Isabelle Gaboury Professeure titulaire et chercheuse – Université de Sherbrooke
Avec la collaboration de :
Marie-Eve Michaud – Directrice-conseil Solutions cliniques
Anick Dubois – Vice-présidente adjointe Solutions cliniques
Faire une différence pour vos patients et pour vous-même
Avez-vous déjà tenté de mettre en place l’accès adapté dans votre clinique… mais sans obtenir les résultats espérés ? Vous n’êtes pas seul : plusieurs cliniques ont essayé d’adopter le modèle, mais sans toujours réussir à améliorer de façon tangible et durable l’accès. Alors, qu’est-ce qui fait la différence entre la mise en œuvre du modèle d’accès adapté qui « tient la route » et un projet qui s’essouffle après quelques mois ?
Plus qu’un modèle : une transformation de la pratique
L’accès adapté, c’est d’abord une façon de reprendre le contrôle de votre offre de rendez-vous, réduire le stress lié aux listes d’attente et offrir à vos patients un suivi davantage en continu avec leur médecin et équipe de soins. Les médecins qui pratiquent pleinement selon le modèle d’accès adapté rapportent une charge mentale allégée, une organisation plus fluide du travail quotidien et un plus grand sentiment d’équité dans leur équipe. Grâce à un meilleur équilibre entre l’offre et la demande, les rendez-vous sont disponibles plus rapidement et les patients ont accès à leur propre médecin plutôt qu’à une consultation sans rendez-vous avec un professionnel qui connait moins leur histoire. Résultat : des suivis plus pertinents, une relation renforcée avec les patients, et une plus grande satisfaction pour toutes les parties.
Pourquoi certaines cliniques réussissent et d’autres pas ?
La réussite du modèle ne repose pas uniquement sur la bonne volonté des équipes. Une récente étude montre que lorsque l’accès adapté est implanté sans soutien externe, les résultats sont souvent plus modestes et difficilement durables. Mettre en œuvre le modèle, c’est réorganiser en profondeur la manière dont une clinique fonctionne : revoir l’offre de rendez-vous, planifier différemment, travailler en équipe interprofessionnelle et ajuster continuellement les pratiques. De plus, cela ne peut pas se faire de manière individuelle : il est important qu’une majorité des membres de la clinique s’engage pour obtenir des changements. C’est là que l’accompagnement par des experts fait toute la différence. Avec un accompagnement structuré, les résultats se concrétisent et se maintiennent.
Sept ans d’expérience, quarante cliniques accompagnées
Depuis sept ans, notre équipe est devenue un point de référence en accompagnant plus de 40 cliniques de première ligne au Québec et ailleurs au Canada. Urbaines et rurales, grandes et petites, universitaires ou privées : toutes ont bénéficié d’un accompagnement adapté à leur contexte unique. La majorité des cliniques accompagnées ont amélioré leur accès en 9 à 18 mois, et ont maintenu ces gains. Cette durabilité est un élément distinctif majeur. Comme l’ont dit plusieurs participants rencontrés en entrevue, « sans accompagnement, nous n’aurions pas pu aller aussi loin ».
La valeur ajoutée de l’accompagnement
Les cliniques qui ont bénéficié d’un accompagnement mettent de l’avant plusieurs aspects positifs. Il permet d’abord de poser un diagnostic précis de la situation grâce à l’utilisation d’indicateurs objectifs reconnus par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Notre équipe est en mesure d’extraire ces indicateurs de votre dossier médical électronique, et de les analyser pour vous, sans effort de votre part. Par la suite, nous partageons et adaptons avec vous des stratégies concrètes et éprouvées pour ajuster l’offre et la demande, planifier l’horaire et optimiser les suivis. Le soutien offert est continu et vise à accompagner votre équipe dans le changement, afin que les ajustements s’intègrent à votre pratique quotidienne et reflètent réellement les principes de l’accès adapté. Plusieurs médecins et professionnels rapportent que cette démarche a favorisé la collaboration et créé une dynamique positive au sein de la clinique. Enfin, le regard externe des coachs qui travailleront avec vous est jugé structurant : il aide à anticiper les écueils, à reconnaître rapidement les signaux d’alerte et à trouver des solutions adaptées.
Et pour vous, médecin ?
S’engager dans un projet d’accès adapté accompagné, ce n’est pas seulement améliorer l’expérience des patients. C’est aussi un investissement dans votre propre qualité de vie professionnelle. Les médecins interrogés dans le cadre de nos recherches ont rapporté une diminution du sentiment d’impuissance face aux délais d’attente, une relation plus satisfaisante avec leurs patients et un sentiment accru de fierté et de cohérence dans leur pratique. Plusieurs mentionnent que le modèle a contribué à réduire leur charge mentale, en rendant leur horaire plus prévisible et en leur permettant de mieux planifier leurs suivis.
Prêt à franchir le pas ?
Si vous avez déjà tenté d’implanter l’accès adapté sans constater de résultats tangibles, il est peut-être temps d’essayer autrement. Notre équipe de coachs en accès adapté, forte de sept ans d’expérience et de l’accompagnement de nombreuses cliniques, vous offre l’occasion de transformer durablement vos pratiques. Avec un accompagnement structuré et adapté, vos efforts porteront fruit – et vos patients, tout comme vous, en ressentiront les bénéfices au quotidien. L’accès adapté, c’est plus qu’un modèle. C’est une façon de pratiquer une médecine plus humaine, efficace et satisfaisante, pour les patients comme pour les médecins.
Contexte économique
On constate, au troisième trimestre 2025, un certain apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et ses partenaires commerciaux. Des accords partiels ont même été conclus, avec l’Europe, le Japon et le Royaume-Uni. Les effets des tarifs réciproques sur l’économie ont été mitigés puisque de nombreux biens constituent des exceptions aux tarifs. C’est le cas notamment pour une grande partie des importations américaines en provenance du Canada et du Mexique.
Dans un premier temps, les marchés financiers ont réagi fortement au retour des tarifs réciproques en début d’août. Puis, progressivement, l’optimisme des investisseurs est revenu, soutenu par l’apaisement des tensions, les résultats financiers satisfaisants et la perspective du retour des baisses du taux directeur.
La modération de la demande intérieure et les révisions à la baisse du nombre de nouveaux emplois des mois précédents ont assombri les perspectives de l’économie américaine. Ce contexte a incité la Réserve fédérale américaine (la Fed) à abaisser son taux directeur de 0,25 % lors de sa rencontre du 17 septembre.
L’économie canadienne tourne au ralenti. Le marché de l’emploi souffre des répercussions des tarifs : plus de 60 000 emplois manufacturiers ont disparu depuis janvier 2025. Le taux de chômage a augmenté à 7,1 %. Cette situation se traduit également par la baisse des ventes des détaillants. Les dépenses de consommation au Canada sont notamment affectées par l’incertitude entourant les tarifs, la hausse du chômage, l’augmentation des coûts hypothécaires liés aux renouvellements à venir et le ralentissement de la croissance démographique. Ce contexte a également incité la Banque du Canada à abaisser son taux directeur de 2,75 % à 2,50 %.
En zone euro, la croissance économique a ralenti au cours de l’été, sans s’arrêter toutefois. Au cours de l’été, on a même observé une hausse de la production industrielle en Allemagne. Par ailleurs, la faiblesse des dépenses de consommation reflète le faible niveau de confiance des consommateurs européens. Des tensions politiques, surtout en France, fragilisent les perspectives de croissance.
Au cours de l’été 2025, l’économie chinoise a perdu de son élan. Le niveau des exportations s’est maintenu grâce à des efforts de diversification vers d’autres pays que les États-Unis. On observe toutefois un ralentissement de l’activité économique dans le secteur manufacturier, le commerce de détail et les investissements. À cause des tarifs douaniers imposés par l’administration américaine, la croissance dans ces secteurs de l’économie chinoise est au plus bas depuis près de 12 mois.
Le prix du baril de pétrole a oscillé entre 62 $ US et 65 $ US pendant la majorité du trimestre. À la suite de pressions du président Trump sur son homologue russe en lien avec la guerre contre l’Ukraine, il a grimpé brièvement à 70 $ US fin juillet pour redescendre rapidement. En septembre, l’OPEP a annoncé une augmentation de sa production. En conséquence, le prix du baril a baissé autour de 62 $ US et a terminé le trimestre plus près de 65 $ US.
Politique monétaire et titres à revenu fixe
Lors de sa réunion du 17 septembre, la Banque du Canada a opté pour une baisse du taux directeur, la première depuis mars 2025. Le gouverneur Tiff Macklem a mentionné trois éléments pour justifier cette décision : la faiblesse de l’emploi, l’atténuation des pressions haussières sur certains indicateurs d’inflation et la levée de la majorité des tarifs de représaille imposés au Canada. La Banque n’a pas donné d’indication sur d’autres baisses à venir. La situation sera analysée à la lumière de l’évolution des données économiques.
La Réserve fédérale américaine a longuement hésité avant de procéder à une baisse de son taux directeur. Depuis le début de l’année, malgré l’incertitude générée par la guerre commerciale, l’économie américaine faisait preuve d’une résilience étonnante. En même temps, les tarifs ne semblaient pas avoir d’effet important sur l’inflation. Cette situation a changé au cours de l’été. Non seulement les données sur l’emploi ont été inférieures aux prévisions, mais les statistiques des mois précédents ont été révisées à la baisse. Dans ce contexte, les investisseurs ont salué le message d’ouverture à des baisses de taux livré le 22 août par le président de la Fed, Jerome Powell, lors du Symposium annuel de politique économique de Jackson Hole. La Fed a effectivement décidé, lors de sa réunion du 17 septembre, d’abaisser le taux directeur de 0,25 %. Les investisseurs s’attendent à deux autres baisses d’ici la fin de 2025.
En Europe, la Banque centrale européenne a laissé son taux inchangé. La Banque d’Angleterre a diminué le sien de 0,25 % en août et l’a maintenu en septembre. La décision de la Banque d’Angleterre vise à stimuler la croissance de manière prudente puisque le taux d’inflation à 3,8 % est près du double du niveau cible de 2 %.
Pendant le troisième trimestre, les taux obligataires canadiens ont légèrement baissé. Les taux des obligations du Canada ayant une échéance de 10 ans sont passés de 3,27 % à 3,23 %. Le gouvernement fédéral déposera un budget le 4 novembre prochain. Au moment d’écrire ces lignes, il semble que le déficit budgétaire pourrait être près du double de celui de l’an dernier. Cela pourrait mettre une légère pression à la hausse sur les taux des obligations de longues échéances. Les taux des obligations plus courtes devraient toutefois continuer d’être influencés par la politique de la Banque du Canada.
Durant le troisième trimestre de 2025, le dollar canadien est resté relativement stable. Il termine le trimestre autour de 0,72 $ US.
Marchés boursiers
Au troisième trimestre, les marchés boursiers ont généralement connu de fortes hausses. Plusieurs indices ont touché sommet après sommet jusqu’à la fin du trimestre. C’est notamment le cas du marché américain. Les investisseurs y ont vu un potentiel important compte tenu des perspectives de baisses du taux directeur. En outre, les politiques de l’administration à l’égard des entreprises, notamment en ce qui concerne l’amortissement des dépenses en recherche et développement effectuées aux États-Unis, pourraient, selon plusieurs investisseurs, avoir des effets bénéfiques sur les résultats financiers des sociétés américaines.
« Le marché boursier canadien a également connu un très bon trimestre. Son rendement a dépassé celui des grandes capitalisations américaines. »
Le marché boursier canadien a également connu un très bon trimestre. Son rendement a dépassé celui des grandes capitalisations américaines. L’indice S&P/TSX a notamment profité de la hausse du prix de l’or. Rappelons que les titres des sociétés aurifères ont un poids important dans l’indice canadien S&P/TSX.
Le retour de l’optimisme des investisseurs boursiers a également été profitable aux actions canadiennes de petite capitalisation. Le rendement trimestriel de cette classe d’actif a dépassé celui des actions de grande capitalisation et a atteint près du double de celui de l’indice américain S&P 500.
Pour leur part, les marchés boursiers émergents ont profité de la bonne performance des titres de technologie. Le marché boursier chinois, qui constitue environ 30 % de l’indice MSCI Marchés émergents, a progressé d’environ 15 % au cours du troisième trimestre.
À l’horizon
Au troisième trimestre, l’atténuation des tensions commerciales a contribué au regain d’optimisme des investisseurs. Il semble en effet que les droits de douane réciproques annoncés en avril ne seront pas appliqués tels quels et feront généralement l’objet de révisions à la baisse. Ainsi, le taux tarifaire effectif appliqué par les États-Unis devrait être entre 10 et 12 %. Néanmoins, le mal est déjà fait et la baisse du niveau de confiance des entreprises et des consommateurs a déjà un effet sur la croissance économique.
Afin de stimuler la croissance, les banques centrales devraient donc continuer à abaisser leur taux directeur, comme l’ont fait la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine en septembre, toutes deux se disant préoccupées par la faiblesse de l’emploi. Il s’agit d’un indicateur significatif pour les perspectives de croissance des investissements et de la consommation. Les banques centrales doivent toutefois tenir compte d’un autre élément important dans leurs décisions de politique monétaire : l’inflation. Or, les tarifs douaniers imposés au cours des derniers mois et les pressions salariales contribuent à maintenir l’inflation élevée limitant donc la latitude des banques centrales à abaisser les taux.
Les investisseurs espérant des baisses importantes de taux directeurs au cours des prochains mois pourraient bien être déçus. Nous croyons plutôt que les taux directeurs continueront d’être abaissés, mais de façon modérée.
L’économie mondiale devrait donc connaître un ralentissement de son rythme de croissance, mais éviter une récession. En parallèle, le taux d’inflation, au Canada comme aux États-Unis, devrait augmenter légèrement. Pour compenser la hausse du taux d’inflation, les taux obligataires augmenteront légèrement.
Le ralentissement de la croissance économique limitera les investissements des entreprises. Au cours des 12 à 18 prochains mois, la croissance de leurs bénéfices sera limitée.
Dans ce contexte, nous maintenons, dans les portefeuilles équilibrés qui le permettent, une exposition réduite aux obligations canadiennes et aux actions américaines et internationales. En contrepartie, notre exposition aux actions canadiennes est supérieure à la cible et nous conservons une portion importante du portefeuille en liquidités. Les actions canadiennes offrent généralement un potentiel de rendement intéressant lors des périodes d’inflation.
Chers clients,
Chez Fonds FMOQ, le dernier trimestre a été marqué par une belle effervescence. Nos équipes ont été pleinement mobilisées autour de projets porteurs, toujours avec le même objectif : vous accompagner dans toutes les sphères de votre vie professionnelle et financière.
Parmi les faits saillants, soulignons notre rôle de coorganisateur du Colloque des médecins résident·e·s en médecine familiale, en collaboration avec la FMRQ. Cet événement d’envergure a réuni plus de 500 futurs médecins – une occasion privilégiée d’échanger avec la relève et de contribuer activement à leur avenir professionnel.
Sur le plan des placements, notre Fonds omnibus évolue avec l’intégration d’une portion d’actifs réels, renforçant ainsi sa diversification et sa résilience, dans une optique de croissance durable.
Enfin, notre offre Solutions cliniques s’enrichit de nouveautés concrètes, pour mieux soutenir l’efficacité opérationnelle et la pérennité des cliniques médicales.
Merci de votre confiance. Toute notre équipe vous souhaite un été aussi agréable que ressourçant !
Emmanuel Matte,
Président
Le 6 juin dernier, Fonds FMOQ et la FMRQ ont uni leurs forces pour coorganiser le Colloque des médecins résident·e·s en médecine familiale. Plus de 500 futurs médecins y ont participé pour explorer, en une journée aussi intense que passionnante, tous les défis du début de pratique : PREM, incorporation, achat de résidence, facturation médicale, choix de clinique, pratique en région, et bien plus encore !
Au menu : 11 conférences animées par des experts, de nombreux échanges conviviaux au cocktail avec les directeurs territoriaux (anciens DRMG), des discussions enrichissantes entre pairs et des rencontres privilégiées avec nos intervenants ; le tout dans le but de donner des informations pertinentes pour un début de pratique réussi.
Sur place, notre équipe a été pleinement mobilisée : animation des conférences et du point de rencontre, accueil et échanges à notre kiosque, et moments conviviaux lors du cocktail.
Un des temps forts a été le tirage de divers prix, dont le lot principal – une carte-cadeau Air Canada de 5 000 $ – remporté par la Dre Catherine Dorais-Dupont. Bravo !
Un grand merci à nos commanditaires, et tout particulièrement à Sogemec, pour leur soutien : votre appui fait toute la différence.
Cet événement reflète pleinement notre mission qui est d’accompagner la relève médicale vers sa prospérité. Rendez-vous l’an prochain pour une édition encore plus inspirante !

Dre Catherine Dorais-Dupont, gagnante du concours « Envolez-vous vers l’aventure ».
Patrick Murray, CIM, FCSI
Directeur Placements
Comme vous le savez, le Fonds omnibus FMOQ a récemment intégré une portion d’actifs réels par l’intermédiaire du Fonds gestion privée Immobilier et Infrastructure.
C’est quoi, les actifs réels ou placements alternatifs ?
Les actifs réels, aussi appelés placements alternatifs, sont des investissements qui ne sont pas cotés en Bourse. Ils comprennent notamment des immeubles, des infrastructures (comme des routes ou des réseaux énergétiques), des terres agricoles ou forestières, ainsi que le capital-investissement. Contrairement aux actions et obligations, ces actifs reposent souvent sur des biens physiques et offrent des revenus stables, une faible corrélation avec les marchés boursiers et une protection naturelle contre l’inflation. Longtemps réservés aux investisseurs institutionnels, ils sont aujourd’hui accessibles à notre clientèle grâce à l’évolution du Fonds omnibus FMOQ.
Pourquoi intégrer des placements alternatifs à un portefeuille de fonds communs ?
Les placements alternatifs apportent des caractéristiques uniques qui complètent avantageusement les actifs traditionnels comme les actions et les obligations. Voici les principaux bénéfices qu’ils offrent :
1. Revenus stables et protection contre l’inflation
Les actifs réels comme l’immobilier ou les infrastructures génèrent des revenus réguliers souvent liés à l’inflation. Par exemple, les loyers et les tarifs d’utilisation de certaines infrastructures sont indexés sur le coût de la vie, ce qui contribue à protéger le pouvoir d’achat de vos placements.
2. Réduction du risque global
Ces actifs réagissent différemment aux fluctuations des marchés boursiers. Cette faible corrélation permet de réduire la volatilité globale du portefeuille, un avantage précieux en période de turbulences économiques.
3. Rendement ajusté au risque plus élevé
Grâce à leur stabilité et à leurs revenus réguliers, les placements alternatifs peuvent améliorer le ratio de Sharpe, un indicateur qui mesure la performance d’un placement en fonction du risque pris.
4. Une alternative aux obligations
Même s’ils sont généralement moins liquides, certains actifs réels – notamment l’immobilier – peuvent partiellement jouer le rôle des obligations dans un portefeuille, avec un potentiel de rendement supérieur, notamment dans un contexte de taux d’intérêt changeants.
5. Avantages fiscaux
Certains placements, comme les immeubles, peuvent bénéficier de traitements fiscaux avantageux (ex. : amortissement), ce qui permet d’optimiser le rendement après impôt.
6. Valeur tangible
Investir dans des actifs réels, c’est investir dans du concret : des bâtiments, des routes, des terres agricoles… Cette valeur intrinsèque offre une certaine résilience en période de crise.
7. Potentiel de croissance à long terme
Au-delà des revenus générés, les actifs réels peuvent également prendre de la valeur avec le temps, contribuant à la croissance du capital.
Une diversification sans effort
Intégrer ces placements à votre portefeuille ne nécessite aucune démarche de votre part : les gestionnaires de Fonds FMOQ sélectionnent et introduisent ces actifs au Fonds omnibus dans le respect des limites réglementaires et selon des critères rigoureux.
En conclusion
L’ajout de placements alternatifs au Fonds omnibus FMOQ représente une innovation intéressante, adaptée aux enjeux d’aujourd’hui. Pour vous, cela signifie un meilleur équilibre entre rendement, stabilité et potentiel de croissance – le tout dans un cadre entièrement géré, sans complexité additionnelle.
Nous avons le plaisir de vous annoncer que notre offre Solutions cliniques a été repensée pour mieux répondre aux défis actuels et futurs des cliniques médicales.
Désormais structurée pour répondre aux quatre enjeux principaux des cliniques : efficacité opérationnelle, gestion financière, croissance stratégique et facturation médicale, cette nouvelle mouture vise à vous offrir un accompagnement encore plus ciblé, concret et adapté à votre quotidien.
Notre offre revisitée a pour objectif de vous aider à optimiser votre environnement de travail pour une clinique pérenne, efficace et porteuse de changement.
Autre bonne nouvelle : Marie-Ève Michaud et Anne-Marie Germain, directrices Services-conseils, ont complété leur formation pour devenir coachs en accès adapté. Il s’agit d’une méthode éprouvée d’organisation clinique qui vise à optimiser les processus de prise de rendez-vous, en misant sur une collaboration efficace entre médecins, infirmières et autres professionnels de la santé. L’objectif : permettre à chaque patient d’être vu par la bonne personne, au bon moment.
Notre équipe est donc prête à vous guider dans cette transformation organisationnelle.
Au plaisir de vous accompagner dans vos projets.
Contexte économique
Le deuxième trimestre de 2025 s’est déroulé sous le signe de l’incertitude. La guerre commerciale s’est intensifiée en début de trimestre lorsque les États-Unis ont imposé des tarifs douaniers à tous leurs partenaires, dont la Chine. Cette dernière a rétorqué par des mesures similaires. Par la suite, le président Trump a souvent retardé l’application de ces mesures ou accordé des exemptions à certains pays ou types de produits, ce qui a entretenu l’incertitude. Ce climat d’instabilité a freiné les investissements des entreprises, aussi bien aux États-Unis qu’à l’échelle mondiale.
Aux États-Unis, plusieurs indicateurs laissaient présager une période de stagflation. Selon l’Institute for Supply Management, l’activité des entreprises a ralenti en mai. Pour la première fois depuis un an, le secteur des services a accusé une baisse, en raison de la faiblesse de la demande. Pour sa part, le secteur manufacturier a continué de se contracter. Toutefois, en fin de trimestre, l’atténuation des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine semble avoir favorisé une reprise des échanges commerciaux et des réservations pour le transport transpacifique.
Fin avril, les Canadiens ont élu un nouveau gouvernement dirigé par Mark Carney. Ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, il a notamment été choisi en raison de sa capacité présumée à tenir tête au président Trump. Un autre défi consistera à établir davantage de partenariats afin de diversifier les échanges commerciaux avec d’autres pays. En outre, les menaces de Trump au sujet de l’annexion possible du Canada ont provoqué un mouvement important de défense de la souveraineté canadienne et un regain de l’achat local et des investissements à l’intérieur de nos frontières. Alors qu’en début d’année l’économie canadienne a bénéficié d’une forte hausse des exportations causée par l’anticipation des hausses de tarifs douaniers, cette croissance s’annonce plus modeste au deuxième trimestre. Les mesures tarifaires ont contribué à la détérioration de la confiance des ménages et des entreprises, ce qui a incité la Banque du Canada à laisser son taux directeur inchangé.
Les politiques commerciales du président Trump ont eu une incidence importante sur l’économie mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) et l’OCDE ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’économie mondiale en 2025. Les révisions les plus marquées concernent notamment les États-Unis et la Chine. L’Europe, en revanche, semble s’en sortir relativement mieux : ces derniers mois, la zone euro a retrouvé le chemin de la croissance. Le taux de chômage demeure relativement bas et le taux d’inflation est revenu à la cible de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui lui a permis de prolonger la baisse de ses taux directeurs. La guerre commerciale pourrait affecter la croissance européenne au cours des prochains trimestres. À plus long terme, l’accélération des dépenses militaires pourrait toutefois insuffler une nouvelle impulsion à l’économie de la zone euro.
L’économie chinoise avait connu un début d’année particulièrement robuste en raison du devancement de nombreuses commandes vers les États-Unis. La tendance s’est toutefois inversée au deuxième trimestre. Dans le contexte actuel, les économistes s’accordent généralement à prévoir un ralentissement de la croissance chinoise, qui passerait de 5,2 % en 2024 à 4,3 % en 2025.
La situation géopolitique mondiale s’est encore détériorée au deuxième trimestre. En Ukraine comme à Gaza, les efforts diplomatiques ont échoué et les attaques destructrices se sont poursuivies. En juin, l’armée israélienne, appuyée par les États-Unis, a attaqué les installations nucléaires iraniennes dans le but d’empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires. Cela a contribué à la volatilité du prix du pétrole. Ainsi, le baril de pétrole s’est négocié entre 60 $ US et 65 $ US pendant la majorité du trimestre, grimpant brièvement à 75 $ US du 18 au 20 juin, suite au bombardement de l’Iran par les Américains.
Politique monétaire et titres à revenu fixe
Au cours du deuxième trimestre, la Banque du Canada s’est réunie à deux reprises. Chaque fois, notre banque centrale s’est montrée prudente, en tenant compte des répercussions possibles de la guerre tarifaire menée par les États-Unis sur les prix des biens importés au Canada. C’est pourquoi, malgré les perspectives de ralentissement de notre économie, elle a préféré laisser le taux directeur inchangé et reporter la prochaine baisse de taux.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a également opté pour le statu quo en maintenant son taux directeur inchangé. En juin, son président, Jerome Powell, a déclaré que « les politiques commerciales, migratoires, budgétaires et réglementaires continuent d’évoluer, et leurs répercussions sur l’économie demeurent incertaines. » Il a également ajouté que les politiques tarifaires annoncées devraient faire augmenter l’inflation et ralentir l’activité économique. Toutefois, les responsables de la Fed prévoient généralement deux baisses de taux d’ici la fin de l’année 2025.
En Europe, la Banque centrale européenne a réduit son taux directeur à deux reprises pour une baisse totale de 0,50 %. Quant à la Banque d’Angleterre, elle a abaissé son taux de 0,25 % en mai, avant de le maintenir inchangé en juin. Dans l’ensemble, les indicateurs d’inflation du continent européen semblent satisfaire les autorités monétaires.
Les taux obligataires canadiens ont augmenté en début de trimestre. Les obligations du Canada à échéance de 10 ans se sont généralement négociées entre 3,10 % et 3,35 %. En juin, le rendement a grimpé à environ 3,40 %, avant de redescendre par la suite. En fin de trimestre, leur rendement était plus près de 3,30 %. Aux États-Unis, le rendement des obligations du Trésor à échéance de 10 ans a également augmenté. Deux facteurs ont influencé la valeur de ces titres phares. Dans un premier temps, des rumeurs voulant que certains pays vendent leurs obligations américaines en guise de représailles aux tarifs douaniers ont fait bondir les rendements. Puis, en mai, le dépôt d’un vaste projet de loi appelé le « One Big Beautiful Bill Act », qui inclut à la fois des baisses d’impôt et des augmentations de dépenses, a été mal
accueilli par les marchés. Ce projet de loi risque de faire augmenter le déficit budgétaire américain. En conséquence, les taux des obligations de 10 ans ont grimpé jusqu’à 4,60 %. Ensuite, les rendements sont progressivement redescendus pour terminer le trimestre près du niveau du début du trimestre.
Durant le deuxième trimestre de 2025, le dollar canadien s’est fortement amélioré face au dollar américain. Au début du trimestre, il se négociait à 0,70 $ US. Il s’est progressivement redressé pour terminer juin près de 0,73 $ US. Même si le dollar américain s’est affaibli contre une majorité de devises, l’élection du gouvernement Carney et la résilience des acteurs économiques canadiens semblent avoir contribué au rebond du dollar canadien.
Marchés boursiers
Les marchés boursiers ont connu un trimestre mouvementé. Le 2 avril, journée baptisée par le président Trump « jour de la libération », les États-Unis ont annoncé des droits de douane établis en fonction du déficit commercial américain à l’égard de chacun de ses partenaires commerciaux. Pour cette raison, l’indice S&P 500 a chuté sous la barre de 5 000. Puis, le report ou le retrait de certains tarifs ainsi que les négociations avec divers pays partenaires ont ravivé les espoirs des investisseurs, et les marchés sont repartis à la hausse. De plus, il semble qu’une majorité d’entreprises souhaitent répercuter sur leurs clients les hausses de prix causés par la majoration des tarifs douaniers, leur permettant ainsi d’atténuer l’effet de l’inflation sur leurs bénéfices. Malgré les tensions géopolitiques et le climat d’incertitude qui domine, le marché boursier américain a terminé le trimestre proche d’un sommet historique.
Le marché boursier canadien a également connu un très bon trimestre, atteignant un nouveau sommet en juin. Le discours du trône prononcé par le roi Charles III en mai mettait en évidence la volonté du Canada d’investir et d’attirer des investissements étrangers. Le marché boursier canadien a bénéficié de la réaction positive des investisseurs face à l’attitude des dirigeants canadiens. À quelques jours de la fin du trimestre, pratiquement tous les secteurs boursiers affichaient des hausses pour le trimestre et pour le premier semestre de 2025.
Les actions canadiennes de petite capitalisation ont connu une trajectoire similaire et ont touché un sommet à la mi-juin. La hausse marquée du secteur des matériaux a soutenu cette forte progression des titres de ces sociétés.
Pour leur part, les marchés des pays émergents ont été durement affectés par les tarifs du 2 avril, mais ont, dans l’ensemble, progressivement effacé leurs pertes d’avril. La progression exceptionnelle du marché boursier indien est à souligner. Les investisseurs ont reconnu les perspectives intéressantes du marché indien, d’autant que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont, de manière indirecte, joué en faveur de l’Inde.
À l’horizon
Le deuxième trimestre de 2025 semble être un bon indicateur de la tendance des 12 à 18 prochains mois. Les hausses de tarifs douaniers ne se sont pas totalement matérialisées. Certaines ont été reportées, d’autres ont servi de base de négociation pour la mise en place de termes d’échange dans le but de réduire le déficit commercial américain, une préoccupation majeure du président Trump.
Nous croyons toutefois qu’une portion des hausses tarifaires perdurera. Malgré l’allégement de certains droits de douane, le taux tarifaire appliqué par les États-Unis se situera à son plus haut niveau depuis près d’un siècle. Cela ne manquera pas d’avoir un effet sur l’inflation. Il est donc fort possible que le taux d’inflation s’éloigne de la cible de 2 % que plusieurs banques centrales avaient atteinte.
Néanmoins, du côté de la croissance, le mal est déjà fait. La forte détérioration du sentiment de confiance des consommateurs et des entreprises freinera l’activité économique. Ainsi, les ménages réduiront leurs dépenses discrétionnaires face à la perspective de hausses supplémentaires de prix. Ils demeureront inquiets concernant l’évolution de leur situation financière. Parallèlement les entreprises réduiront leurs plans d’investissement et d’embauche.
Compte tenu de la stabilité des prévisions à long terme de l’inflation, nous croyons que les banques centrales accorderont la priorité au soutien de l’économie et poursuivront donc le cycle de baisses des taux directeurs, en dépit de la hausse à court terme de l’inflation. Elles devront toutefois s’assurer de ne pas baisser les taux à un niveau trop bas, qui risquerait de trop stimuler la croissance et de raviver les pressions sur les prix.
Notre vision des prochains mois est un peu plus optimiste que le consensus. Nous croyons que la croissance de l’économie mondiale se maintiendra autour de 3 %. Le rythme de croissance de l’économie nord-américaine ralentira autour de 1,0 %. Les taux obligataires subiront une légère hausse. En conséquence, les portefeuilles d’obligations canadiennes pourraient afficher un rendement légèrement négatif.
Nous croyons que les bénéfices des entreprises seront sous pression. Leur baisse devrait causer un léger recul des cours boursiers. Les actions internationales et celles des marchés émergents risquent d’être davantage affectées.
Dans ce contexte, nous maintenons, dans les portefeuilles équilibrés qui le permettent, une exposition réduite aux obligations canadiennes ainsi qu’aux actions américaines et internationales. En contrepartie, notre exposition aux actions canadiennes est supérieure à la cible et nous conservons une portion importante du portefeuille en liquidités. Au sein des classes d’actif traditionnelles, les actions canadiennes offrent généralement un potentiel de rendement intéressant lors des périodes d’inflation.
Chers clients,
Le dernier trimestre a été marqué par une volatilité accrue sur les marchés, accentuée par un contexte géopolitique incertain. Dans les mois à venir, il est essentiel de garder le cap sur vos objectifs financiers et d’éviter les décisions impulsives.
L’histoire nous enseigne que ces périodes, bien que déstabilisantes, recèlent aussi des opportunités. C’est ici qu’un accompagnement expert prend tout son sens. Nos conseillers sont à vos côtés pour vous guider avec confiance et sérénité, grâce à une planification rigoureuse et alignée sur vos objectifs.
Notre approche innovante en planification par objectifs vous aide à définir vos priorités et à identifier les meilleures stratégies pour y parvenir, quelles que soient les conditions du marché.
Soyez assurés de notre engagement à vous accompagner avec rigueur et bienveillance. Nos équipes sont disponibles pour répondre à vos questions et vous soutenir dans cette période.
Merci de votre confiance.
Emmanuel Matte,
Président
Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, de nombreux investisseurs vivent des montagnes russes émotionnelles. Chaque nouvelle mesure annoncée par le président semble affecter les mouvements boursiers. Dans ce contexte, il est légitime de se poser des questions sur la répartition de ses placements. Martin Vallée, Vice-président Gestion privée et Satisfaction clientèle, tient à vous rassurer.
Limiter les risques : des mesures d’anticipation toujours en place
Il est naturel de vouloir ajuster son portefeuille lorsque les marchés chutent. Agir nous donne l’impression de reprendre le contrôle. Cependant, c’est un réflexe qu’il faut apprendre à maîtriser. Selon Martin Vallée, ne rien faire est souvent la meilleure option. Pourquoi ? « Même si le client et son conseiller ne font aucun changement à son portefeuille, des ajustements aux fonds détenus sont effectués par leurs gestionnaires professionnels sur une base régulière. »
Voici deux scénarios représentant des erreurs à éviter en période d’incertitude
- Décider d’investir tous ses avoirs en actions américaines : ce scénario n’est pas souhaitable, car il entraîne un haut niveau de concentration géographique et il y a déjà certains titres américains dans les fonds diversifiés.
- À l’inverse, décider de vendre toutes ses actions américaines : l’économie américaine étant l’une des plus imposantes au monde, il n’est pas souhaitable de se passer complètement de ses performances futures.
En véritables experts, les gestionnaires de fonds ne se laissent pas influencer par les événements à court terme. L’analyse et la sélection des entreprises qui composent les fonds constituent un travail rigoureux. « Nos gestionnaires ont chacun leur spécialité, et tous les fonds proposés à nos clients sont conçus pour traverser les cycles économiques ainsi que les marchés haussiers et baissiers », explique Martin Vallée. Ainsi, dans leur sélection, les gestionnaires tiennent compte de la diversification géographique et sectorielle, se posant constamment des questions telles que : l’imposition de tarifs affectera-t-elle plus un pays qu’un autre ? l’entreprise dont nous détenons les actions possède-t-elle des avantages concurrentiels lui permettant de mieux affronter la situation actuelle ?
Alors que les banques centrales ont fait beaucoup d’efforts pour combattre l’inflation, les politiques américaines sont perçues comme inflationnistes, augmentant le risque de stagflation (hausse des prix à la consommation dans un contexte de stagnation de l’économie). Or, les gestionnaires tiennent compte de l’évolution de la situation et ajustent leurs scénarios en conséquence : avant même l’élection de Donald Trump, quand on pressentait sa victoire, les gestionnaires commençaient à se positionner en fonction de divers scénarios. La prudence s’est installée progressivement avec l’augmentation des positions plus défensives, un phénomène qui s’est renforcé après la confirmation du résultat électoral.
Les Fonds FMOQ sont gérés activement par des spécialistes qui maîtrisent ces enjeux. En plus des mouvements des cours boursiers, ils intègrent l’impact de la valeur du dollar canadien et des taux d’intérêt sur vos placements.
En tout temps, ils restent à l’affût pour identifier des titres susceptibles de tirer leur épingle du jeu et profiter des opportunités. On entend dans les médias que l’imposition d’un tarif de x % devrait faire reculer notre PIB (croissance économique) de y %… mais toutes les entreprises ne seront pas affectées de la même façon. C’est dans ce type de marché volatil que l’on apprécie pleinement une gestion active comparée à une gestion indicielle (ou passive). Ainsi, le travail des gestionnaires est davantage axé sur la gestion des risques, et non pas seulement sur la gestion des rendements.
Le principal guide pour vos placements : votre profil unique
Les gros titres des actualités peuvent souvent sembler alarmants. « Votre répartition d’actifs ne devrait pas être dictée par les nouvelles, mais plutôt par vos objectifs et votre profil d’investisseur, rappelle Martin Vallée. Lorsque vous avez choisi un fonds, votre conseiller a évalué votre horizon de placement, votre tolérance à la volatilité et votre besoin de liquidités à court terme, entre autres, pour vérifier qu’il s’agissait d’un bon choix pour vous. »
Votre situation familiale a-t-elle changé (arrivée d’un enfant, séparation, héritage) ? Avez-vous décidé de devancer votre retraite ? Il est possible d’ajuster votre profil d’investisseur occasionnellement. Ce n’est toutefois pas recommandé si votre situation n’a pas évolué, surtout en période de baisse des marchés.
Néanmoins, si vous n’êtes plus confortable avec vos placements actuels, un ajustement est possible, précise Martin Vallée. « L’essentiel est d’en discuter avec votre conseiller. Il évaluera avec vous la nécessité de revoir votre profil. Par exemple, si votre retraite se rapproche, vous pourriez souhaiter un portefeuille plus prudent qu’auparavant. Cependant, il faut savoir que moins de volatilité signifie généralement des rendements moins élevés en bout de ligne. » Le Fonds équilibré conservateur FMOQ, par exemple, est conçu spécialement pour les clients plus prudents qui veulent éviter les grandes fluctuations des marchés. Il comporte entre 30 % et 32 % d’actions, surtout celles à dividendes et à faible volatilité. Celles-ci ont tendance à moins baisser dans les marchés difficiles et offrent un certain rendement via les dividendes.
Face à l’incertitude économique, il est crucial de garder à l’esprit que vos décisions d’investissement doivent être guidées par vos objectifs à long terme et votre profil unique, plutôt que par des événements ponctuels. Les gestionnaires de fonds veillent à anticiper les cycles économiques et à ajuster les portefeuilles en conséquence. La patience et la discipline demeurent vos meilleurs alliés pour préserver et faire fructifier vos placements.
Martin Vallée, CFA
Vice-président, Gestion privée et Satisfaction clientèle
La popularité des plateformes autogérées a contribué à démocratiser l’investissement boursier, le rendant accessible à tous. Toutefois, investir sans accompagnement pourrait nuire à la santé financière. En effet, plusieurs études démontrent que l’accompagnement fourni par les conseillers financiers amène une meilleure croissance du patrimoine à long terme. Quels sont les avantages pour les médecins d’être guidés par des professionnels ? Analysons la plus-value de cet accompagnement.
Une plus-value révélée par la recherche
La recherche nationale et internationale démontre que les investisseurs faisant affaire avec un conseiller financier accumulent des actifs plus importants dans le temps que ceux qui ne bénéficient pas d’une telle expertise. Au Canada, la principale étude a été menée par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) et publiée par l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) en 2022. Elle démontre qu’après 15 ans, les investisseurs ayant recours à un service-conseil ont entre 2,3 et 3,9 fois plus d’actifs que ceux qui ne font pas affaire avec des professionnels. D’autres études menées aux États-Unis, en Australie et au Royaume-Uni arrivent au même constat.
Les facteurs expliquant la différence
L’expertise professionnelle apportée par les professionnels : gestionnaire de portefeuille, représentant en épargne collective, planificateur financier, etc. sont autant de titres qui attestent d’une formation spécialisée. Ces professionnels savent naviguer dans un environnement économique complexe (volatilité, montée ou baisse de taux d’intérêt et autres).
Grâce à leur connaissance approfondie des produits et véhicules d’épargne, les conseillers peuvent bâtir une stratégie sur mesure selon la situation et les priorités identifiées de leur client. « On parle de solutions personnalisées avec, pour résultat, la
tranquillité d’esprit de notre client », résume Annie Cousineau. « Nous tenons compte des risques et des objectifs de chaque client. Autrement dit, nous appuyons parfois sur les freins ou, au contraire, sur l’accélérateur. »
La Bourse peut faire ressentir aux investisseurs des changements brutaux d’émotions. Les personnes qui investissent seules pourraient, par exemple, prendre des risques, tels que vendre lors d’un marché baissier ou, au contraire, se montrer trop enthousiastes face à un titre qui ne se révèlerait pas être un bon choix pour elles. Le rôle du conseiller est de tempérer des ressentis ponctuels et intenses (aussi bien dans l’enthousiasme que dans la crainte), et de maintenir le cap établi avec son client dans sa stratégie à long terme.
La valeur du conseil réside également dans les suivis réguliers avec les clients : ils permettent d’ajuster leur stratégie en fonction de leurs évènements de vie. « Votre projet, est-ce encore ceci ? » c’est la question que pose régulièrement Annie à ses clients. Parfois, de nouveaux projets s’ajoutent aux précédents, ce qui peut nécessiter la modification de la stratégie d’investissement.
Il faut se rappeler aussi que la discipline d’épargne s’avère souvent payante à long terme. « Nous relançons nos clients pour qu’ils n’oublient pas de cotiser à leur REER ou REEE, par exemple. Les médecins étant très occupés, cela leur évite de se priver des avantages fiscaux de certains régimes. »
En outre, au-delà des investissements, le conseiller donne accès à des services de niche, tels que la planification fiscale et successorale, qui eux, ne sont pas accessibles aux personnes qui choisissent la gestion autonome. Ces services sur mesure permettent au client d’accéder aux meilleures options de legs au conjoint, ou aux enfants, par exemple, afin d’optimiser la fiscalité de la succession.
Enfin, les investisseurs faisant affaire avec des conseillers bénéficient d’un gain de temps considérable : tout faire soi-même implique de nombreuses heures passées à apprendre sur les marchés financiers, sur les mesures ficales, etc. Faire appel à des professionnels libère un temps précieux pour le travail et la famille. Un choix idéal pour les médecins.
Une bonne gestion du risque limite les pertes
Lorsqu’ils reçoivent les services de professionnels, il est avéré que les investisseurs atteignent également un taux d’épargne supérieur, une meilleure pondération entre les différentes classes d’actifs (moins d’épargne en espèces) et qu’ils réussissent à maintenir un comportement rigoureux dans le temps. De plus, il a été établi que les pertes subies par les investisseurs sont moins élevées lorsqu’ils ont un conseiller financier, en particulier lors de périodes de repli boursier.
Ainsi, faire affaire avec un conseiller ou une conseillère permet une meilleure gestion des risques. « Puisque les clients doivent nous contacter pour vendre des actifs ou cesser d’effectuer des cotisations, par exemple, c’est l’occasion de discuter. Cet échange est crucial pour maintenir leur stratégie et rester investi en tout temps », explique Annie Cousineau.
Grâce à son expertise, le conseiller financier est le garant du plan établi avec son client, car il s’assure que le cap est maintenu et que toutes les chances sont de son côté pour réaliser ses objectifs.
Communiquez avec nous pour réaliser vos projets de manière optimale.
Annie Cousineau, Pl.Fin.
Représentante en épargne collective