et à la valeur de la cotisation au RRQ3. Toutefois, il faut préciser que dans cette dernière situation, les charges sociales à payer sont inexistantes.
Reprenons l’exemple précédent et supposons qu’il y ait versement d’un salaire ou de dividendes pour assumer des dépenses courantes de 65 000 $.
Situation de la SPA
|
Avec salaire |
Avec dividendes |
| Revenu de la SPA |
180 000 $ |
180 000 $ |
| Salaire versé |
(123 000 $) |
s.o. |
| Charges sociales4 |
(5 900 $) |
0 $ |
| Revenu imposable |
51 100 $ |
180 000 $ |
| Impôt5 |
(9 700 $) |
(34 200 $) |
| Montant disponible |
41 400 $ |
145 800 $ |
| Dividendes versés |
0 $ |
(80 000 $) |
| Surplus laissé dans la SPA |
41 400 $ |
65 800 $ |
3 L’accumulation des gains au RRQ devra être prise en compte pour déterminer la valeur d’une contribution au RRQ, laquelle est de 4 326 $ par employé et employeur en 2010.
4 Part de l’employeur pour le RRQ et le RQAP, et 2,7 % du salaire versé au FSS.
5 Le taux d’impôt est de 19 % (11 % au fédéral et 8 % au provincial) sur les premiers 500 000 $ de revenus actifs annuellement.
Situation de l’actionnaire
|
Avec salaire |
Avec dividendes |
| Revenu personnel |
123 000 $ |
80 000 $ |
| Charges sociales6 |
(2 400 $) |
(500 $) |
| Cotisation REER |
(22 000 $) |
(0 $) |
| Impôt |
(33 000 $) |
(13 400 $) |
| Montant disponible |
65 600 $ |
66 100 $ |
| Coût de vie |
(65 000 $) |
(65 000 $) |
| Surplus budgétaire |
600 $ |
1 100 $ |
6 Part de l’employé pour le RRQ et le RQAP (si un salaire est payé) ainsi que le FSS (si des dividendes sont versés).
En supposant que les dividendes puissent être fractionnés avec les membres de la famille, il serait possible de réaliser des économies supplémentaires.
Par exemple, en versant au médecin et à son conjoint une somme identique de 35 000 $, le montant disponible pour le couple serait de 66 500 $ (après impôt et FSS de 1 750 $ chacun), et le montant laissé dans la SPA serait alors de 75 800 $.
Calcul de l’épargne potentielle accumulée sur un (1) an
|
Avec salaire |
Avec dividendes |
Avec dividendes fractionnés |
| Contribution REER |
22 000 $ |
0 $ |
0 $ |
| Épargne personnelle |
600 $ |
1 100 $ |
1 500 $ |
| Épargne dans la SPA |
41 400 $ |
65 800 $ |
75 800 $ |
| Total |
64 000 $ |
66 900 $ |
77 300 $ |
L’accumulation du capital dans la SPA pourrait servir, lors de la retraite (ou de la préretraite), à couvrir les dépenses courantes, et ce, sans avoir à effectuer des retraits dans les REER, ou encore à payer les études des enfants en leur versant des dividendes dès leur majorité.
Par exemple, l’impôt payable sur le versement d’un dividende de 30 000 $ à un actionnaire n’ayant aucun autre revenu serait de 1 050 $, soit 4 %. En considérant l’impôt de 19 % payé par la SPA, l’impôt combiné serait de 23 %.
Au taux marginal maximum payé, un versement de dividende est imposé à 36,4 %, comparativement à un retrait REER qui, lui, est imposé au taux marginal maximum de 48,2 %, soit un écart favorable de 11,8 % pour les dividendes.
De plus, au plus tard à l’âge de 71 ans, le REER doit être converti en FERR, ce qui nécessite un retrait minimum annuelobligatoire, alors que les sommes accumulées dans la SPA ne sont pas assujetties à une telle contrainte, car elles peuvent y rester tant et aussi longtemps que la SPA existe, et ce, même si le médecin ne pratique plus.
Certains affirment qu’il faut absolument adopter l’approche « salaire » pour pouvoir cotiser au REER et à la RRQ. S’il est vrai que le salaire est nécessaire à la cotisation à ces régimes, il faut aussi savoir que l’actionnaire médecin pourrait décider de ne rien se verser pendant un certain nombre d’années, notamment s’il dispose d’autres revenus ou de placements non enregistrés lui permettant de satisfaire ses besoins financiers. Ainsi, la totalité du montant disponible après impôt pourrait être investie dans la SPA afin d’en reporter le maximum d’impôt.
FACTEURS MILITANT EN FAVEUR DE L’INCORPORATION
1. La présence de placements non enregistrés qui permettent de financer le coût de vie en laissant des sommes plus importantes dans la SPA, ce qui augmente l’avantage de l’impôt différé.
2. Le taux d’imposition moindre de la SPA qui permet d’y investir des montants plus élevés.
3. La création d’une SPA qui s’avère fort intéressante dès que les revenus professionnels après impôt et la contribution au REER excèdent ce dont le médecin a besoin pour vivre.
4. Plus le niveau de vie est bas, plus l’incorporation s’avère avantageuse, car le médecin dispose d’une épargne additionnelle.
5. La possibilité de fractionner le revenu avec des membres de la famille (conjoint, enfant majeur) dont le taux d’imposition est faible ou nul.
6. Le faible taux d’imposition d’un actionnaire dont les revenus sont exclusivement constitués de dividendes.
7. Contrairement au REER qui doit être converti en FERR lorsque le bénéficiaire atteint l’âge de 71 ans, obligeant ainsi les retraits annuels, il n’y a aucune obligation de conversion ni de retrait dans la SPA.
EN CONCLUSION
Le Service de la planification financière de la société Les Fonds d’investissement FMOQ inc. peut vous aider à faire l’analyse de votre situation personnelle. Vous profiterez d’une évaluation personnalisée quant à l’incorporation de votre pratique médicale, ou encore de conseils quant aux stratégies fiscales les plus avantageuses, si vous êtes déjà incorporé. Renseignez-vous sur notre forfait à honoraires fixes (300 $ plus taxes).
| Votre société est déjà constituée ? Bravo ! Vous devez maintenant vous assurer de tirer pleinement bénéfice des avantages que procure votre société constituée aux fins de regrouper les revenus de votre pratique médicale. N’hésitez pas à nous consulter à ce sujet. |
e Fonds omnibus FMOQ, qui vient tout juste de fêter son 30e anniversaire, a été créé par un groupe de médecins omnipraticiens qui souhaitaient offrir à leurs confrères et à leurs consœurs un véhicule de placement abordable, diversifié comme une caisse de retraite doit l’être, et susceptible d’offrir un bon rendement ajusté pour le risque à long terme.
Sans l’ombre d’un doute, le Fonds omnibus FMOQ a livré la marchandise, car il a généré un rendement annuel composé de 9,84 % sur 30 ans (tableau 1), période au cours de laquelle il n’a affiché un rendement négatif qu’à deux occasions, soit en 2002 et 2008 (tableau 2). En pratique, une somme de 1 000 $ investie le 1er janvier 1980 dans le Fonds omnibus FMOQ valait 16 703 $ le 31 décembre 2009.
Force est de constater que les médecins omnipraticiens qui ont choisi ce Fonds pour bâtir leur capital-retraite se sont fort bien tirés d’affaire. Le tableau 3 permet d’apprécier la valeur d’un REER accumulé par un médecin ayant toujours investi le maximum permis annuellement dans le Fonds, et ce, au début de chaque année. Les données tiennent évidemment compte de la limite de cotisation annuelle qui prévalait à l’époque et qui a récemment été haussée de façon plus substantielle. De fait, sur 30 ans, 351 000 $ ont pu être investis dans ce REER et le Fonds omnibus FMOQ a permis de faire croître cette mise de fonds pour atteindre 1 076 100 $.
Bien que la croissance semble avoir été plus forte pendant les années 1980 (tableau 4), il est important de tenir compte de l’inflation dans un tel exercice. Ce faisant, il appert que les années 1990 se sont avérées encore plus enri-chissantes que la décennie précédente, période pendant laquelle l’inflation était beaucoup plus problématique.
Pour ce qui est des 10 premières années du nouveau millénaire, le marché des actions et, dans une moindre mesure, celui des obligations, ont été moins profitables, en raison d’un écart de rendements provoqué essentiellement par les actions étrangères qui ont généré une perte pour la période de 2000 à 2009, alors qu’elles avaient été les « championnes » de la croissance entre 1980 et 1999. Depuis 10 ans, vos cotisations versées dans le Fonds omnibus FMOQ s’élèvent à 165 000 $ et ont progressé pour atteindre 203 912 $. Ce résultat est attribuable à trois facteurs principaux :
1) le rendement : la dernière décennie a permis de dégager un rendement annuel de seulement 4 %, alors que le Fonds omnibus FMOQ avait grimpé en moyenne de 12,89 % par année, de 1979 à 1999 ; les bourses mondiales sortent d’ailleurs de leur pire décennie depuis la Grande dépression des années 30 ;
2) le temps : plus la période observée est longue, plus l’effet des rendements composés prend de l’importance ;
3) la séquence des rendements : le plafond REER ayant beaucoup augmenté dans les dernières années, l’importante baisse de l’année 2008 a affecté une part plus importante du capital accumulé.
Ce dernier facteur devrait d’ailleurs encourager les investisseurs plus jeunes qui ont été déçus, voire découragés par les maigres rendements des 10 dernières années. Une mauvaise décennie (comme celle que nous venons de traverser) est moins pénalisante pour le capital-retraite lorsqu’elle survient en début de carrière, soit pendant la période où le capital détenu est moins élevé. D’où l’importance, pour tout investisseur avisé, de réviser sa stratégie de placement et la répartition des éléments d’actif de son portefeuille au fur et à mesure qu’il approche de la phase de décaissement de son capital-retraite.
Nos conseillers sont les professionnels tout désignés pour faire le point avec vous sur ce sujet, et à la lumière de votre situation personnelle. N’hésitez pas à prendre contact avec eux.
Le Fonds omnibus FMOQ est un Fonds diversifié composé de titres du marché monétaire canadien, d’obligations canadiennes, d’actions canadiennes, d’actions américaines et d’actions étrangères. Ses objectifs de placement sont de procurer un revenu modéré et une appréciation du capital à long terme. Il s’adresse aux investisseurs ayant un horizon de placement de plus de 5 ans, qui recherchent des placements dont le risque se qualifie de moyen.
1) Rendements annuels composés du Fonds omnibus FMOQ au 31 décembre 2009
| 1 an |
16,5 % |
20 ans |
7,7 % |
| 5 ans |
4,1 % |
25 ans |
8,7 % |
| 10 ans |
4,0 % |
30 ans |
9,8 % |
| 15 ans |
7,3 % |
|
|
2) Cotisation REER maximale, rendement du Fonds omnibus FMOQ et taux d’inflation
| Année |
Cotisation maximale |
Rendement |
Taux d’inflation |
| 1980 |
4 500 $ |
22,5 % |
12,2 % |
| 1981 |
4 500 $ |
6,1 % |
11,3 % |
| 1982 |
4 500 $ |
29,0 % |
8,2 % |
| 1983 |
4 500 $ |
14,6 % |
5,5 % |
| 1984 |
4 500 $ |
8,0 % |
3,5 % |
| 1985 |
7 500 $ |
21,5 % |
4,4 % |
| 1986 |
7 500 $ |
11,7 % |
4,0 % |
| 1987 |
7 500 $ |
6,5 % |
4,0 % |
| 1988 |
7 500 $ |
10,3 % |
4,3 % |
| 1989 |
7 500 $ |
13,7 % |
5,5 % |
| 1990 |
7 500 $ |
1,7 % |
6,9 % |
| 1991 |
11 500 $ |
21,9 % |
1,6 % |
| 1992 |
12 500 $ |
4,2 % |
2,0 % |
| 1993 |
12 500 $ |
19,1 % |
1,3 % |
| 1994 |
13 500 $ |
0,0 % |
0,6 % |
| 1995 |
14 500 $ |
17,3 % |
1,6 % |
| 1996 |
13 500 $ |
16,4 % |
2,2 % |
| 1997 |
13 500 $ |
16,1 % |
1,1 % |
| 1998 |
13 500 $ |
9,8 % |
0,7 % |
| 1999 |
13 500 $ |
12,0 % |
2,2 % |
| 2000 |
13 500 $ |
4,1 % |
3,0 % |
| 2001 |
13 500 $ |
2,0 % |
1,4 % |
| 2002 |
13 500 $ |
-8,6 % |
4,5 % |
| 2003 |
14 500 $ |
15,2 % |
1,3 % |
| 2004 |
15 500 $ |
8,3 % |
2,0 % |
| 2005 |
16 500 $ |
10,1 % |
2,8 % |
| 2006 |
18 000 $ |
10,6 % |
1,1 % |
| 2007 |
19 000 $ |
2,1 % |
2,2 % |
| 2008 |
20 000 $ |
-15,6 % |
1,1 % |
| 2009 |
21 000 $ |
16,5 % |
1,9 % |
3) Investissement + gain = valeur totale du REER
| Période |
Montant investi |
Gain |
Valeur du REER |
| 30 ans |
351 000 $ |
725 110 $ |
1 076 110 $ |
| 25 ans |
328 500 $ |
469 650 $ |
798 150 $ |
| 20 ans |
291 000 $ |
273 268 $ |
564 268 $ |
| 15 ans |
233 500 $ |
120 804 $ |
354 304 $ |
| 10 ans |
165 000 $ |
38 912 $ |
203 912 $ |
| 5 ans |
94 500 $ |
8 809 $ |
103 309 $ |
4) Rendements annuels composés par décennie
|
1980-1989 |
1990-1999 |
2000-2009 |
| Actions canadiennes (S&P TSX)* |
12,2 % |
10,6 % |
6,2 % |
| Actions étrangères (MSCI Monde)* |
19,8 % |
14,4 % |
-2,6 % |
| Obligations canadiennes (DEX)* |
13,1 % |
10,1 % |
6,7 % |
| Fonds omnibus FMOQ |
14,2 % |
11,6 % |
4,0 % |
| Inflation (IPC) |
6,3 % |
2,0 % |
2,1 % |
* Rendement de l’indice, avant frais de gestion, en dollars canadiens, incluant le réinvestissement des dividendes.
L’année 2009 a très mal débuté avec, en janvier et en février, des pertes qui laissaient présager une année aussi pénible que le fut 2008 pour les investisseurs. Toutefois, à compter de mars, le revirement n’a été rien de moins que sensationnel. L’heure est maintenant au bilan : retour sur deux années marquées par une extrême volatilité.
Alors que la Bourse américaine commençait déjà à éprouver des difficultés à l’automne 2007, la Bourse canadienne, elle, poursuivait sur sa lancée, principalement grâce au cours du pétrole qui a continué de grimper jusqu’en juin 2008. La crise financière s’est ensuite propagée rapidement à l’échelle de la planète. Les cours du pétrole et des autres matières premières ont alors chuté fortement, entraînant la Bourse canadienne, toujours fortement pondérée en titres de ressources. La baisse a été brutale dans tous les secteurs et pour tous les types d’actions et d’obligations de sociétés. Seules les obligations gouvernementales de premier ordre ont résisté à la débâcle.
De leur sommet de 2007-2008 à leur creux du 6 mars 2009, les titres boursiers des plus importantes sociétés mondiales ont chuté de 50 à 60 %. Durant cette période, les valeurs unitaires des parts des Fonds omnibus et de placement FMOQ ont chuté de 25 %.
Les Bourses ont alors amorcé une forte remontée, encouragées par une foule de stimuli (baisse des taux d’intérêt, aides fiscales, plans de sauvetage, etc.). Les statistiques économiques printanières ont alors confirmé les dires des tenants de la thèse selon laquelle le pire était passé et aux yeux de qui une deuxième grande dépression, semblable à celle de 1929, était improbable.
La Bourse canadienne a remonté de 57 % depuis son creux de mars; celle des États-Unis a même fait un bond de 67 %. Le revirement a été d’autant plus spectaculaire que les trois quarts de la hausse ont été enregistrés pendant les trois premiers mois de la reprise. En dépit de ces gains impressionnants et appréciés, les Bourses sont encore assez loin de leurs sommets d’avant la crise. Il faut en effet noter qu’après avoir connu une baisse de 50 %, une remontée de 100 % s’avère nécessaire pour revenir au point de départ ! En conséquence, la Bourse canadienne devra encore gagner 29 % avant de pouvoir célébrer un nouveau sommet historique, tandis que celle de nos voisins du sud devra grimper de 41 % simplement pour revenir à sa valeur d’octobre 2007.
Ces fortes fluctuations boursières ont permis aux Fonds équilibrés FMOQ, plus particulièrement les Fonds omnibus et de placement FMOQ, de gagner des adeptes. En effet, bien qu’ils aient baissé de 25 % durant le pire de la crise, leurs gestionnaires ont su saisir les occasions qui se sont présentées, entre autres en achetant des actions à bons prix pendant l’automne et l’hiver. Ce faisant, les Fonds concernés ont rebondi rapidement dès le début de la reprise, en mars.
Malgré le fait que les Bourses auront potentiellement encore besoin de quelques années pour retrouver leurs sommets respectifs, on peut tout de même affirmer qu’il ne manque que 4 % au Fonds omnibus FMOQ et 3 % au Fonds de placement FMOQ pour recouvrer les leurs. Il faut également souligner que plusieurs clients des Fonds FMOQ ont continué à investir mensuellement en dépit des fortes fluctuations. Ils ont ainsi amélioré leur sort, car ils ont acheté plus d’unités alors que leurs prix étaient à la baisse.
À la lecture de leur relevé de placement de décembre, plusieurs constateront avec plaisir et fierté que les 10 derniers mois de 2009 leur ont permis d’effacer les dégâts de l’affreuse récession de 2008-2009.
L’expérience de ces deux dernières années permet de formuler quelques suggestions pertinentes en vue de futurs investissements :
- un programme d’achats réguliers permet de profiter automatiquement des fluctuations boursières ;
- il faut avoir la discipline de rééquilibrer son portefeuille de placements, c’est-à-dire acheter des actions lorsqu’elles ont baissé et en vendre à la suite de hausses significatives ;
- la très grande majorité des investisseurs ayant énormément de difficulté à mettre en pratique la suggestion précédente, l’achat d’unités de fonds communs de placement équilibrés s’avère une option judicieuse, ceux-ci étant automatiquement rééquilibrés au fil du temps.
Maintenant que les marchés ont remonté et que la panique s’est dissipée, il est tout à fait approprié de réviser l’ensemble de vos investissements avec votre conseiller des Fonds FMOQ afin de vous assurer de l’adéquation entre, d’une part, le contenu de votre portefeuille et, d’autre part, votre profil d’investisseur et vos objectifs de placement.
|
Date du
sommet / Valeur |
Date du creux / Valeur |
Baisse (%) |
Remontée (%) |
Gain requis pour retrouver le sommet (%) |
Bourse canadienne
(S&P/TSX) |
6 juin 2008
15 155 |
3 mars 2009
7501 |
– 50
|
+ 57
|
+ 29
|
Bourse américaine
(S&P 500) |
11 octobre 2007
1 576 |
6 mars 2009
666 |
– 58
|
+ 67
|
+ 41
|
Fonds omnibus
FMOQ |
6 juin 2008
100 000 $ |
6 mars 2009
74 700 $ |
– 25
|
+ 29
|
+ 4
|
Fonds de
placement FMOQ |
6 juin 2008
100 000 $ |
6 mars 2009
75 000 $ |
– 25
|
+ 30
|
+ 3
|
|
Dans la dernière édition de ce bulletin, nous avons abordé la diversification des différents Fonds FMOQ qui s’avère d’autant plus vigilante que la gestion de ces derniers est confiée à plusieurs firmes de conseillers en placement. Dans ce numéro, nous jetons un regard sur façon dont la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. sélectionne et encadre ces derniers.
C’est le conseil d’administration (CA) de la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. qui a la responsabilité du choix des conseillers en placement des Fonds FMOQ. Deux comités importants relèvent du CA, soit le comité de placement et le comité de revision de la structure des Fonds.
Comité de placement
Ce comité est composé de tous les administrateurs de la société, d’un représentant de l’Association des optométristes du Québec et de quelques membres de la direction de la société. Les membres du comité se rencontrent tous les trois mois afin de suivre les performances des conseillers en placement et de s’assurer du respect des politiques de placement sur lesquelles sont fondés tous les mandats de gestion des Fonds FMOQ. Les membres du comité rencontrent aussi un représentant de chacune des firmes de conseillers en placement, et ce, au moins une fois par année. Aux fins de l’exécution de son mandat, le comité de placement est épaulé par une firme d’experts-conseils reconnue, Aon Conseil. Celle-ci travaille étroitement avec de nombreuses caisses de retraite, compagnies d’assurances et sociétés de fonds de placement, tant pour le suivi que pour la sélection de firmes de gestion de placements institutionnels. De cette façon, le comité de placement s’assure de la pertinence et de la rigueur de ses recommandations au CA.
Comité de révision de la structure des Fonds
Comme sa désignation l’indique, le mandat de ce comité consiste à réviser la structure de gestion des Fonds FMOQ. En plus d’examiner les politiques de placement et la répartition des mandats entre les différents styles de gestion et les conseillers en placement, il tente de trouver de nouvelles façons d’améliorer le positionnement des Fonds FMOQ. Ce comité prépare ses recherches et fonde ses recommandations sur diverses analyses effectuées par la direction de la société ainsi que sur l’expertise des différents consultants chevronnés auxquels il fait appel. Il rencontre même les diverses firmes de gestion afin de les évaluer et d’approfondir sa compréhension des occasions de placement susceptibles de profiter aux Fonds FMOQ. Lorsque nécessaire, il recommande au CA de modifier des mandats de gestion ou de remplacer certains conseillers en placement et de faire appel à de nouveaux.
L’organigramme ci-dessous illustre la structure expliquée dans ce texte qui complète notre série d’articles sur les Fonds FMOQ. Si vous avez besoin de plus amples renseignements ou de précisions, n’hésitez pas à communiquer avec nous. Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes vos questions.

Vous avez été nombreux à vous questionner sur le travail des conseillers en placement des Fonds FMOQ lors de la récente débâcle boursière. Nombre de participants tenaient en effet à savoir s’il y avait un capitaine à bord du navire ou si les Fonds risquaient d’être complètement emportés par la tempête.
Sachez qu’il n’y avait pas qu’un seul capitaine à bord, mais bien de nombreuses équipes de spécialistes en placement à l’œuvre, qui n’ont ménagé aucun effort pour amenuiser les impacts de la crise et préparer les Fonds à une reprise éventuelle.
Pour chaque Fonds FMOQ, la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. (le gestionnaire) détermine des objectifs de placement et la stratégie de placement pour les atteindre. Pour ce faire, le gestionnaire choisit plusieurs conseillers en placement externes à qui il confie le mandat de sélectionner des titres (actions, obligations et titres à court terme ou marché monétaire) à inclure dans chacun des Fonds FMOQ. Puisque ceux-ci sont constitués de titres choisis par plusieurs conseillers en placement ayant des styles de gestion différents et complémentaires, il s’ensuit une bonne diversification.
Dès lors, les participants risquent moins de subir les contrecoups des insuccès d’un seul conseiller en placement qui pourrait s’être trompé dans son analyse d’un secteur économique ou d’un titre en particulier. L’année 2008 a démontré que même de réputés conseillers en placement peuvent mal évaluer l’ampleur d’une crise financière et ses effets catastrophiques sur de nombreux titres. D’importants conseillers en placement ont en effet augmenté leurs positions alors que les titres chutaient en Bourse, prétextant que si le titre offrait une bonne valeur à 100 $, il était judicieux d’en acheter davantage à 75 $, puis à 50 $, puis à 25 $, etc.
L’exemple de Citigroup est éloquent : l’action de ce géant financier américain valait plus de 50 $ à l’été 2007, avant de s’effondrer jusqu’à 1 $ en mars 2009. Dans le jargon de la gestion de placement, on appelle ce genre de désastre « une torpille ». Ceci signifie qu’un seul titre peut non seulement venir effacer les autres bons coups dans le portefeuille, mais également détruire une longue série de rendements enviables.
Afin de s’assurer d’une bonne diversifi-cation, certains conseillers en placement sélectionnent uniquement les titres de plus petites entreprises (petite capitalisation), tandis que d’autres se concentrent sur les plus importantes sociétés (grande capitalisation). Le potentiel de croissance des plus petites entreprises est souvent plus grand, mais aussi plus risqué, ce qui se traduit par des fluctuations plus importantes des valeurs en Bourse. Pour cette raison, on trouve présentement 15 % de titres à petite capitalisation contre 85 % de titres à grande capitalisation dans les différents Fonds FMOQ. Les principaux styles de gestion (valeur, croissance, momentum) sont aussi tous représentés.
Pour chaque conseiller en placement, le gestionnaire a une politique de placement qui précise entre autres la proportion maximale pouvant être investie dans un seul titre, le nombre de secteurs économiques à couvrir, les types de placement à privilégier ou à éviter, ainsi que l’objectif de rendement du mandat. Le conseiller en placement est tenu de respecter la politique et le gestionnaire s’en assure constamment.
Certains conseillers en placement ont pour mandat de répliquer tout simplement le rendement d’un indice donné (gestion indicielle), alors que d’autres doivent répliquer un indice tout en y apportant quelques améliorations visant à battre le rendement d’un indice donné (gestion indicielle plus). Finalement, d’autres conseillers ont beaucoup plus de latitude dans la construction de leurs portefeuilles (gestion active). En contrepartie, une plus value plus importante est généralement exigée de ces derniers afin de compenser le risque actif, c’est-à-dire une déviation par rapport à l’indice.
Pour connaître du succès, un conseiller en placement à gestion active doit :
• surpondérer les meilleurs secteurs économiques (pétrole, services financiers, soins de santé, etc.), c’est-à-dire augmenter en quantité les titres de ces secteurs dans le portefeuille en tenant compte de leur importance relative ;
ou
• sélectionner les titres susceptibles de mieux faire dans chacun des secteurs.
Pour y arriver, il s’appuie généralement sur un modèle quantitatif qui n’est ni plus ni moins qu’un filtre permettant de classer les nombreux titres des différentes Bourses en fonction de plusieurs critères (niveau d’endettement, croissance des bénéfices, ratio cours/bénéfice, etc.). Pour les titres qui « passent le filtre », une analyse fondamentale s’impose ensuite. Celle-ci comprend plusieurs étapes : rencontre avec la direction, visite chez les clients ou fournisseurs, étude exhaustive des bilans financiers, projections financières en fonction de plusieurs scénarios, situation concurrentielle, etc.
Si certains conseillers en placement privilégient une gestion de type ascendante (bottom-up),d’autres optent plutôt pour une gestion de type descendante (top-down).
La gestion de type ascendante focalise sur la constitution du portefeuille en analysant d’abord les titres en profondeur en vue de les conserver tout au long du cycle économique. Elle vise la réalisation d’un rendement donné à travers l’ensemble du cycle, au fur et à mesure que le plan d’affaires de l’entreprise est mis en œuvre et que les marchés prennent conscience des bénéfices créés.
La gestion de type descendante assoit le processus de sélection de titres sur une opinion macroéconomique. Le choix des titres et des secteurs est fortement influencé par l’état du cycle économique (reprise ou ralentissement). Ce style de gestion est susceptible de conduire à d’importantes déviations sectorielles, car certains secteurs font traditionnellement mieux en période de croissance économique (les « cycliques » comme le pétrole et les matériaux), alors que d’autres secteurs font mieux en période de ralentissement (les « défensifs » comme les soins de santé et les biens de consommation).
Comme nous l’avons expliqué dans le dernier numéro (mars 2009), les trois Fonds FMOQ diversifiés ont des répartitions d’actifs différentes. De plus, pour le Fonds omnibus FMOQ, la répartition se fait systématiquement vers la cible désirée, alors que pour le Fonds de placement FMOQ et le Fonds revenu mensuel FMOQ, c’est un conseiller en placement qui a le mandat de dévier de la répartition cible, en tentant de profiter des occasions qui se présentent.
En conclusion, il y a plusieurs éléments qui différencient les divers mandats de gestion des Fonds FMOQ.
Si vous souhaitez en savoir plus sur les conseillers en placement des Fonds FMOQ, visitez la section « Conseillers en placement » de notre site Internet (www.fondsfmoq.com) ou communiquez avec votre conseiller qui se fera un devoir et un plaisir de répondre à vos questions.
Soyez assuré d’une chose : la Société de gérance des Fonds FMOQ inc. ne prétend pas être en mesure de prévoir l’avenir ni les rendements de l’an prochain, mais elle s’assure de contrôler ce qui lui est possible de contrôler, soit :
1) la gestion des risques, en confiant la gestion des Fonds FMOQ à une brochette impressionnante de conseillers en placement chevronnés aux styles de gestion différents et complémentaires ;
2) ses coûts, ce qui vous permet de bénéficier de Fonds dont les frais de gestion se situent parmi les plus bas de l’industrie et, par le fait même, d’une forte valeur ajoutée dans votre portefeuille.
Dans le prochain numéro, nous verrons comment la Société de gérance des Fonds FMOQ inc.effectue un suivi serré de la gestion de ses conseillers en placement et comment elle tente constamment d’améliorer ses Fonds en les adaptant à un contexte en constante évolution.
Depuis l’automne dernier, on peut difficilement passer une journée sans entendre parler, lire ou voir à la télé un reportage ou une manchette qui fait écho à la crise économique qui sévit à l’échelle de la planète. Seule bonne nouvelle, que tout le monde semble vouloir ignorer, l’histoire nous enseigne que chaque crise connaît un dénouement et celle que nous traversons ne fera donc pas exception.
À chaque jour qui passe – et avec une constance alarmante – le portrait général de l’économie mondiale ne fait que s’assombrir.
Chaque nouvelle prévision d’économistes nous apprend que la récession va être plus grave que ce qui avait été jusque-là escompté, qu’elle sera plus longue que prévu et que la reprise sera beaucoup moins rapide et spectaculaire qu’on ne l’anticipait.
De plus en plus, certains évoquent même, sans scrupule aucun, le spectre de la réédition de la Grande dépression des années 30. S’il s’agit certes d’une analogie évocatrice, elle est cependant nettement exagérée.
Le monde a changé depuis les années 30, celui de la finance et de l’économie aussi. Pas toujours pour le mieux, comme les derniers dérapages du papier commercial adossé à des actifs nous l’ont brutalement rappelé, mais, de façon générale, les hommes ont appris de leurs erreurs et le système financier est beaucoup mieux outillé aujourd’hui pour faire face à la crise qu’il ne l’était à l’époque.
Une crise sans précédent
Il faut d’abord rappeler quelques éléments qui ont caractérisé la plus grave crise économique de l’histoire moderne. La crise de 1929 a pris son origine avec le krach boursier d’octobre 1929, lorsque la bourse newyorkaise s’est littéralement effondrée. Ce krach s’est poursuivi durant trois ans, au cours desquels la valeur moyenne des titres a chuté de 80 %.
Beaucoup de petits investisseurs avaient emprunté à la banque pour « jouer » à la bourse et beaucoup de banques avaient elles-mêmes investi directement à la bourse. De 1930 à 1933, quelque 9 000 banques américaines ont fait faillite, entraînant avec elles 15 % de l’épargne totale aux États-Unis.
Comme cela a été le cas en octobre et novembre derniers, on s’est retrouvé durant les années 30 dans une situation de « credit crunch ». Les banques n’avaient plus de liquidités pour financer les individus et les entreprises et elles ont ainsi provoqué une incroyable cascade de faillites.
La production industrielle a été complètement paralysée et a chuté de 50 % en trois ans. Le taux de chômage a explosé pour atteindre 25 % et le produit intérieur brut américain a lui-même enregistré une baisse de 33 %.
Misère et pauvreté
Les prix des denrées agricoles et des matières premières ont chuté de plus de 25 %. Les fermiers du « middle-west » américain ont à peu près tous fait faillite et ont migré dans le plus total dénuement vers les centres urbains.
On parle ici de conditions extrêmes. Il n’existait à l’époque aucun filet social capable d’alléger la misère humaine. La cohorte de millions de chômeurs vivait de mendicité et s’alimentait dans les soupes populaires improvisées.
Ce n’est qu’en 1933, avec l’élection de F.D. Roosevelt et la mise en oeuvre de son « new deal » que la situation a cessé de se détériorer. Pour enrayer la crise, le nouveau président a engagé le pays dans un vaste chantier: construction de nouveaux barrages, de nouvelles routes, d’hôpitaux et d’écoles.
L’État devait intervenir pour redonner du travail aux citoyens américains afin qu’ils se remettent à dépenser, ce qui s’est fait progressivement jusqu’en 1939. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et la mise en place d’une redoutable industrie militaire a alors mobilisé le pays. En 1945, la Grande dépression était devenue chose du passé.
Des paramètres bien différents
La Grande dépression des années 30 a été sans conteste la plus grave crise économique de l’histoire contemporaine. Elle ne s’est pas limitée aux seuls États-Unis, tous les pays européens et latino-américains ont été également foudroyés.
Une des raisons de cette détérioration généralisée a été la mise en place systématique de mesures protectionnistes. Tous les pays frappés par la crise tenaient absolument à protéger leurs rares industries qui opéraient toujours en érigeant des barrières tarifaires pour empêcher l’arrivée de produits étrangers concurrents. Un repli sur soi qui n’a fait qu’aggraver le problème.
Le ralentissement économique que nous observons aujourd’hui à l’échelle planétaire est lui aussi important, mais il n’y a aucune espèce de commune mesure entre le contexte des années 30 et celui qui nous préoccupe actuellement.
Même si les pronostics ont tendance à varier et à devenir plus sombres de jour en jour, le Fonds Monétaire International (FMI) prévoit toujours que l’économie mondiale devrait se contracter de 1 % en 2009, après avoir enregistré un taux de croissance respectable de 3,2 % en 2008.
Le FMI prévoit que l’économie des pays les plus industrialisés va connaître un repli moyen de 3 % à 3,5 % en 2009. Aux États-Unis, on anticipe toujours un taux de croissance négatif de 2,6 % pour l’année en cours.
Comme on le constate, aussi virulente que la crise puisse paraître, on est loin de la situation qui prévalait entre 1930 et 1933 lorsque le PIB américain a reculé de 33 % et que l’économie mondiale s’est contractée de quelque 15 %.
Au Canada, selon les dernières prévisions disponibles, on estime que l’activité économique devrait se replier de 2,5 % en 2009 avant de reprendre progressivement une voie ascendante en 2010. En 1930, le PIB canadien avait enregistré une chute de 13 %, faut-il rappeler.
Filet social
Autre paramètre qui ne supporte pas la comparaison, le chômage. Durant la crise des années 30, le taux de chômage était de 25 % aux États-Unis, il est aujourd’hui à 8,1 %. À l’époque, faut-il le rappeler, les chômeurs étaient des indigents qui ne pouvaient compter sur aucune autre assistance financière que la charité.
Aujourd’hui, même s’ils vivent un drame humain personnel déchirant, les chômeurs peuvent bénéficier de prestations d’aide qui leur permettent de survivre sans avoir à quémander. Ultimement, lorsqu’ils auront épuisé ces ressources, ils auront droit à une forme d’assistance sociale minimale.
Au Québec, on estime que la récession va entraîner la perte de 62 000 emplois en 2009. Le taux de chômage qui était tout juste sous la barre des 8 % devrait atteindre la marque des 9,1 % à la fin de l’année. Lors de la récession de 1982, le Québec affichait un taux de chômage de plus de 14 %, doit-on relativiser.
Stabilisation financière
Si la crise financière et boursière qui a plongé le monde en état de choc au cours de l’automne dernier a des origines semblables à celle de 1929, ses effets ne seront pas aussi durables que lors de la Grande dépression des années 30.
À l’époque, lorsque les banques ont fait massivement faillite et que les liquidités ont subitement et cruellement fait défaut, les autorités monétaires, tant américaines qu’européennes, sont restées totalement neutres. Le système, croyait-on à l’époque, allait se régénérer de lui-même.
L’histoire nous a démontré que l’action énergique des banques centrales est déterminante lorsque survient une crise. On l’a vu lors du krach boursier de 1987. Dès le jour qui a suivi le krach du 17 octobre, la Banque centrale américaine et les autres banques centrales européennes ont injecté massivement des liquidités dans le système pour permettre aux courtiers de payer leurs clients qui vendaient en panique.
Parallèlement, on a réduit de façon systématique les taux d’intérêt pour permettre un plus grand accès au crédit. Cette intervention musclée a permis de calmer le jeu et d’empêcher même l’avènement d’une récession que tous et chacun appréhendaient.
Lorsque la crise financière a éclaté cet automne, toutes les banques centrales ont coordonné leurs efforts pour en réduire le choc. On a injecté des centaines de milliards de dollars pour solidifier le bilan d’institutions financières sérieusement menacées de disparaître et on a mis les liquidités disponibles pour répondre à la demande des consommateurs et des entreprises.
Marchés boursiers : Le temps fait son œuvre
Mis à part le cas extrême de 1929, toutes les récessions d’après-guerre ont eu une durée de vie moyenne de 11 mois. L’actuelle récession sera vraisemblablement plus longue que la moyenne, mais elle ne devrait pas excéder l’année 2009, selon l’opinion générale des prévisionnistes.
Historiquement, les marchés boursiers anticipent de six mois la fin d’un cycle de contraction économique. C’est donc dire que les marchés devraient eux-mêmes retrouver de façon plus stable et durable un mode haussier à partir du deuxième semestre de l’année. Depuis 1950, la bourse américaine a enregistré 11 situations de marchés baissiers*, durant lesquelles l’indice S&P 500 a reculé de 32 % en moyenne. La durée de ces marchés négatifs a été de 12 mois en moyenne.
Lorsque les marchés mettent un terme à leur descente et se remettent à progresser, l’indice S&P 500 a historiquement réussi à produire un rendement moyen de 29,5 % en 12 mois et de 42,3 % en 24 mois. C’est donc dire qu’il faut habituellement compter deux ans avant que le marché récupère la presque totalité des pertes qu’il a enregistrées. Cet autre enseignement de l’histoire récente rappelle donc aux investisseurs que la patience est payante lorsqu’on laisse tout simplement le temps faire son oeuvre.
* pour les détails de ces 11 marchés baissiers, vous référer à notre article du Bulletin trimestriel de septembre 2008.