Les autorités provinciales et territoriales en valeurs mobilières du Canada ont récemment émis une mise en garde aux investisseurs. Nous croyons important de la porter à votre attention.

Mise en garde des ACVM à l’intention des investisseurs : des fraudes à l’investissement imitant des entreprises financières bien connues

Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) mettent le public en garde contre des fraudeurs qui prétendent représenter de grandes sociétés financières connues du public. Elles ont récemment vu augmenter le nombre d’escroqueries employant des brochures ou d’autres documents publicitaires électroniques d’aspect professionnel dont l’objectif est d’amener les investisseurs canadiens à visiter de faux sites Web.

Comment les escrocs s’y prennent-ils ? En donnant aux victimes un faux sentiment de sécurité

Le stratagème est le suivant : les investisseurs reçoivent des brochures et d’autres documents d’investissement d’allure soignée qui semblent provenir de banques, d’assureurs, d’organismes de placement collectif et d’autres entités facilement reconnaissables, et qui les dirigent vers de faux sites Web et des numéros de téléphone créés par les fraudeurs. Ces sites Web paraissent quasi identiques à ceux des vraies entreprises. En composant le numéro de téléphone affiché sur le faux site Web, les investisseurs sont habituellement mis en communication avec un fraudeur se faisant passer pour un employé de la vraie entreprise. On leur demande alors souvent d’envoyer des fonds par transfert électronique.

Les Canadiens qui croient avoir rencontré ce type de fraude ou en être victimes devraient communiquer avec l’autorité en valeurs mobilières de leur province ou territoire.

Les ACVM encouragent les investisseurs à adopter les comportements suivants :

  • Vérifiez les coordonnées directement. Ne vous fiez pas aux documents publicitaires non sollicités. Faites une recherche sur Internet avec le nom de l’entreprise et vérifiez les coordonnées directement auprès de l’institution financière ou de la société.
  • Prêtez attention aux erreurs orthographiques. Soyez à l’affût des erreurs orthographiques ou des variations dans le nom de la société sur le site Web ou dans l’adresse courriel, notamment l’ajout de lettres ou de traits d’union dans l’adresse afin d’imiter la vraie.
  • Comparez et confirmez les sites Web. Les faux sites Web affichent souvent des logos à l’aspect inhabituel (ou à faible résolution) ne correspondant pas à ceux des vraies entreprises. Faites une recherche sur Internet pour déterminer si le site Web est légitime ou s’il s’agit d’un « clone ».
  • Évitez les modes de paiement inhabituels. Méfiez-vous des demandes de transfert électronique de fonds à l’étranger ou de paiement en cryptomonnaies ou de tout autre mode de paiement inusité.
  • Vérifiez l’inscription. Avant de retenir les services d’un conseiller ou d’une société de placement, vérifiez son inscription. Les personnes physiques et les sociétés qui offrent des valeurs mobilières sont tenues de s’inscrire auprès des autorités en valeurs mobilières. Même les investisseurs effectuant les vérifications d’usage, notamment l’inscription, peuvent tomber dans le piège, puisque la société légitime ciblée est réellement inscrite.
  • Obtenez des conseils professionnels et indépendants.  Méfiez-vous des offres de placement non sollicitées que l’on trouve en ligne, sur les médias sociaux ou qui vous sont présentées par téléphone. Faites preuve de prudence même si c’est vous qui avez fait les premiers pas. Avant d’investir, consultez une personne qui ne participe pas au placement, comme un avocat, un banquier, un comptable, un conseiller financier ou quiconque ayant une expertise financière. Ne cédez pas à la pression : ne transférez votre argent qu’après avoir pris le temps de réfléchir soigneusement.

Les investisseurs sont également invités à consulter la page des Mises en garde des ACVM pour connaître les entreprises à éviter.

Les ACVM sont le conseil composé des autorités provinciales et territoriales en valeurs mobilières du Canada. Elles coordonnent et harmonisent la réglementation des marchés des capitaux du Canada.

Contexte économique

La conjoncture économique mondiale a continué de s’améliorer au deuxième trimestre de 2021 grâce à l’accélération de la vaccination et au déploiement d’un important programme de dépenses budgétaires aux États-Unis. Les vagues d’éclosion liées aux nouveaux variants de la COVID-19 et les ratés de certaines campagnes de vaccination ont toutefois causé des divergences importantes entre les pays. À cet égard, l’écart entre la croissance économique des pays émergents et celle des pays industrialisés s’est creusé au cours des derniers mois.

Les États-Unis ont conservé la position de locomotive de l’économie mondiale grâce à l’aide de Washington et à l’assouplissement des mesures sanitaires. En effet, l’allocation individuelle de 1 400 $ incluse dans l’American Rescue Plan du président Biden a contribué à gonfler les dépenses des consommateurs. Par ailleurs, les annonces d’assouplissement des mesures sanitaires devraient favoriser l’accélération des embauches. À cet égard, la création d’emplois durant le deuxième trimestre a été décevante. Aux États-Unis, on compte encore 7,6 millions de travailleurs de moins qu’au sommet de février 2020. L’accélération de la croissance économique a généré sur les marchés les craintes d’un rebond de l’inflation. Elles ont teinté l’évolution des marchés financiers durant le trimestre.

Au Canada, la croissance économique a été affectée par l’apparition d’une troisième vague de la COVID-19. L’Ontario et les provinces de l’Ouest ont dû introduire de nouvelles mesures sanitaires pour contrer la propagation de la pandémie. La réduction du nombre de nouveaux cas devrait toutefois rimer avec une croissance plus robuste au cours des prochains mois. D’ailleurs, l’investissement résidentiel a continué de soutenir la croissance de l’économie canadienne au cours des derniers mois. Les ventes de maisons demeurent élevées malgré les prix défiant la gravité.

En Europe, l’économie a enregistré une contraction au premier trimestre de 2021, provoquant par le fait même un retour en récession. Heureusement, l’accélération des programmes de vaccination a permis la levée des restrictions dans plusieurs pays de l’Union européenne. Cela a stimulé un rebond de l’activité économique au deuxième trimestre. Les indicateurs économiques précurseurs pointent vers une nette amélioration du secteur manufacturier et des services au cours des prochains mois.

Après une croissance anémique au premier trimestre, l’économie chinoise a rebondi avec un rythme de croissance modeste. La forte demande chinoise pour les matières premières contribue tout de même à soutenir les prix de plusieurs métaux industriels, comme le cuivre. Mentionnons aussi qu’au cours des derniers mois, plusieurs économies émergentes ont été affectées par une flambée de nouveaux cas de la COVID-19. Ce fut le cas notamment en Inde et au Brésil. Malgré cette situation, les investisseurs ont exprimé, tout au long du deuxième trimestre, leur optimisme à l’égard de l’économie mondiale. Ils demeurent convaincus que le contexte est propice à une croissance rapide et généralisée de l’économie mondiale pour 2021 et 2022.

Politique monétaire et titres à revenu fixe

L’accélération de la croissance économique au deuxième trimestre de 2021 s’est accompagnée d’une augmentation des pressions inflationnistes. La hausse des indicateurs d’inflation est partiellement attribuable au mode de calcul de l’évolution des prix. À titre d’exemple, au printemps 2020, le prix de l’essence

touchait un creux historique. Il va de soi que le retour à un niveau plus normal cause une inflation annuelle élevée. En avril, un des indicateurs préférés de la Réserve fédérale américaine (la Fed) en matière d’inflation pointait substantiellement à la hausse, à 3,1 %. Ce rythme jamais vu depuis 1992 provient en partie des effets de comparaison. Toutefois, cet indicateur incorpore également d’importantes hausses de prix dans les secteurs des services bénéficiant des réouvertures, comme le transport aérien, les loisirs et l’hôtellerie.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a insisté à plusieurs reprises sur le caractère temporaire du niveau actuel de l’inflation. La politique monétaire devrait continuer d’être accommodante pour une longue période. À cet égard, un récent sondage des membres de la Fed révèle que la première hausse de taux directeur pourrait survenir vers la fin de 2022. D’ici là, il est possible que le montant des achats de titres sur les marchés soit ajusté à la baisse au cours des prochains mois. La Fed surveillera particulièrement l’évolution du marché de l’emploi et la persistance de l’inflation. Les taux obligataires américains ont substantiellement diminué durant le deuxième trimestre. Le taux d’une obligation du gouvernement américain à échéance de 10 ans est ainsi passé de 1,74 % à moins de 1,50 %.

En Europe, afin de soutenir la reprise, la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont également maintenu leurs politiques monétaires inchangées. Les autorités sont conscientes de la vulnérabilité de la reprise face aux possibles éclosions de variants et aux défis des campagnes de vaccination.

En avril, la Banque du Canada a été la première banque centrale à lever le pied de la stimulation monétaire. Elle a en effet décidé de réduire la taille de son programme d’achats d’obligations sur les marchés à 3 G$ par semaine. Cette décision et le discours moins accommodant tenu par les dirigeants de la Banque du Canada ont fait en sorte que l’écart des taux d’intérêt entre le Canada et les États-Unis s’est élargi en notre faveur. Cela a soutenu la hausse de notre dollar contre la devise américaine. La diminution du volume des achats d’obligations par la Banque du Canada a également limité la baisse des taux obligataires canadiens. Durant le deuxième trimestre, le taux d’une obligation du gouvernement canadien à échéance de 10 ans est ainsi passé de 1,56 % à environ 1,40 %.

Notons que le dollar canadien a également été favorisé par la hausse de près de 25 % du prix du pétrole et le maintien des prix des matières premières, comme le cuivre.

Marchés boursiers

L’intensification des efforts de vaccination, la baisse du nombre de nouveaux cas de la COVID-19 et le retrait des mesures de confinement ont créé des conditions favorables à la progression des marchés boursiers mondiaux.

À certains moments au cours du deuxième trimestre, la crainte d’un retour de l’inflation et d’un resserrement des conditions monétaires par la Fed a tempéré l’optimisme des investisseurs. Les interventions du président de la Fed ont réussi à calmer ces craintes. Cela a permis à plusieurs indices boursiers de terminer le trimestre à des niveaux records.

Depuis le début de 2021, les marchés boursiers nord-américains ont livré de meilleurs résultats que les marchés outre-mer et ceux des pays émergents. Ces résultats reflètent le niveau d’optimisme des investisseurs quant au succès de la lutte contre la COVID-19 et à la réussite des campagnes de vaccination dans chaque région du monde.

En général, les investisseurs ont très bien accueilli la publication des bénéfices trimestriels des entreprises. Par ailleurs, durant le deuxième trimestre, les investisseurs ont progressivement délaissé les titres dont les cours sont favorisés par un retour de l’inflation. Ils ont préféré les titres défensifs et ceux axés sur la croissance économique à long terme.

Notons que la force du dollar américain et l’explosion de nouveaux cas de la COVID-19 ont nui considérablement aux marchés boursiers émergents, comme l’Inde et les pays d’Amérique latine.

À l’horizon

Depuis le début de 2020, l’évolution de la pandémie de la COVID-19 a bouleversé plusieurs aspects de l’économie mondiale. Toutes les étapes des chaines d’approvi-sionnement ont été affectées, des matières premières jusqu’aux tablettes des marchands, en passant par la production manufacturière et le transport maritime international.

Heureusement, au fil de la succession de vagues et de l’apparition de variants, les gouvernements et les banques centrales ont réalisé des prouesses pour contenir la progression du virus, tout en limitant les conséquences à long terme sur les économies.

Il semble que nous approchions enfin de la conclusion de cette histoire. À tout le moins, le succès relatif des efforts de vaccination dans les pays industrialisés et la chute du nombre de nouveaux cas nous permettent d’entrevoir l’avenir avec optimisme.

Dans ce contexte, nous avons augmenté la probabilité de réalisation de notre scénario principal, celui d’une reprise rapide de l’économie mondiale en 2021 et 2022. Les mesures de confinement et de distanciation sociale seront progressivement retirées au cours des prochains mois. Cela contribuera à augmenter l’optimisme des consommateurs et des investisseurs.

Le 24 juin 2021, quelques jours avant la fin du deuxième trimestre, les élus américains se sont entendus sur une nouvelle enveloppe de dépenses de 579 G$. Ce montant devrait être investi dans l’amélioration des infrastructures. L’ensemble des mesures de stimulation mises en place depuis le début de l’année aux États-Unis et dans plusieurs autres pays du monde devrait contribuer à alimenter la croissance économique mondiale en 2021 et 2022.

Tant que les pressions inflationnistes demeurent sous contrôle, les autorités monétaires devraient maintenir des conditions favorables à la croissance économique et à la progression des marchés boursiers. En revanche, les craintes d’un retour de l’inflation risquent de provoquer une légère hausse des taux d’intérêt obligataires, ce qui affectera le rendement des titres à revenu fixe traditionnels.

L’accélération de la croissance éco-nomique mondiale devrait maintenir la forte demande pour les matières premières. En conséquence, le marché boursier canadien devrait continuer d’offrir un rendement supérieur à ceux des autres grands marchés mondiaux.

Du côté des marchés

La dernière édition de ce Bulletin faisait état de la bonne performance des Bourses en 2020 et de la nécessité d’une reprise économique vigoureuse pour qu’elles puissent poursuivre sur leur lancée. Force est de constater que cette reprise sera fort probablement au rendez-vous, alors que l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a augmenté ses prévisions de croissance économique mondiale de 4,2 % à 5,6 % pour 2021.

Les attentes ont surtout été revues à la hausse pour les États-Unis, alors que la campagne de vaccination va rondement et qu’un important plan de relance budgétaire vient d’être approuvé, sans oublier la hausse fulgurante du taux d’épargne en 2020 qui laisse entrevoir une consommation vigoureuse dans l’après-pandémie. Les marchés boursiers ont donc connu un bon premier trimestre et, cette fois-ci, les gains n’ont pas été uniquement concentrés dans les titres de sociétés favorisées par le confinement, comme les géants des technologies et du commerce électronique. Les secteurs plus cycliques, souvent associés au style valeur et bien représentés dans la Bourse canadienne, comme les services financiers et l’énergie, ont démarré l’année en force.

Les obligations, surtout celles à long terme émises par les gouvernements, demeurent toutefois sous pression, alors que leur taux monte (et donc que leur prix baisse), signe que les investisseurs anticipent une bonne croissance économique dans les prochains trimestres, voire un retour possible de pressions inflationnistes, pourtant absentes depuis un bon moment.

Tous les Fonds équilibrés FMOQ, pour lesquels des mesures avaient déjà été mises en place afin d’éviter qu’ils soient trop affectés par la remontée des taux, récoltent maintenant le fruit de cette prudence.

Un an de pandémie

Il y a maintenant un an que les autorités gouvernementales ont déclaré la pandémie de la COVID-19 et que nous quittions nos bureaux pour une durée qui demeure indéterminée. Nous avons tous vécu, au cours des douze derniers mois, diverses situations qui ont modifié nos façons de faire. Toutefois, nous nous sommes appliqués à vous offrir le même niveau de service.

Au terme de la crise sanitaire actuelle, l’un des changements qui perdureront assurément est l’utilisation de la visioconférence comme moyen de communication. Sans remplacer les rencontres en présentiel qui permettent des échanges plus agréables et complets, cet outil offre la possibilité de se rencontrer sans déplacement et dans de courts délais. Il s’agit d’un avantage qui rend désormais la visioconférence incontournable. Nous demeurons néanmoins impatients de vous revoir et de vous accueillir de nouveau à nos bureaux, ne serait-ce que pour une petite conversation à bâtons rompus.

Attention aux rendements mirobolants !

À la fin de mars 2020, les différents marchés boursiers étaient à leur plus bas suite à la confirmation, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), que la COVID-19 avait atteint le stade de pandémie. Après ce moment de panique et d’incertitude, les marchés ont repris leur mouvement haussier et atteint des niveaux records dans les douze mois suivants. Comme vous pourrez le constater, nos Fonds et d’autres fonds communs de placement ont généré des rendements impressionnants qui doivent toutefois être interprétés avec prudence. Premièrement, à l’instar de tous les rendements passés, ils ne sont pas garants de l’avenir, d’autant plus qu’ils résultent d’une situation très particulière. Deuxièmement, le fait qu’un fonds affiche un rendement supérieur à un autre pour cette période peut simplement être le signe qu’il a été plus affecté qu’un autre durant la chute des marchés, et non pas que son gestionnaire a mieux profité de la reprise. Puisque certains représentants sans scrupule pourraient être tentés de berner nombre d’investisseurs, il est important de ne jamais perdre de vue qu’un regard à plus long terme demeure l’approche à privilégier, surtout en ces périodes très volatiles.

Un investissement systématique

Les aléas des marchés au cours de la dernière année ont démontré, une fois de plus, que l’approche systématique permet d’investir peu importe les fluctuations de marchés, incluant lorsqu’ils sont à leur creux. Qui aurait eu le cran de réinvestir à chacune des baisses des marchés, alors que tout semblait aller de mal en pis ? Poser la question, c’est y répondre. Un investissement systématique a l’avantage de permettre à la personne qui s’en prévaut d’agir sans se laisser émouvoir par les circonstances. La tendance à long terme des marchés étant toujours à la hausse, ceux qui y ont recours bénéficient d’un investissement qui progresse en tirant profit des baisses de marchés. Notre système de prélèvements bancaires automatisés s’adapte à vos besoins. Informez-vous.

Le relevé électronique

En vertu de la réglementation en valeurs mobilières, nous sommes tenus de vous transmettre des avis de transactions et des relevés de placement périodiques. Pour pouvoir vous les acheminer par voie électronique seulement, nous devons obtenir au préalable votre autorisation.

L’envoi de ces pièces imprimées nécessite l’utilisation de plusieurs ressources (impression, manipulation, poste, etc.) et représente inévitablement des coûts. En cette période où les impératifs environnementaux prédominent, nous réitérons notre invitation à passer à la version électronique de ces documents.

La consultation en ligne de vos informations financières est aussi, sinon plus sécuritaire, que l’envoi postal. En effet, vos documents sont déposés dans votre espace client sécurisé auquel vous seul avez accès ; un courriel de notification vous est transmis chaque fois qu’un nouveau relevé est disponible.

De plus, votre espace client sécurisé met à votre disposition plusieurs autres fonctionnalités intéressantes, comme la transmission de vos instructions de placement, l’envoi sécurisé de messages ou de documents à votre conseiller, la valeur quotidienne de vos portefeuilles, la répartition à jour entre les différentes classes d’actifs de vos comptes, etc. Parlez-en à votre conseiller.

Une bonne campagne REER – CELI 2021

Au cours de la récente campagne REER, terminée le 1er mars dernier, et de la campagne CELI, qui se poursuit toute l’année, nos clients ont répondu et répondent à l’appel malgré une année très volatile, une pandémie toujours en cours et un avenir incertain. Nous tenons à les remercier pour leur confiance renouvelée et profitons de l’occasion pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux médecins et à leurs proches qui ont rejoint la famille Fonds FMOQ durant cette période.Plafonds de cotisation – Rappel Les maximums de cotisation permis par les différents régimes fiscaux sont ajustés chaque année. Pour 2021, le plafond de cotisation à un REER a été porté à 27 830 $ et celui à un CELI a été maintenu à 6 000 $ (pour un maximum de 75 500 $ cumulatif à ce jour). Si vous n’avez pas utilisé vos droits de cotisation pour 2021 ou les années antérieures, vous pouvez le faire en tout temps en communiquant avec votre conseiller.

Une plus grosse ristourne

Comme vous le savez, depuis septembre dernier, nos clients bénéficient d’une ristourne en fonction de leurs actifs investis en Fonds FMOQ et en Fonds gestion privée FMOQ (à l’exception du Fonds monétaire FMOQ).

Étant donné que le montant de la ristourne est proportionnel au montant investi dans ces Fonds, il est particulièrement avantageux de rapatrier l’ensemble de ses actifs au sein des Fonds FMOQ. Pour vous inciter à le faire, nous avons lancé un concours pour tous ceux qui transféreront, au cours des prochaines semaines, des régimes enregistrés en provenance d’autres institutions financières vers la nôtre. Communiquez avec nous pour plus de détails.

Comité d’examen indépendant

À l’instar de tous les autres fonds disponibles sur le marché, les Fonds FMOQ disposent d’un Comité d’examen indépendant, et ce, conformément au Règlement 81-107 de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le rôle de cette instance consiste à examiner les situations conflictuelles entre, d’une part, l’intérêt de la société de gestion du fonds et de ses fournisseurs, et, d’autre part, celui des participants. Comme prévu à la réglementation, le Comité doit préparer un rapport annuel pour les participants. Celui de 2020 est maintenant disponible dans notre site et celui des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (www.sedar.com). De plus, la présidente du Comité, Me Justine Lacoste, peut également être jointe en toute confiden-tialité par courriel (jlacoste@fondsfmoq.com).

M. Guy Lamer, membre du Comité depuis ses tout débuts, s’est retiré au cours de l’année pour des raisons personnelles. Nous tenons à lui exprimer notre gratitude pour son implication durant toutes ces années. Pour le remplacer, le Comité a décidé de faire appel à Me Carole Turcotte qui possède une vaste et solide expérience en droit des valeurs mobilières. Elle a déjà agi comme conseillère juridique externe pour les Fonds FMOQ, en plus d’avoir contribué de façon importante à la mise sur pied du Comité et à la rédaction de ses documents constitutifs. Bienvenue Me Turcotte.

Autres documents réglementaires

Tout comme le rapport du Comité d’examen indépendant, l’ensemble des rapports réglementaires des Fonds FMOQ sont maintenant disponibles dans notre site et celui des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (www.sedar.com). Il est donc possible d’y consulter les derniers États financiers et Rapport de la direction sur le rendement de chacun des Fonds FMOQ. Vous pouvez aussi obtenir un exemplaire de ces documents en communiquant avec nous.

Prospectus, notice annuelle et aperçus des Fonds FMOQ

Le nouveau Prospectus, la nouvelle Notice annuelle des Fonds FMOQ ainsi que les versions les plus récentes des Aperçus de nos Fonds sont aussi disponibles en ligne. La forme de ce dernier document étant réglementée, il constitue l’outil par excellence pour bien connaître et comparer les Fonds dans lesquels vous investissez.

Rappel sur les instructions téléphoniques

Conformément à la réglementation en vigueur, nous vous rappelons que, pour pouvoir prendre vos instructions de transactions par téléphone, nous devons avoir dans nos dossiers un formulaire d’autorisation limitée dûment signé par vous, désignant le représentant de notre société pouvant prendre vos instructions. La conversation téléphonique devra par ailleurs être reçue à nos bureaux afin d’être enregistrée.

Si vous n’avez pas déjà rempli et retourné ce formulaire, nous serons légalement tenus de vous demander un document signé de votre part pour chaque transaction. Il est donc important de compléter cette formalité le plus rapidement possible afin d’éviter tout délai dans l’exécution de vos transactions. Pour plus de renseignements, communiquez avec votre conseiller.

Le programme de conférences

Pandémie oblige, nous avons tenu à distance, le 28 janvier dernier, notre conférence sur les perspectives économiques de 2021. Elle est maintenant disponible dans CyberStudio. Prenez note qu’aucune autre conférence n’est prévue cette année et que nous espérons reprendre notre programme habituel dès l’an prochain.

La cybersécurité, une préoccupation constante

Sans entrer dans les détails des mesures prises, car la discrétion et l’humilité sont en elles-mêmes des moyens de protection, nous tenons à vous assurer que nous prenons toutes les dispositions requises pour protéger le mieux possible l’intégrité de nos systèmes et la confidentialité de vos informations personnelles. À cette fin, il se peut que des modifications soient apportées aux façons d’accéder à vos comptes. N’hésitez pas à communiquer avec nous en utilisant notre ligne d’assistance au 514 868-2082 (ou 1 888 558-5658), poste 261, ou par courriel à accesweb@fondsfmoq.com.

En terminant…

Nous espérons qu’en dépit de la pandémie, vous vous portez bien. D’ici sa fin, rappelons-nous que plus nous respecterons les consignes sanitaires, plus rapidement viendront les jours meilleurs.

Selon une croyance largement répandue, la constitution d’un fonds d’urgence ne concerne que les « petits salariés ». Elle est malheureusement erronée parce que personne n’est à l’abri d’un imprévu et que les impacts financiers d’un mauvais coup du sort peuvent affecter gravement, voire dramatiquement un individu, et ce, quelle que soit l’importance de ses revenus.

Pour ceux et celles qui en doutent, il faut savoir qu’un sondage réalisé il y a quelques années signalait que 35 % des ménages québécois dont le revenu se situe entre 40 000 $ et 100 000 $ reconnaissaient ne pas disposer d’un « coussin » de 500 $ pour faire face aux imprévus.

Une diminution des heures de travail, une perte d’emploi, une réclamation inattendue des autorités fiscales, un mauvais placement, une séparation ou un divorce, une maladie invalidante ou le décès d’un conjoint sont quelques exemples d’imprévus susceptibles d’être lourds de conséquences. Le cas échéant, ils s’avèrent une source de stress financier d’autant plus difficile à gérer en l’absence de marge de manœuvre pour faire face à ces épreuves.

Il suffit d’ailleurs de se rappeler qu’en cas d’invalidité, la plupart des polices d’assurance prévoient un délai de carence d’environ 90 jours, pour mesurer l’importance primordiale de disposer d’un fonds d’urgence couvrant cette période.

Un fonds de roulement d’abord

Constituer un fonds de roulement équivalant à un mois de dépenses fixes et prévisibles (nourriture, hypothèque ou loyer, électricité, téléphone, voiture, essence, titres de transport en commun, médicaments, assurances, remboursement de dettes, etc.) est indispensable pour éviter de se retrouver avec un compte d’opérations courantes à sec.

Un fonds d’urgence ensuite

Quant au fonds d’urgence, il sert essentiellement à faire face aux impacts financiers de dépenses imprévues (et non pas occasionnelles) sans être obligé de s’endetter (avance de fonds, prêt personnel, etc.). Pour le constituer, il faut donc avoir une idée précise de ses revenus et de ses dépenses pendant une période déterminée.

Comment constituer un tel fonds ? D’abord, planifier en déterminant le montant requis sur la base d’un portrait clair de ses revenus et de ses dépenses. Ensuite, investir au fur et à mesure et avec précaution le montant établi, en recourant à des prélèvements automatiques. Bien entendu, consulter son conseiller est une décision d’autant plus avisée qu’elle permet d’établir un plan optimal et de déterminer le meilleur véhicule de placement pour maximiser les retombées des efforts consentis pour établir le fonds d’urgence. Dans quel régime investir ?

Il est préférable d’accumuler le fonds d’urgence dans un compte distinct des comptes bancaires usuels. Le CELI s’y prête mieux que le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) parce que tout retrait dans ce dernier est immédiatement assujetti à des retenues d’impôt et que le montant retiré s’ajoute au revenu imposable de l’année. Qui plus est, le CELI, contrairement à une croyance populaire, n’est pas uniquement un compte d’épargne pour des espèces. En effet, il permet de faire fructifier de l’argent à l’abri de l’impôt au moyen de divers types de placements dont les revenus ne sont pas imposés, même au retrait. Contrairement aux cotisations à un REER, celles à un CELI ne sont pas déductibles d’impôt. Et puisque de l’impôt a été payé sur l’argent versé, il n’y en a pas à payer sur les sommes retirées.

De fait, décaisser un REER pour combler un manque à gagner, c’est le détourner de sa finalité qui est de s’assurer une retraite confortable. Si vous n’avez plus de droits de cotisation CELI, vous pouvez accumuler votre fonds d’urgence dans un régime non enregistré.

Dans quel fonds investir ?

Le plus important est que l’argent soit accessible facilement et rapidement en cas d’urgence et idéalement, sans pénalité ni autres frais de transaction. De nombreux épargnants se contentent du maigre rendement offert par un fonds monétaire ou un compte à intérêt élevé, puisque ceux-ci répondent aux critères précités. Or, un fonds équilibré très prudent, comme le Fonds équilibré conservateur FMOQ, pourrait combler encore mieux ce besoin. Répondant aux critères d’accessibilité, il permet en plus d’espérer un minimum de rendement sur cette épargne (graphique). La décision de se tourner vers ce Fonds doit évidemment être prise en tenant compte de la situation financière et de la tolérance au risque de l’investisseur.

Combien épargner pour un fonds d’urgence ?

Même s’il y a autant d’avis sur « l’épaisseur du coussin » que de spécialistes financiers, la plupart s’entendent pour affirmer qu’il devrait couvrir l’ensemble des dépenses fixes et variables et donc représenter entre trois et six mois de salaire net (après impôts et cotisations). Bien entendu, le montant à accumuler varie selon la situation personnelle de chacun, mais cette fourchette fait consensus.

Un fonds… à « oublier »

Une fois le fonds d’urgence constitué, il faut impérativement oublier l’argent qu’il contient afin de résister à la tentation de s’en servir à d’autres fins que celle pour laquelle il est destiné, c’est-à-dire faire face à un imprévu majeur.

La discipline étant le facteur clé de la planification financière, il est souvent plus facile de se constituer un fonds d’urgence en y cotisant par des prélèvements automatisés. Votre conseiller peut vous accompagner dans cette démarche.

 

Graphique : Progression de l’épargne de 10 000 $ investie dans le Fonds équilibré conservateur FMOQ


Le graphique ci-dessus montre l’évolution d’un investissement de 10 000 $ dans le Fonds équilibré conservateur FMOQ depuis sa création en avril 2013. Comme vous pouvez le constater, les quelques périodes de recul (en rouge) ont été de courte durée et n’ont pas été très prononcées (sauf celle entre février et mars 2020 où on observe une baisse subite de 8 % due à la pandémie). Les périodes de récupération (en vert) ont aussi été assez rapides.

Pour votre fonds d’urgence, il est normal de privilégier les placements à faible risque pour réduire les fluctuations importantes. Le Fonds équilibré conservateur FMOQ est tout indiqué dans le contexte. Il contient une faible proportion (environ 30 %) d’actions majoritairement canadiennes et américaines, surtout celles qui versent de bons dividendes et celles dites à faible volatilité. Les autres 70 % du Fonds sont investis en obligations gouvernementales et corporatives de bonne qualité dont les échéances sont relativement courtes afin d’offrir des rendements plus stables dans le temps. Notez que ce Fonds a procuré un rendement annuel moyen de 4,43 % depuis sa création.

Taux d’imposition des sociétés par actions

Le budget prévoit qu’à compter du 26 mars 2021, le taux d’imposition des sociétés par actions sur les revenus d’entreprise et de profession n’excédant pas 500 000 $ passera de 4 % à 3,2 % au Québec. Désigné souvent comme « petit taux », il s’applique uniquement aux sociétés dont les heures payées aux employés sont de 5 000 ou plus par année (à l’exception de certains secteurs). Comme la plupart des médecins incorporés ne répondent pas à ce critère, cette réduction du petit taux ne leur bénéficiera donc pas. Dans ce cas, le taux d’imposition applicable restera à 11,5 %.

Au fédéral, le petit taux demeure à 9 %, quel que soit le nombre d’heures payées aux employés.

Calcul des heures payées aux employés et petit taux

Dans le Bulletin de septembre 2020, nous vous avons informé d’un allègement temporaire quant au calcul des heures payées par une société par actions, pour la période du 15 mars au 29 juin 2020, à cause du ralentissement des activités de plusieurs entreprises dû à la pandémie.

Toujours pour les mêmes raisons, le budget propose un nouvel allègement pour le calcul des heures payées, lorsque celles-ci comprennent la période du 1er juillet 2020 au 30 juin 2021. Les sociétés par actions pourront choisir de désigner les heures comptabilisées au cours de leur année d’imposition antérieure aux fins de leur admissibilité au petit taux pour l’année. Dans certains cas, l’application de cette mesure pourrait nécessiter la modification d’une déclaration de revenus déjà produite.

Cet allègement ne profitera pas à la majorité des omnipraticiens incorporés, la plupart ne répondant pas, en temps normal, à l’exigence relative à 5 000 heures par année. Nous vous recommandons tout de même d’en discuter avec votre comptable.

Taux d’imposition des dividendes ordinaires reçus par un individu

En raison de la baisse du petit taux des sociétés par actions, le budget propose de réduire, à compter de 2022, le crédit d’impôt québécois pour dividendes ordinaires, ce qui aura pour effet d’augmenter leur taux d’imposition.

Force est de constater que la majorité des omnipraticiens incorporés seront pénalisés par cette mesure, étant donné que la plupart ne bénéficient pas du petit taux au Québec. Par conséquent, les dividendes ordinaires que vous recevrez de votre société à compter de 2022 seront assujettis à un impôt plus élevé au Québec. Les dividendes reçus par l’entremise de votre fiducie familiale sont également visés.

Obligations de renseignements pour les fiducies

Comme annoncé en 2018, une mesure fédérale visant à imposer aux fiducies de nouvelles obligations de renseignements entrera en vigueur à compter de 2022.

Le budget québécois prévoit également appliquer cette mesure fédérale au Québec à partir de 2022.

Pour plus d’information sur ces exigences en matière de déclaration pour les fiducies, veuillez consulter notre Bulletin de mars 2018 à la page 8.

Nous sommes fiers d’annoncer que le Fonds omniresponsable FMOQ se fait remarquer et devient lauréat du Trophée FundGrade A+MC pour l’année 2020.

Cette distinction, basée sur des critères objectifs, reconnaît les fonds de placement canadiens ayant su maintenir une note exceptionnelle de rendement ajusté au risque au cours de l’année civile précédente. L’obtention d’une note FundGrade A+MC dénote une compétence certaine, car seulement 6 % des produits de fonds de placement disponibles au Canada ont réussi cette performance.

Contexte économique

Au cours du premier trimestre de 2021, plusieurs facteurs ont permis une nette amélioration des perspectives économiques mondiales. Mentionnons tout d’abord qu’à la suite de leur approbation par les autorités en décembre 2020, les vaccins contre la COVID-19 ont commencé à être distribués à travers le monde. De plus, les programmes de dépenses gouvernementales visant à relancer l’économie se sont poursuivis. Aux États-Unis, à la toute fin de l’année 2020, les deux partis politiques fédéraux s’étaient finalement entendus sur une première enveloppe de 600 G$. À l’arrivée du président Joe Biden à la Maison-Blanche, un programme supplémentaire de 1 900 G$ a été rapidement adopté par la Chambre des représentants et le Sénat, grâce à la double majorité des élus démocrates. L’administration américaine planche maintenant sur un programme de dépenses en infrastructures qui pourrait permettre de soutenir le rythme de croissance à long terme de leur économie.

Dans la foulée de ces événements, les économistes ont révisé à la hausse leurs prévisions de croissance de l’économie américaine pour 2021 et 2022. Après une année 2020 marquée par la pandémie de la COVID-19 et une récession mondiale d’une ampleur inégalée, la croissance a amorcé un rebond dans la majorité des pays. L’amélioration des perspectives a eu un effet sur les investisseurs de différents marchés financiers.

Au Canada, bien que l’augmentation de cas de COVID-19 causée par l’apparition de nouveaux variants ait forcé un certain reconfinement en début d’année, l’économie fait preuve d’une résilience étonnante. Depuis quelques mois, la vigueur du marché immobilier, le niveau élevé des investissements des entreprises et l’augmentation des dépenses des gouvernements ont fortement contribué à la croissance. L’accélération du rythme de vaccination et la levée progressive des restrictions devraient accélérer la croissance au cours des prochains trimestres.

En Europe, durant l’automne 2020, l’arrivée de variants avait forcé le retour de mesures de confinement dans plusieurs pays. Cette situation s’est poursuivie au premier trimestre. En conséquence, on a assisté à une nouvelle contraction de l’activité économique en zone euro et au Royaume-Uni. Au-delà de la pandémie, l’économie européenne, particulièrement au Royaume-Uni, est restée affectée par la question du Brexit. Bien qu’une entente commerciale ait été conclue dans les derniers jours de 2020, plusieurs frictions demeurent. Ainsi, le rythme des exportations britanniques vers l’Union européenne a chuté de près de 40 % de décembre à janvier.

La croissance s’est poursuivie en Chine, mais à un rythme plus modéré. L’apparition de nouveaux cas de la COVID-19 a provoqué des fermetures d’usines durant le premier trimestre. De plus, au début de février, les autorités ont décidé de limiter les déplacements lors de la période du Nouvel An lunaire. Malgré cela, les différentes données pointent toujours vers la croissance. La Chine profite non seulement du rebond de la demande interne, mais également de l’accélération de la croissance de l’économie mondiale.

Notons qu’au premier trimestre, l’amélioration des perspectives a soutenu la hausse des prix des matières premières. Le prix du pétrole a grimpé de plus de 25 % et celui du cuivre a touché un nouveau sommet. Par ailleurs, la forte demande et la rupture de certaines chaînes d’approvisionnement ont provoqué des hausses de prix de matériaux de construction.

Politique monétaire et titres à revenu fixe

Durant le premier trimestre de 2021, l’amélioration des perspectives économiques a entraîné une hausse des taux obligataires et, en contrepartie, une chute marquée des prix des titres à revenu fixe. Pour les investisseurs, une croissance plus rapide pourrait devancer le resserrement monétaire par les banques centrales. C’est l’anticipation d’un tel resserrement qui a incité les investisseurs à exiger un taux d’intérêt plus élevé sur ces titres. Ainsi, le taux d’une obligation du Canada ayant une échéance de 10 ans est passé de 0,65 % à environ 1,60 % entre le 31 décembre 2020 et le 31 mars 2021.

Dans le but de rassurer les investisseurs, les dirigeants de la Réserve fédérale américaine (la Fed) et de la Banque du Canada ont déclaré leur intention de maintenir les taux directeurs au niveau actuel pour une longue période. En effet, les taux directeurs nord-américains devraient être maintenus au minimum jusqu’en 2023. Il est toutefois possible que les montants consacrés à l’achat de titres obligataires sur les marchés soient progressivement diminués, tant au Canada qu’aux États-Unis. D’ailleurs, le sous-gouverneur de la Banque du Canada, Toni Gravelle, a déclaré en mars que l’amélioration des perspectives de croissance économique et la bonne liquidité des marchés militent pour un retrait progressif de ces mesures exceptionnelles. La Banque du Canada compte toutefois ajuster ses programmes de soutien et leur retrait progressif selon l’évolution de la pandémie au pays.

Durant le trimestre, la Fed a donc laissé son taux directeur inchangé. Elle a indiqué qu’il en serait ainsi tant que le taux d’inflation n’atteindrait pas 2 % de façon durable. On a ajouté qu’il est possible que l’inflation dépasse sa cible de façon temporaire sans déclencher de hausse de taux directeur. Mentionnons que le taux annuel d’inflation pourrait grimper au-dessus de 2 % au cours des prochains mois. Cela sera attribuable au prix de l’essence. En effet, au printemps 2020, il avait subi une forte baisse avant de revenir à la normale au cours des derniers mois.

Comme les taux de court terme ont connu une moins forte augmentation que ceux de long terme, la pente de la courbe de taux s’est accentuée durant le premier trimestre. Par ailleurs, le bon contexte économique a favorisé les obligations des sociétés. C’est pourquoi l’écart de taux entre les obligations de sociétés et celles du gouvernement a diminué durant le trimestre.

Grâce aux programmes de stimulation économique approuvés par les élus américains au cours des derniers mois, le dollar américain a gagné du terrain contre la majorité des devises à travers le monde. Il faut toutefois souligner que le dollar canadien a progressé davantage et que sa valeur par rapport au dollar américain est demeurée élevée.

Marchés boursiers

Durant le premier trimestre de 2021, le contexte économique et le déploiement de la vaccination ont constitué un terreau favorable pour les marchés boursiers. Ainsi, malgré les fluctuations causées par la propagation des différents variants de la COVID-19, les marchés ont poursuivi leur progression.

Sur le marché boursier américain, une forte volatilité, induite par plusieurs transactions spéculatives sur des titres technologiques de plus petite capitalisation, a toutefois limité la progression des cours. Les titres de technologie ont généralement connu un trimestre difficile. Il faut dire que leur évaluation était sensiblement plus élevée que celle des titres des autres secteurs. À cet égard, les titres des secteurs plus cycliques ont connu une meilleure progression trimestrielle. Leur rendement est généralement lié à la santé de l’économie mondiale.

Le marché boursier canadien a profité de la forte demande pour les matières premières. L’augmentation du prix du pétrole et des ressources minières a permis aux actions canadiennes d’enregistrer un meilleur rendement que les titres boursiers américains.

Ailleurs dans le monde, les actions ont connu un très bon trimestre. Les indices boursiers européens, moins fortement pondérés en titres de technologie, ont enregistré des gains plus importants que les actions américaines.

Notons enfin que plusieurs marchés boursiers émergents ont été affectés par la vigueur du dollar américain et que leur progression a été limitée.

À l’horizon

Avec l’augmentation de la production de vaccins contre la COVID-19, la vaccination s’accélérera au cours des prochains mois. Ainsi, les gouvernements mondiaux pourront rouvrir leur économie plus rapidement. Les importants programmes récemment votés par les élus américains auront des retombées importantes au cours des prochains trimestres. Ils contribueront à la croissance rapide de l’économie mondiale en 2021 et 2022. Nous croyons que l’amélioration de la situation économique et un certain retour à la normale des activités économiques provoqueront une hausse des indices de confiance. Par conséquent, les investisseurs reprendront goût au risque et les investissements augmenteront de plus belle.

Les consommateurs ayant refoulé leurs dépenses durant la pandémie et le taux d’épargne très élevé dans le monde entier contribueront aussi à une accélération de la croissance en 2021 et par la suite.

En conséquence, les mesures de stimulation mises en place par les gouvernements et les banques centrales pourront progressivement être retirées. Les taux d’intérêt afficheront donc une tendance haussière, ce qui nuira au rendement des obligations.

À l’opposé, les marchés boursiers, particulièrement ceux qui sont plus cycliques, comme ceux du Canada et des pays émergents, devraient être soutenus par la forte croissance de l’économie mondiale.

À la faveur d’une forte demande pour les ressources naturelles, le dollar canadien pourrait continuer de s’apprécier par rapport à la devise américaine.

Du côté des marchés

À l’image de l’année 2020, l’économie et les marchés financiers se sont comportés de façon inattendue. Le dernier trimestre a fourni son lot d’émotions, notamment en débutant avec beaucoup d’appréhension quant à l’issue de l’élection présidentielle américaine. Les résultats ont finalement plu et rassuré, le nouveau président démocrate étant susceptible d’amener beaucoup plus de prévisibilité et d’instaurer un meilleur climat dans les relations avec ses principaux partenaires commerciaux, en particulier la Chine. Les observateurs et les analystes s’attendent à de généreux plans de dépenses afin de relancer l’économie. En y ajoutant quelques bonnes nouvelles, dont l’arrivée imminente de vaccins efficaces contre la COVID-19, la table était mise pour un mois de novembre record durant lequel les indices boursiers ont explosé dans une proportion d’environ 10 %. Comme on assistait en même temps à une aggravation de la pandémie et à un confinement partiel de plusieurs secteurs, certains experts ont conclu à une déconnexion totale avec l’économie réelle. Comme toujours, les Bourses tentent de devancer l’économie. Puisque la fin de la crise sanitaire est désormais envisageable, et vu que la croissance économique des deux prochaines années devrait être grandement facilitée par des politiques monétaires et budgétaires très accommodantes, la remontée des Bourses vers de nouveaux sommets s’explique.

Il faut donc saluer la bonne performance des Fonds FMOQ en cette année exceptionnelle, et demeurer néanmoins vigilants, car un retour à la volatilité des marchés est toujours possible, d’autant plus que ces derniers commencent à frôler la surévaluation. Un boom économique post-pandémie viendrait toutefois justifier la remontée de 2020.

Une année très particulière s’achève

Pour la première fois, les sociétés Fonds FMOQ ont versé, le 15 septembre dernier, une ristourne à leurs clients détenteurs de parts de Fonds FMOQ. Comme vous pourrez le constater à l’examen de votre relevé de placement, cette ristourne, basée sur votre détention moyenne de Fonds FMOQ au cours des douze derniers mois, a été réinvestie directement dans vos Fonds.

Comme nous souhaitons faire de cette première une pratique annuelle, le meilleur moyen de tirer le maximum de cette nouvelle politique consiste à privilégier les Fonds FMOQ dans vos choix d’investissement.

Bien que chaque année amène son lot d’imprévus, 2020 aura certainement battu plusieurs records à ce chapitre ! Tout comme l’ensemble de la planète, nous nous sommes adaptés à cette réalité et avons ajusté nos méthodes de travail en conséquence afin de continuer à vous servir en mettant l’accent sur le professionnalisme, la qualité et l’efficacité. Nous espérons sincèrement avoir atteint notre objectif et remercions tous nos clients de leur confiance renouvelée durant cette année très particulière.

Un accueil chaleureux

Nous avons participé, en mode virtuel, à des assemblées annuelles ou d’information de la presque totalité des associations affiliées à la FMOQ. Même si nous n’avons pas eu le plaisir de rencontrer personnellement les participants, nous avons quand même pu vous communiquer les toutes dernières nouvelles nous concernant et vous réitérer notre entière disponibilité pour vous servir de la façon la plus appropriée, compte tenu des circonstances. Nous remercions les exécutifs des associations de l’opportunité qu’ils nous ont offerte pour présenter nos services. Nous espérons vous rencontrer en personne l’an prochain.

Salon Vision

En vertu de l’entente de partenariat conclue avec l’Association des optométristes du Québec, nous avons participé à l’édition virtuelle du Salon Vision 2020 et nous tenons à remercier les participants qui ont visité notre kiosque virtuel. Au plaisir de vous voir en personne l’an prochain !

Période REER 2020 – CELI 2021

Le début d’année est une période particulièrement propice pour porter attention au REER et au CELI, et nous sommes là pour vous faciliter la tâche. Dans ce numéro, la chronique à la page 7 traite de ce sujet. Nous vous invitons à en prendre connaissance, car elle contient tous les renseignements pertinents pour vous aider à tirer pleinement profit de ces deux importants outils de planification financière.

Honoraires de gestion et ratio des frais de gestion Fonds FMOQ

Lors de sa réunion du 15 décembre dernier, le Conseil d’administration de Société de gérance des Fonds FMOQ inc. a décidé de maintenir les frais de gestion des Fonds FMOQ à leur niveau actuel, en 2021. Bien que cette décision relative aux frais doive être confirmée à chaque début d’année, le Conseil entend les maintenir à ce niveau tant et aussi longtemps que cela sera possible. À cet égard, il va sans dire que la croissance régulière des Fonds FMOQ facilite grandement la tâche du Conseil, d’où l’intérêt de recommander à vos collègues de souscrire aux Fonds FMOQ. En effet, plus ils croissent, plus l’ensemble des participants en profitent.

Comme l’indique le tableau ci-dessous, les frais de gestion et le ratio des frais de gestion des Fonds FMOQ demeureront inchangés en 2021.

Par ailleurs, le Conseil d’administration a adopté cette année une politique de ristourne annuelle aux détenteurs des Fonds FMOQ et des Fonds gestion privée FMOQ (à l’exclusion du Fonds monétaire FMOQ). Le taux de distribution est appliqué à la moyenne des valeurs marchandes des Fonds admissibles détenus à la fin de chacun des douze mois précédant la date de distribution. Voilà une autre raison de vous prévaloir des Fonds FMOQ.

Fonds FMOQ
Frais de gestion
Ratio des frais de gestion*
Monétaire
0,40 % (maximum 50 % des revenus générés par le Fonds)
0,46 % (0,27 % en date du 31 décembre en fonction de la politique du maximum établi à 50 % des revenus générés par le Fonds)
Tous les autres
0,95%
1,09%

*La différence entre les frais de gestion et le ratio des frais de gestion provient exclusivement des taxes applicables. Contrairement à la presque totalité des autres fonds communs de placement, aucuns autres frais (gardien des valeurs, auditeur, légaux, etc.) ne sont imputés directement aux Fonds FMOQ.

 

Documents d’information Fonds FMOQ

Nous vous rappelons que tous les documents réglementaires sur les Fonds FMOQ sont déposés dans notre site au fur et à mesure de leur production. Nous joignons tout de même à ce numéro un carton-réponse destiné à confirmer votre intérêt à les recevoir par la poste ou par courriel.

Taux de distribution du Fonds revenu mensuel FMOQ pour 2021

Pour l’année 2021, le taux de distribution mensuelle du Fonds revenu mensuel FMOQ demeurera à 2,50 ¢ par part 0,30 $ par année), soit l’équivalent de 2,9 % en fonction de la valeur de la part au 31 décembre 2020.

Soirées-conférences 2021

Normalement, le numéro de décembre vous informe des conférences à venir. Malheureusement, à l’instar du programme de cette année que la crise sanitaire nous a contraints à annuler inopinément, celui de 2021 ne pourra pas être tenu.

Toutefois, nous avons pris la décision de continuer à vous informer de l’évolution de l’économie et des marchés en tenant, en mode virtuel, notre traditionnelle conférence sur les perspectives économiques. Notre conférencier, M. David Dupuis, économiste et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke, sera de nouveau parmi nous. Nous vous donnons donc rendez-vous sur la plateforme Zoom le 28 janvier 2021 à 19 h. Inscrivez-vous en cliquant sur l’onglet Soirées-conférences de la section Nos activités / Ateliers et conférences de notre site Internet.

Un deuxième avis sur vos investissements

Nos conseillers peuvent analyser votre portefeuille de placements et vous faire des recommandations, et ce, sans aucuns frais ni engagement de votre part. N’étant pas rémunérés à commission, ils vous prodiguent des conseils objectifs. En raison de la pandémie de la COVID-19, nos professionnels sont disponibles pour échanger avec vous par téléphone ou en visioconférence. Lorsque les conditions le permettront, vous pourrez de nouveau les rencontrer en personne au moment et à l’endroit qui vous conviennent le mieux.

Un service de facturation médicale en forte demande

En 2020, le marché des services de facturation médicale a connu de nombreux bouleversements (acquisition, regroupement, etc.). De l’avis de nombreux clients accueillis au cours de l’année, ces changements n’ont pas généré pour autant une meilleure qualité de service. Nous sommes donc heureux et fiers d’avoir mis sur pied, il y a plus de huit ans maintenant, un service efficace et fiable qui ne cesse de gagner en popularité. Plus de 800 médecins peuvent d’ailleurs en témoigner. N’hésitez pas à faire appel à nous, nous sommes là pour vous servir.

Bienvenue à nos nouveaux collègues

Nous profitons de la fin de l’année pour saluer les nouveaux employés qui se sont joints à l’équipe Fonds FMOQ au cours des douze derniers mois. Nous soulignons donc, en ordre alphabétique, l’arrivée de cinq techniciennes et d’un technicien en facturation médicale, soit :

  • Valerian Badan
  • Lucie Beauchesne
  • Nacéra Cherbal
  • Jessica Mendes
  • Ana Lucia Sousa
  • Aliona Triboi

Comme tous les autres employés des Fonds FMOQ, ils sont déterminés à vous offrir des services de la plus haute qualité.

Félicitations !

Nous souhaitons féliciter nos employés qui ont acquis des titres professionnels supplémentaires durant l’année qui s’achève.

Ainsi, Maria-Teresa Giurleo, Responsable du développement des affaires et du service à la clientèle – Ouest du Québec, a obtenu un titre de gestionnaire de placements agréée (CIMMD), attestant des connaissances et des habiletés approfondies pour évaluer et gérer tous les aspects d’un portefeuille de placements d’un client.

Aussi, William Thibodeau-Gagnon, Gestionnaire de portefeuille – Gestion privée, a réussi les examens et autres exigences menant au titre de CFA, lequel représente le titre le plus reconnu du secteur de la finance.

Nous sommes heureux de pouvoir mettre à votre service les compétences et l’expertise pointue dont attestent ces titres.

Au revoir à un collègue estimé

Paul Angers, courtier attitré de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, a décidé de prendre sa retraite. Membre de l’équipe depuis 2003, il a toujours livré un service professionnel et attentionné dont plusieurs clients nous ont témoigné. Nous exprimons à Paul notre plus profonde reconnaissance pour sa contribution à l’essor de notre société et lui souhaitons une longue et heureuse retraite.
Pour vos besoins de courtage en valeurs mobilières, nous vous invitons à prendre contact avec nos conseillers.

Bonne année 2021

Nous vous présentons, à vous et à tous ceux qui vous sont chers, nos vœux les plus chaleureux pour un temps des Fêtes agréable et une nouvelle année à l’enseigne de la santé, de l’espoir et de la prospérité.

Peu importe le mode de gestion utilisé par l’épargnant, investir n’est pas gratuit. Qu’il s’agisse des frais de gestion ou d’exploitation prélevés par un fonds commun de placement, des commissions et autres frais administratifs versés à un courtier, des honoraires de gestionnaire de portefeuille ou d’une combinaison de tous ces types de frais, ces montants viendront gruger une portion des rendements générés par les placements. Notons par ailleurs qu’il est tout à fait normal d’assumer ces coûts. Après tout, ils rémunèrent les personnes ayant rendu des services en lien avec la gestion de vos investissements. Cela étant dit, pourquoi alors s’intéresser à ces frais ? Cette chronique vise justement à illustrer l’importance de les comprendre, de les contrôler et surtout de saisir leur impact à long terme dans un projet de planification de la retraite.

L’importance des frais dans un environnement de rendements modestes

Depuis 2009, l’Institut québécois de planification financière (IQPF) publie annuellement Les Normes d’hypothèses de projection1. Cet outil guide les planificateurs financiers notamment dans l’élaboration de projections de revenus de retraite. Entre autres, on y constate, depuis les douze dernières années, une tendance de diminution des attentes en matière de rendement futurs. Puisque le rendement net d’un investissement égale généralement le rendement brut moins les frais de gestion, et que le rendement brut anticipé tend à être plus modeste, il devient primordial de contrôler les frais de gestion.

Certaines personnes n’aiment pas aborder la question des frais avec leur conseiller. Toutefois, le sujet n’est pas un tabou ; et vous devez pouvoir en parler sans aucun sentiment de malaise. Enfin, notons que la seule réponse qui devrait vous faire peur c’est : « Il n’y a aucuns frais de gestion liés à vos placements ! ». Le bénévolat et la philanthropie sont de beaux idéaux qui existent rarement dans une relation entre le client et le gestionnaire de fonds.

 

L’industrie des fonds communs de placement au Canada

Les fonds communs de placement disponibles au Canada sont nombreux et variés. En moyenne, le ratio des frais de gestion des fonds gérés activement au Canada se situe à 2,1 % par année2. Cela signifie que l’investisseur dont les actifs auraient généré un rendement brut de 7,1 % aura un rendement net de 5 %. Notons par ailleurs que les frais de gestion sont prélevés sur les rendements bruts, qu’ils soient positifs ou négatifs. Ainsi, l’investisseur dont les actifs auraient essuyé une perte brute de 8 % verra, dans les faits, la valeur de ses actifs reculer de 10,1 %.

Enfin, en termes de poids relatif, si le rendement brut des placements s’élève à 8,4 %, les frais de gestion de 2,1 % représentent 25 % du rendement avant frais ; et, dans un environnement de rendements plus modestes, ce poids relatif augmente. Par exemple, si le rendement brut est de 4,2 %, les frais de gestion de 2,1 % représentent 50 % du rendement avant frais.

 

Analyse de cas

Il est parfois difficile de saisir l’ampleur des répercussions à long terme des frais de gestion sur la planification de la retraite. Analysons un cas afin d’illustrer l’importance de maîtriser ces frais. Imaginons un particulier de 55 ans qui détient un REER de 511 000 $. Ce dernier est investi en fonds communs de placement pour lesquels on anticipe un rendement annuel brut de 6 %. Les frais de gestion annuels sont à 1 %, ce qui ramène le rendement annuel net à 5 %. La personne prévoit travailler encore 10 ans et cotiser annuellement 27 000 $ à son REER d’ici la retraite, soit approximativement la marge REER annuelle maximale. Selon les normes de projections précitées, le particulier pourra bénéficier d’un revenu annuel de 75 000 $ provenant de son REER jusqu’à l’âge de 95 ans. Notre analyse sera basée sur ces paramètres, sans tenir compte d’inflation ni d’autres sources de revenus.

Imaginons maintenant que cette même personne de 55 ans doit assumer les frais de gestion annuels non pas de 1 %, mais plutôt de 2 %. Toutes choses étant égales par ailleurs, le rendement annuel net sur lequel il pourra compter passe donc de 5 % à 4 %. Quelles seront les répercussions de cette augmentation de frais et surtout, comment ajuster le tir ?

Techniquement, le fait de passer d’un rendement annuel net de 5 % à 4 % pourrait être compensé de trois façons :

 

Scénario alternatif 1 : Augmenter (si possible) son niveau d’épargne d’ici la retraite

Cette option signifie que l’épargne annuelle requise pour financer le même revenu annuel durant la retraite (75 000 $) doit passer de 27 000 $ à un peu plus de 46 100 $. Il s’agit d’une augmentation de plus de 70 %. L’effort d’épargne supplémentaire requis est tel qu’il pourrait s’avérer impossible à réaliser d’autant plus qu’il dépasse largement le plafond des droits de cotisation REER annuels octroyés par l’Agence du revenu du Canada.

 

Scénario alternatif 2 : Accepter un niveau de revenu inférieur durant la retraite

Avec un même effort d’épargne, c’est-à-dire 27 000 $ annuellement, il sera possible de financer un revenu annuel à la retraite de seulement 61 700 $ (plutôt que de 75 000 $). Il s’agit d’une diminution de plus de 13 000 $ par année (environ 18 %) par rapport au revenu de retraite souhaité.

 

Scénario alternatif 3 : Reporter l’âge de retraite

Maintenant, si l’épargne retraite annuelle demeure la même (27 000 $), et que l’on vise un revenu de retraite annuel de 75 000 $, l’épargnant devra travailler environ 2,5 années de plus. En effet, une telle décision implique une épargne supplémentaire de 67 500 $ (pour ces 2,5 ans de travail de plus) et des revenus totaux inférieurs de 187 500 $ (pour ces 2,5 ans de retraite en moins).

Le tableau suivant résume ces situations :

Frais de gestion
Épargne annuelle
Revenu annuel
Âge de retraite
Scénario de base
1 %
27 000 $
75 000 $
65 ans
Scénario alternatif 1
2 %
46 100 $
75 000 $
65 ans
Scénario alternatif 2
2 %
27 000 $
61 700 $
65 ans
Scénario alternatif 3
2 %
27 000 $
75 000 $
67,5 ans

 

En conclusion

Il peut parfois paraître bien théorique de s’attarder aux frais de gestion, d’autant plus qu’étant prélevés à même les fonds, ils peuvent facilement passer inaperçus. Toutefois, en illustrant l’impact du niveau de ces frais (1 % par rapport à 2 %) sur des éléments concrets (effort d’épargne supplémentaire, diminution de revenu de retraite, report de quelques années du projet de retraite), l’importance de contrôler ceux-ci devient évidente, surtout dans un environnement de rendements plus modestes qui sera peut-être notre nouvelle réalité pour les années à venir. En d’autres mots, les bas frais de gestion des Fonds FMOQ seront un allié essentiel pour permettre une meilleure croissance de votre capital dans les prochaines années !

 


1 https://www.iqpf.org/docs/default-source/outils/iqpf-normes-projection2020.pdf
2 Source : Strategic Insight 2019

Dans le cadre de son Énoncé économique du 30 novembre 2020, la ministre fédérale des Finances Chrystia Freeland a annoncé certaines mesures temporaires d’aide financière aux Canadiens en raison des incidences de la COVID-19.

Allocation canadienne pour enfants

En 2021, les familles admissibles à l’allocation canadienne pour enfants (ACE) auront droit à une aide financière additionnelle non imposable :

  • 1 200 $ par enfant de moins de 6 ans si le revenu familial n’excède pas 120 000 $ ;
  • 600 $ par enfant de moins de 6 ans si le revenu familial excède 120 000 $.

Ces sommes seront versées en 2021 sous forme de quatre versements trimestriels égaux. Les familles qui ne se qualifient pas à l’ACE en raison du revenu familial élevé n’auront pas droit à cette aide financière supplémentaire. Vous pouvez vérifier votre admissibilité à l’ACE sur le site de l’Agence du revenu du Canada, section « Prestations pour enfants et familles ».

Déduction des frais de bureau à domicile pour les employés en télétravail en raison de la COVID-19

Pour l’année 2020, les mesures fiscales portant sur la déduction des frais de bureau pour un employé en télétravail seront, dans certains cas, grandement simplifiées et assouplies, à condition que le travail à domicile soit dû à la COVID-19. Cette mesure temporaire vise surtout les employés dont les frais de bureau autrement admissibles sont modestes. La déduction fiscale pourra, au choix de l’employé, être fondée uniquement sur les heures travaillées à domicile, à raison de 2 $ par jour. Dans ce cas, l’employé admissible n’aura pas à obtenir le formulaire T2200, qui doit normalement être complété et signé par l’employeur. La déduction annuelle visée par cette mesure ne pourra pas excéder 400 $.

Cette mesure de simplification et d’assouplissement ne s’appliquerait pas aux travailleurs autonomes (constitués ou non en société par actions). Vous devriez cependant être admissible à cette mesure fiscale si vous êtes un salarié de votre société par actions.

Le 15 décembre dernier, l’Agence du revenu du Canada a rendu publics tous les détails de cette mesure. Le gouvernement du Québec appliquera également cette mesure fiscale temporaire.