Lancé il y a cinq ans, le Fonds omniresponsable FMOQ a vite mérité sa place au sein des portefeuilles de notre clientèle. Son actif se chiffre actuellement à 124,4 M$ et son rendement annuel composé depuis sa création, en septembre 2016, atteint 7,50 % à ce jour (tableau I).
Tableau I : Rendements annuels composés (%)
| Fonds FMOQ |
1 an |
2 ans |
3 ans |
4 ans |
5 ans |
| Omniresponsable |
11,59 |
9,30 |
8,87 |
8,07 |
7,50 |
La clé du succès du Fonds est pourtant simple : il s’agit d’un Fonds équilibré avec un niveau de risque moyen pour un horizon de placement à long terme, basé sur une approche d’investissement responsable. Ce dernier met l’accent sur la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
L’actif du Fonds se compose d’obligations et placements à court terme (autour de 40 %) et d’actions (environ 60 %). Les gestionnaires du Fonds peuvent toutefois dévier tactiquement de ces cibles afin de favoriser la catégorie d’actifs au meilleur potentiel (tableau II). La portion en actions est ensuite divisée moitié-moitié entre un gestionnaire actif en actions canadiennes et des fonds négociés en Bourse (FNB) indiciels ESG pour la portion en actions étrangères.
Tableau II : Répartition d’actifs au 30 septembre 2021

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Court terme |
7,4 % |
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Obligations |
34,2 % |
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Total titres à revenu fixe |
39,8 % |
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Actions canadiennes |
29,6 % |
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Actions étrangères |
30,6 % |
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Total actions |
60,2 % |
Le gestionnaire d’actions canadiennes sélectionne ses titres selon une approche axée sur la qualité. Les caractéristiques recherchées sont la stabilité des profits, un bilan enviable (ex.: faible endettement), un avantage concurrentiel, ainsi que des barrières importantes à l’entrée.
Dans ses analyses, le gestionnaire considère les risques financiers en y intégrant les enjeux ESG, c’est-à-dire l’environnement, le social et la gouvernance. Un filtre éthique est aussi appliqué systématiquement afin d’exclure les entreprises qui tirent plus de 10 % de leurs revenus des secteurs controversés, comme le nucléaire, les jeux de hasard, l’armement, le tabac, etc.
En jetant un œil aux principaux titres canadiens qui composent le Fonds, vous remarquerez l’absence de compagnies pétrolières (tableau III). Notons que le Fonds pourrait en détenir et en a déjà détenu. Toutefois, au cours des dernières années, la volatilité du prix du pétrole a rendu très imprévisible la profitabilité du secteur et le gestionnaire a préféré s’en éloigner. C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’historiquement, le gestionnaire a peu investi dans le pétrole ainsi que dans les matières premières, deux secteurs détenant une place importante au sein du principal indice de la Bourse canadienne.
Tableau III : Principaux titres canadiens composant le Fonds
| CCL Industries |
Dollarama |
| Chemin de fer Canadien Pacifique |
Metro |
| Toromont Industries |
Banque Royale |
| Thomson Reuters |
Brookfield Asset Management |
| Quebecor |
Intact Financial |
| Telus |
Constellation Software |
Pour la portion en actions étrangères, nous utilisons deux types de FNB. Les premiers sont basés sur des indices favorisant les entreprises ayant un bon pointage ESG. Les deuxièmes représentent des FNB spécialement conçus pour avantager les entreprises moins dépendantes des combustibles fossiles et qui génèrent donc moins d’émissions de carbone.
Comme vous pouvez le constater, le rendement du Fonds omniresponsable FMOQ n’a rien à envier à la performance des fonds basés sur des critères qu’on pourrait qualifier de traditionnels. Son succès s’inscrit dans la tendance actuelle où l’investissement responsable connaît une croissance rapide. Les investisseurs y voient une valeur ajoutée à la performance financière des entreprises; en d’autres mots, on observe une corrélation positive entre les critères ESG et le rendement.
Quels sont les critères ESG ?
Voici les principales considérations dont tiennent compte les gestionnaires lors de la sélection des titres ESG.
| Facteurs environnementaux (E) |
- Changements climatiques et émission de carbone
- Émissions de gaz à effet de serre (GES)
- Pollution et substances toxiques
- Désinvestissement des combustibles fossiles
- Gestion de l’eau et des déchets
- Ressources naturelles durables
- Efficacité énergétique
- Technologies propres
- Édifices verts
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| Facteurs sociaux (S) |
- Droits de la personne
- Santé et sécurité
- Conditions de travail des employés
- Impacts sur la communauté
- Diversité
- Évolution démographique
- Modèles de consommation
- Réputation des actionnaires
- Régimes terroristes ou oppressifs
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| Facteurs de gouvernance (G) |
- Rémunération des dirigeants
- Indépendance des administrateurs
- Diversité des membres du conseil d’administration
- Alignement des actionnaires et des dirigeants
- Droit des actionnaires
- Transparence et divulgation
- Éthique et culture des affaires
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La famille recomposée pourrait se définir comme étant l’union amoureuse de deux personnes, dont l’une ou chacune d’elles ont un ou des enfants issus d’une union antérieure. Les conjoints peuvent aussi avoir un ou des enfants communs. Bien que, dans le contexte, l’union de fait soit plus fréquente, le couple peut également opter pour le mariage.
On peut imaginer le niveau d’organisation requis lorsque toutes ces personnes habitent sous le même toit, et surtout en cas de garde partagée des enfants avec les ex-conjoints. Par ailleurs, la gestion financière au sein des familles recomposées présente également un important casse-tête : les conjoints doivent jongler avec le budget, les dépenses, les passifs et les revenus de chacun.
Avec la famille recomposée, chaque conjoint devrait revoir son testament, car le décès prématuré de l’un d’eux pourrait constituer un réel cauchemar pour le conjoint survivant et pour les enfants du parent décédé.
Penchons-nous sur le cas suivant. Lucie (42 ans), omnipraticienne, et Nicolas (45 ans), ingénieur, vivent en union de fait depuis sept ans. Lucie a deux enfants mineurs qu’elle a eus avec son ex-conjoint. Nicolas a un fils (Antoine 12 ans) issu de son union précédente avec Sophie. Lucie et Nicolas habitent ensemble dans une maison acquise conjointement il y a cinq ans. Ils vivent en union de fait, n’étant pas mariés. Aucun d’eux n’a un testament. Posons l’hypothèse que Nicolas est récemment décédé à la suite d’un accident.
Le décès sans testament
Comme Nicolas n’a pas de testament, tous ses biens (effets personnels, meubles, automobile, REER, CELI, REEE, autres placements, compte bancaire et sa moitié indivise de la maison) seront transmis à son fils Antoine, conformément au Code civil du Québec. À noter que la plupart des emprunts et dettes de Nicolas (incluant les impôts sur le revenu) devront être remboursés avant la distribution de l’héritage, sous réserve de l’emprunt hypothécaire.
Comme Antoine est mineur, sa mère (Sophie), sa tutrice légale, sera chargée de l’administration de son héritage jusqu’à ses 18 ans, après le règlement complet de la succession. À compter de 18 ans, il pourra prendre possession de son héritage.
Pour le règlement de la succession, un liquidateur devra être désigné. Sophie pourrait aussi être désignée à titre de liquidatrice de la succession.
L’imposition de la valeur du REER de Nicolas peut être étalée jusqu’aux 18 ans d’Antoine, si le REER est transféré dans un contrat de rente établi au nom de l’enfant. Le CELI et le REEE ne sont jamais imposables au décès. La succession devra cependant payer des impôts sur la plus-value accumulée sur les autres placements de Nicolas, déterminée selon leur valeur marchande au jour du décès. En ce qui concerne la moitié indivise de la maison, elle devrait pouvoir bénéficier de l’exemption pour gain en capital sur résidence principale.
Puisque Lucie et Nicolas n’étaient pas mariés, Lucie n’a aucun droit à l’égard de la succession de Nicolas, que ce soit comme héritière ou à titre de conjointe, et ce, peu importe la durée de leur union de fait. Les enfants de Lucie n’y ont aucun droit non plus, n’étant pas issus de l’union avec Nicolas.
Si Nicolas avait fait un testament comportant un legs universel en faveur d’Antoine, il aurait pu prévoir que l’héritage soit administré par une autre personne que son ex-conjointe (Sophie) et même au-delà des 18 ans de l’héritier. Deux options principales sont possibles : la fiducie testamentaire ou le régime de pleine administration. Un liquidateur peut aussi être désigné dans le testament, avec un remplaçant en cas d’impossibilité ou de refus.
Et si Nicolas avait voulu avantager Lucie ?
Le legs testamentaire
Dans un testament, Nicolas aurait pu prévoir le legs à titre particulier de son REER et de son CELI en faveur de Lucie, sa conjointe aux fins fiscales (la durée de leur vie commune étant supérieure à 12 mois). Ce type de legs permet d’éviter les impôts au décès sur le REER, à condition que Lucie le transfère dans son propre REER par roulement fiscal (sans diminuer ses droits de cotisation). Le CELI de Nicolas peut également être transféré dans le CELI de Lucie par roulement fiscal (sans réduire ses droits de cotisation). Dépendamment de l’importance monétaire de ces legs, ils pourraient être assortis d’une obligation pour le conjoint survivant de verser une somme d’argent aux enfants du défunt s’il veut hériter.
Le legs du REER au conjoint devrait toujours prévoir que tout impôt sur le REER devra être entièrement assumé par le conjoint, par exemple en optant pour le roulement fiscal. Si le legs ne prévoit pas cette condition, le conjoint pourra encaisser la valeur totale du REER du défunt sans impôt ni roulement fiscal, auquel cas les impôts au décès seront alors à la charge exclusive des légataires universels, soit les enfants du défunt. Ce serait un véritable désastre pour leur héritage. À noter qu’il n’y a aucune retenue d’impôt sur le versement d’un REER au décès.
Nicolas aurait pu également prévoir, dans un testament, de léguer tous ses biens à Lucie, sous réserve d’un legs d’argent et du REEE à Antoine. Toutefois, au décès subséquent de Lucie, tous ses biens (incluant l’héritage reçu de Nicolas) seront transmis à ses propres enfants. Dans ce cas, Antoine sera privé à jamais de l’héritage de son père. Bien que Lucie ait pu prévoir un legs en faveur d’Antoine dans son propre testament, elle sera toujours libre de changer d’avis dans le futur.
La fiducie testamentaire
La meilleure protection pour Antoine serait alors de remplacer le legs universel à Lucie par un legs universel consenti à une fiducie testamentaire constituée au bénéfice de Lucie. Il serait alors prévu qu’à compter du décès de Lucie, le résidu des biens en fiducie sera dorénavant détenu pour le bénéfice exclusif d’Antoine. À noter qu’il faut généralement éviter le legs du REER et du CELI à une fiducie testamentaire et opter plutôt pour un roulement fiscal en faveur du conjoint.
Il existe d’autres mécanismes juridiques permettant de retourner aux enfants du défunt les biens légués au conjoint (incluant les REER et CELI) au décès subséquent de ce dernier.
En ce qui concerne les autres biens transmis à Lucie ou à sa fiducie testamentaire (ex. : les placements et la moitié indivise de la maison), ils pourront bénéficier du roulement fiscal entre conjoints.
Les assurances vie
Vu les legs consentis à Lucie, Nicolas aurait pu souscrire à une police d’assurance vie payable à Antoine. Toutefois, pour éviter la tutelle de sa mère (en raison de l’âge mineur de l’enfant), il serait préférable que la prestation de décès soit payée à la succession de Nicolas afin d’être incluse dans le legs à Antoine, lequel sera administré par un fiduciaire ou un administrateur choisi par Nicolas, selon le cas.
Par ailleurs, les legs consentis à Lucie pourraient aussi être remplacés par un produit d’assurance vie payable en sa faveur au décès de Nicolas.
| Dans tous les cas de legs consentis en faveur de Lucie, le testament de Nicolas devra prévoir que si elle ne lui survit pas, ces legs seront alors consentis en faveur d’Antoine. |
Qu’en est-il de la maison suite au décès de Nicolas ?
Le contrat d’achat de la maison indique qu’il y a deux acheteurs, soit Lucie et Nicolas. Il n’y a aucune mention sur le pourcentage de chacun; chaque conjoint détient donc une part indivise de 50 %. La mise de fonds de 100 000 $ a été entièrement payée par Lucie.
L’emprunt hypothécaire et la responsabilité solidaire
Puisque le prix d’achat était de 500 000 $, les conjoints ont obtenu un prêt hypothécaire de 400 000 $. Selon le contrat de prêt, les emprunteurs sont Lucie et Nicolas, mais leur responsabilité est solidaire envers le prêteur (une clause usuelle). Par conséquent et en cas de défaut de paiement, le prêteur pourra exiger le remboursement complet de l’un ou de l’autre, nonobstant la part de 50 % de chacun. Par ailleurs, la part indivise de chacun dans la maison sert à garantir la totalité de l’emprunt hypothécaire, et non seulement la moitié de cet emprunt.
Inégalité de la mise de fonds
S’il n’y a aucune entente particulière entre les conjoints et vu qu’ils détiennent chacun 50 % de la maison, la mise de fonds de Lucie (100 000 $) sera généralement considérée comme un don indirect de 50 000 $ à Nicolas. En effet, au moment de la vente de la maison, le produit net sera généralement partagé de façon égale entre les deux conjoints, chacun détenant 50 % de la maison. En cas de conflit à cet égard, la récupération par Lucie de cette somme via les tribunaux demeure incertaine et aléatoire.
Mariés ou non, si les conjoints désirent que tout soit partagé moitié-moitié (incluant la mise de fonds), il existe deux options distinctes, dont l’une ou l’autre pourrait être prévue dans une entente écrite conclue entre eux :
- Nicolas devra rembourser la somme de 50 000 $ à Lucie lorsque la maison sera vendue. Lucie pourrait même exiger un rendement sur cette avance, pouvant correspondre à celui obtenu suite à la vente de la maison ;
- Nicolas sera responsable du remboursement d’une part plus importante de l’emprunt hypothécaire. Dans notre exemple, Nicolas assumerait une part de 250 000 $, tandis que Lucie assumerait une part de 150 000 $. Nicolas devra donc contribuer à 62,5 % de tout remboursement hypothécaire, incluant le remboursement du solde au moment de la vente de la maison. Ce serait comme si Nicolas empruntait seul une première somme de 100 000 $ (pour une mise de fonds égale à celle de Lucie) et qu’ensuite le solde de l’emprunt hypothécaire (300 000 $) était divisé entre les deux conjoints (chacun 150 000 $). À noter que ce type d’entente n’est pas opposable au prêteur, les acheteurs demeurant responsables solidairement.
Une analyse financière comparative pourrait être effectuée entre ces deux options.
Une autre possibilité serait d’accorder à Lucie un pourcentage plus élevé dans le titre de propriété de la maison. Si cela n’est pas fait au départ dans le contrat d’achat, cette solution nécessitera alors la conclusion d’un contrat de cession immobilière partielle par Nicolas en faveur de Lucie. Dans notre exemple, Lucie détiendra 60 % et Nicolas 40 %, en autant que tout versement hypothécaire soit partagé moitié-moitié.
La convention d’indivision
L’entente écrite concernant la détention de la maison par les conjoints est souvent désignée « convention d’indivision ». Outre les clauses usuelles, cette entente pourrait également prévoir ce qui suit :
- Si certains déboursés ne sont pas effectués conformément à ce qui est convenu au départ, il pourrait être prévu que les sommes payées en trop par un conjoint lui seront remboursées par l’autre, annuellement ou au moment de la vente de la maison, en plus d’un certain rendement. Cela pourrait viser les remboursements hypothécaires, les rénovations, les taxes foncières, les primes d’assurance et l’entretien ;
- Il pourrait aussi être prévu qu’au premier décès, le conjoint survivant aura l’option (ou l’obligation) d’acheter la part indivise de la maison détenue à ce moment par la succession du conjoint décédé.
Le décès de l’un des conjoints
Cette clause de décès permet au conjoint survivant de « récupérer » la maison dans l’éventualité où la part indivise du conjoint décédé a été transmise aux enfants de ce dernier. Une option d’achat est généralement prévue pendant un certain temps après le décès. Il s’agira plutôt d’une obligation d’achat si les conjoints ont souscrit à une police d’assurance vie afin de financer cette transaction ou si leur situation financière le permet.
Le prix d’achat est généralement établi selon la valeur marchande de la propriété au moment de la transaction. Il pourrait aussi s’agir d’un prix de faveur. Il sera également prévu que l’emprunt hypothécaire devra être entièrement transféré au conjoint survivant par le prêteur, sauf évidemment en présence d’une police d’assurance vie hypothécaire souscrite par les conjoints. Des modalités de paiement et d’autres conditions pourraient aussi être spécifiées.
Tant que l’option d’achat n’est pas exercée par le conjoint survivant, celui-ci pourrait alors bénéficier d’un droit d’usage exclusif de la maison pendant la même période (en assumant, seul, certaines dépenses ou en versant une indemnité périodique), après quoi la maison pourra être vendue sur le marché afin de répartir le prix de vente net entre le conjoint survivant et les héritiers.
Le testament de chacun peut évidemment prévoir le legs à titre particulier de sa part indivise de la maison en faveur du conjoint. Au premier décès, le conjoint survivant deviendra alors l’unique propriétaire de la maison. Avec ce legs, il est très important de prévoir que le conjoint survivant devra assumer la totalité de l’emprunt hypothécaire; si le legs ne prévoit pas cette condition, la part du défunt dans cet emprunt sera plutôt assumée par les légataires universels (par exemple, les enfants du défunt), ce qui pourrait être une catastrophe pour ces derniers. Ce legs au conjoint, qui constitue souvent un actif important, sera cependant un actif de moins à léguer aux enfants du conjoint décédé; à cet égard, le legs pourrait aussi prévoir que le conjoint devra verser une somme d’argent aux enfants s’il veut hériter.
Puisque le legs testamentaire peut être modifié en tout temps par le testateur et à son entière discrétion, la meilleure protection pour le conjoint survivant constitue la clause de décès prévue dans la convention d’indivision (bien qu’il doive acheter la part indivise de la maison, contrairement à la gratuité du testament). À défaut de telle clause, le conjoint survivant risque de se retrouver copropriétaire de la maison avec les enfants du conjoint décédé. Si ces enfants sont mineurs, ils seront alors représentés par l’autre parent, lequel pourrait exiger la vente de la maison. À noter qu’en droit québécois, le legs contenu dans une convention est totalement invalide. Par ailleurs, il n’existe pas au Québec de droits de survie en faveur du conjoint copropriétaire.
Seul un contrat de mariage pourrait prévoir qu’au premier décès, la part indivise de la maison détenue au jour du décès sera léguée à l’époux survivant, de façon irrévocable.
Si Nicolas avait été le seul propriétaire de la maison, il aurait pu choisir l’une des options testamentaires suivantes afin de permettre à Lucie de bénéficier de la maison après le décès :
- Le legs à titre particulier de la maison à Lucie, en pleine propriété ;
- Un legs permettant à Lucie de bénéficier d’un droit d’usage exclusif de la maison, jusqu’à son décès ou pendant un certain temps après le décès de Nicolas. À l’expiration de ce droit, la maison serait remise à Antoine. La loi prévoit plusieurs mécanismes juridiques pour le droit d’usage exclusif : la fiducie, l’usufruit, le droit d’usage et la substitution, qui seront déclenchés uniquement au décès de Nicolas. Le testament pourrait prévoir le versement d’une indemnité mensuelle par Lucie. Ces mécanismes demeurent toutefois fort complexes, tant sur le plan légal que fiscal. La convention d’indivision pourrait aussi prévoir certaines protections pour Lucie.
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Exemption pour gain en capital réalisé à la vente de la maison
Lors de la vente de la maison par les deux conjoints, ils pourront chacun réclamer une exemption afin que le gain en capital ne soit pas imposable. Cette exemption ne comporte aucun montant maximal.
Pour l’année de la vente, chacun des conjoints devra indiquer dans ses déclarations de revenus les années choisies aux fins du calcul de cette exemption (de l’année de l’achat jusqu’à l’année de la vente). Si les deux conjoints n’ont détenu aucune autre propriété d’habitation depuis l’achat de la maison, 100 % du gain en capital sera exempté.
Une seule propriété admissible
Bien qu’une propriété secondaire (ex. : un chalet) soit également admissible à cette exemption, les lois fiscales précisent qu’une seule propriété à la fois peut l’être annuellement. C’est le cas, par exemple, lorsque le couple détient une maison et un chalet au cours des mêmes années et que l’une de ces résidences est vendue.
Une seule propriété par couple
À noter que cette notion d’une seule propriété à la fois s’applique au couple, et non à chacun des conjoints séparément. Pour chaque année de détention, ils devront donc choisir entre la maison et le chalet, indépendamment du titre de propriété de chacun (seul ou en indivision). Cette restriction vise tant les conjoints mariés que les conjoints de fait. Par ailleurs, ces derniers sont reconnus comme tels aux fins fiscales après 12 mois de vie conjugale ou dès qu’ils ont un enfant ensemble.
Si, par exemple, chaque conjoint détient une propriété distincte (maison, condominium ou chalet), un seul pourra bénéficier de l’exemption pour chaque année au cours de laquelle les deux propriétés sont détenues. À noter que la priorité de choix est toujours accordée au conjoint qui est le premier à vendre sa propriété, ce qui pourrait s’avérer fiscalement coûteux pour l’autre.
Une utilisation optimale de l’exemption entre les conjoints peut se traduire par d’importantes économies d’impôt pour le couple. Les conjoints peuvent aussi convenir de partager équitablement cette exemption.
Évidemment, à la suite d’une séparation, un conjoint pourrait être tenté de vendre rapidement sa propriété d’habitation afin de bénéficier de l’exemption, au détriment de son ex-conjoint. Une convention conclue entre les conjoints durant la vie commune pourrait prévoir un partage équitable de cette exemption entre eux, notamment en cas de séparation. À défaut, une autre entente conclue dans le cadre de la séparation pourrait aussi être utile à cet égard.
Au décès
Cette exemption est également disponible au décès, à l’égard de toute propriété d’habitation détenue par le défunt (seul ou en indivision). Si c’est le conjoint survivant qui en hérite par roulement fiscal, il pourra bénéficier de l’exemption à laquelle avait droit le défunt pour les années antérieures à son décès, lorsque la propriété sera éventuellement vendue.
Le régime de pension de Nicolas
Dans le cadre de son emploi dans une firme d’ingénieurs, Nicolas participait au régime de pension offert par son employeur. Selon la loi et les modalités du régime, une prestation de décès sera versée à Lucie (une somme forfaitaire de 475 000 $, selon la valeur du régime de Nicolas en septembre 2021). Les lois québécoises prévoient qu’au décès du participant, le conjoint a un droit prioritaire à cette somme.
| Selon ces lois, le conjoint est la personne mariée au partici-pant, ou son conjoint de fait avec qui il vit maritalement depuis au moins trois ans ou depuis au moins 12 mois s’ils ont eu un enfant ensemble. Pour un régime de pension régi par les lois fédérales, le conjoint est la personne mariée au participant, ou son conjoint de fait avec qui il vit dans une relation conjugale depuis au moins 12 mois. |
La priorité au conjoint survivant
Ce droit du conjoint survivant est prioritaire, même si Nicolas avait spécifiquement désigné son fils à titre de légataire de son régime de pension dans un testament, ou à titre de bénéficiaire auprès de l’administrateur du régime. Cette priorité vise la valeur entière du régime accumulée tout au long de la vie de Nicolas, et non seulement la valeur accumulée durant sa vie commune avec Lucie.
La somme encaissée par Lucie sera entièrement imposable. Elle pourra cependant éviter ces impôts en transférant cette somme dans son propre REER par roulement fiscal (sans réduire ses droits de cotisation).
| Si Lucie n’avait pas survécu à Nicolas, la prestation de décès aurait été versée à Antoine, à titre d’héritier ou de béné-ficiaire, selon le cas. Les incidences fiscales sont similaires à celles applicables au REER transmis à Antoine. |
Le conjoint peut y renoncer
Certaines lois prévoient que le conjoint peut renoncer d’avance à son droit à une prestation forfaitaire de conjoint survivant, en déposant un formulaire de renonciation auprès de l’administrateur du régime. Le conjoint peut cependant annuler sa renonciation en tout temps et à son entière discrétion.
Si Nicolas avait été à la retraite au moment de son décès, Lucie aurait reçu une rente de conjoint survivant tout au long de sa vie.
Cette priorité du conjoint survivant est souvent méconnue. La plupart des gens ignorent que la désignation des enfants à titre de légataires ou de bénéficiaires de leur régime de pension n’a aucun effet à l’encontre de cette priorité. Cette situation, appelée parfois « coût successoral de l‘amour », peut devenir fort problématique dans le cas des familles recomposées.
Le Régime de rentes du Québec (RRQ)
Au cours de sa vie, Nicolas a versé des cotisations au RRQ à titre d’employé. Par conséquent, Lucie aura droit, en tant que conjointe de fait, à une rente de conjoint survivant du RRQ tout au long de sa vie, payable mensuellement, sous réserve d’une possible réduction à compter du versement mensuel de sa propre rente de retraite du RRQ. Cette rente est versée à compter du décès, quel que soit l’âge du conjoint survivant.
Aux fins de la loi, le conjoint survivant est la personne mariée au participant, ou son conjoint de fait avec qui il vit maritalement depuis au moins trois ans ou depuis au moins 12 mois s’ils ont eu un enfant ensemble.
La rente de conjoint survivant du RRQ n’enlève rien aux héritiers, puisqu’à défaut de conjoint, aucune somme de remplacement ne devient payable aux héritiers du participant.
Le RRQ prévoit également le versement d’une prestation de décès maximale de 2 500 $ aux héritiers du participant, qu’il y ait un conjoint survivant ou non au moment du décès. Une rente d’orphelin du RRQ sera aussi payable mensuellement à Antoine, le fils de Nicolas, jusqu’à ses 18 ans, qu’il y ait un conjoint survivant ou non au moment du décès.
Cette étude de cas concerne les conjoints de fait. Et si les conjoints avaient été mariés, la situation serait-elle différente ? À suivre dans la prochaine édition de votre Bulletin.
Le présent texte est d’application générale et n’a pour but que de fournir au lecteur des informations générales en matière de planification financière, successorale et fiscale. Pour des conseils spécifiques à l’égard de votre situation personnelle, nous vous invitons fortement à consulter un professionnel (avocat, notaire, fiscaliste ou comptable).
Le mois de septembre marque le lancement d’infolettres et de blogues spécialement conçus pour les médecins en pratique et ceux en devenir. Désignés « Omni avisé » et « Relève avertie », ces projets visent à vous donner des conseils sur les finances personnelles et l’investissement, en plus de vous informer en primeur de nos activités et promotions. Vous recevrez donc, huit fois par année, votre infolettre afin de parfaire votre savoir financier.
Si vous n’avez pas reçu votre édition du mois de septembre, nous vous invitons à signaler votre intérêt, en cliquant sur le bouton « Abonnez-vous à nos communications » situé en bas de page de notre site Internet ou parlez-en à votre conseiller.
Nous sommes heureux d’annoncer le gagnant de notre concours « Profitez d’une plus grosse ristourne » : Docteur Daniel Bélanger, de Montréal.
Selon le règlement du concours, le gagnant s’est vu déposer un montant de 10 000 $ dans son compte enregistré rapatrié chez Fonds FMOQ.
Rappelons que les clients ayant transféré un de leurs régimes enregistrés (REER, FERR, CELI, REEE ou REEI) chez nous, entre mars et juin 2021, étaient admissibles au tirage.
Vous étiez nombreux à accueillir cette initiative avec enthousiasme. Nous vous remercions de votre confiance.
Contexte économique
La croissance de l’économie mondiale s’est poursuivie durant le troisième trimestre de 2021. La vaccination a progressé dans la plupart des pays et les nouvelles mesures de confinement ont été limitées en dépit de la hausse de cas de variants dans plusieurs pays.
La vigueur de la croissance a toutefois contribué à une accélé-ration de l’inflation. Aux États-Unis, le taux d’inflation a atteint 5,4 % en juillet, avant de redescendre légèrement en août. Plusieurs éléments, dont la hausse des prix de l’énergie et les difficultés d’approvisionnement des manufacturiers ont contribué à cette hausse importante des prix. De plus, la pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs d’activité contribue à l’augmentation des salaires. Les autorités monétaires, qui soutenaient que cette hausse de l’inflation était temporaire ou transitoire, ont commencé à changer de discours au cours de l’été. En effet, plusieurs banques centrales envisagent maintenant de réduire les mesures de stimulation en place afin d’éviter une surchauffe ou une hausse incontrôlée de l’inflation.
Aux États-Unis, l’assouplissement des mesures sanitaires et les retombées du plan de relance adopté en mars ont soutenu la croissance de la consommation. Le produit intérieur brut (PIB) est enfin revenu au niveau du début de 2020, soit avant la pandémie. On ne peut toutefois pas en dire autant de l’emploi. En effet, en fin de trimestre, on comptait environ 5,5 millions de travailleurs de moins qu’en février 2020. Pourtant, comme on le mentionnait plus tôt, les employeurs de plusieurs secteurs peinent à recruter les travailleurs. Cette situation s’explique notamment par la décision de plusieurs personnes de quitter le marché du travail pour s’occuper de proches atteints de la COVID-19. Au cours des prochains mois, le retrait de certaines mesures de soutien aux individus et les perspectives de salaires plus élevés pourraient atténuer cette situation.
Au début de l’été, l’économie canadienne a été affectée par les ruptures d’approvisionnement dans l’industrie automobile. La difficulté à importer les microprocesseurs nécessaires à la fabrication des véhicules a entraîné une baisse temporaire de la production et de l’exportation d’automobiles. Malgré une quatrième vague de la COVID-19, il y a eu peu de nouvelles mesures de confinement à l’échelle du Canada. Dans les faits, on a observé une baisse des dépenses des consommateurs à l’épicerie au bénéfice des dépenses pour les services de restauration. Par ailleurs, les importantes hausses de prix des maisons des derniers mois affectent les futurs acheteurs. En conséquence, les ventes de propriétés et les mises en chantier ont diminué au cours de l’été.
Après avoir débuté l’année 2021 en lion, l’économie du Royaume-Uni a été affectée, au cours de l’été, par la hausse des cas du variant Delta. La forte baisse des ventes des détaillants illustre l’effet des mesures de confinement imposées par les autorités britanniques. Du côté de la zone euro, on a assisté à une légère baisse des indicateurs de confiance et deproduction. Ces mouvements ne présagent toutefois pas de ressac pour l’économie.
En Chine, on observe un plafonnement du rythme de croissance après l’important rebond du début de l’année. Les autorités chinoises doivent agir incessamment pour maintenir un niveau acceptable de croissance. Au cours de l’été, plusieurs pays d’Asie, dont le Japon, ont fait face à une recrudescence des cas de COVID-19. En conséquence, la mise en place de mesures de confinement a nui à leur croissance économique. L’augmentation du nombre de personnes vaccinées et le retrait des mesures de confinement devraient permettre une accélération de la croissance en Asie au cours des prochains mois.
Politique monétaire et titres à revenu fixe
Compte tenu de la vigueur de la reprise et de la hausse substantielle de l’inflation, la Banque du Canada a décidé de réduire à nouveau le montant de ses achats de titres sur les marchés. Ces transactions ont permis, depuis le début de la pandémie, de fournir de la liquidité et de maintenir le niveau des taux obligataires à plus long terme. L’effet de cette mesure a été bénéfique au marché immobilier.
Pour sa part, la Réserve fédérale américaine devrait commencer à réduire ses achats au cours de l’automne. Notons que les taux directeurs nord-américains, qui servent de base aux taux de court terme, devraient rester stables jusqu’au dernier trimestre de 2022.
Au troisième trimestre, les bonnes perspectives de croissance économique et l’augmentation du taux d’inflation ont causé une hausse des taux obligataires. Le taux d’une obligation du Canada à échéance de 10 ans est ainsi passé de 1,39 % à 1,51 %. Notons que la solidité de l’économie a permis de maintenir les écarts de taux des titres de sociétés.
Le dollar canadien a oscillé entre 0,78 $US et 0,81 $US durant le trimestre. La force de notre devise s’explique notamment par la décision de la Banque du Canada de réduire la détente monétaire et par la demande soutenue pour le pétrole et les autres ressources naturelles.
Marchés boursiers
Plusieurs indices boursiers ont touché de nouveaux sommets durant le troisième trimestre. Des turbulences sont toutefois apparues en septembre et les gains enregistrés en juillet et août ont été largement effacés. Parmi les facteurs ayant contribué à causer cette volatilité des cours boursiers, citons la perspective du retrait des mesures de stimulation des banques centrales, la hausse des taux obligataires ainsi que les pressions exercées sur les marges bénéficiaires par les ruptures des chaînes d’approvisionnement et la rareté de la main-d’œuvre.
Par ailleurs, on a continué d’observer une rotation des investissements boursiers des secteurs de croissance vers les secteurs de type valeur. Ceux-ci sont plus susceptibles de profiter des hausses éventuelles des taux d’intérêt.
Les bénéfices trimestriels publiés par les entreprises ont généralement été à la hauteur des attentes. Plusieurs d’entre elles savent maintenant naviguer dans un contexte de pandémie. Elles ont su tirer parti des changements des habitudes et des besoins de leurs clients.
Sur le marché canadien, les titres de petite capitalisation ont accusé un recul trimestriel. Pour leur part, les grandes capitalisations ont terminé le trimestre à peu près au même niveau qu’elles l’avaient commencé.
Les marchés outre-mer ont connu un sort semblable à ceux des marchés nord-américains : un mois de juillet correct, une belle progression en août, mais un recul en septembre ramenant les indices à la case départ.
Durant le troisième trimestre, la perspective d’un durcissement de la réglementation en Chine, les nombreuses interventions de l’État chinois auprès des entreprises négociées en Bourse et les importantes difficultés de la société immobilière chinoise Evergrande ont assombri les perspectives du marché boursier chinois.
À l’horizon
Au cours des prochains trimestres, la reprise mondiale entamée depuis quelques mois devrait se poursuivre. Le déploiement des vaccins dans les grandes économies du monde permettra de maintenir un rythme de croissance supérieur à la moyenne historique. Petit à petit, les secteurs encore affectés par la pandémie, comme le tourisme, bénéficieront également de la reprise de leurs activités.
La reprise sera également soutenue par le déploiement de l’épargne accumulée par les consommateurs au cours des 18 derniers mois. Les dépenses de consommation sont au cœur de l’économie de plusieurs pays, dont le nôtre.
Nous croyons que la récente hausse des indicateurs d’inflation s’avérera un phénomène temporaire. Les hausses de prix des derniers mois sont essentiellement liées à la réouverture de l’économie et aux problèmes de ruptures des chaînes d’approvisionnement. Ces facteurs négatifs s’atténueront progressivement. Le retour de l’inflation à un niveau plus compatible avec les objectifs des banques centrales permettra aux autorités de voir au-delà de ces données de court terme. En conséquence, elles devraient maintenir leurs taux directeurs au niveau actuel jusqu’au dernier trimestre de 2022. Les conditions fiscales et monétaires demeureront donc stimulantes pour la croissance économique.
Alimentée par la bonne croissance des bénéfices des sociétés, la hausse des cours se poursuivra sur les marchés boursiers. Les taux obligataires continueront d’augmenter de façon progressive, sans compromettre la reprise économique ni la trajectoire des indices boursiers.
Un tel contexte sera particulièrement favorable aux actions canadiennes et à celles des pays émergents. Le dollar canadien devrait, lui aussi, être avantagé par la forte demande pour les ressources naturelles. En contrepartie, le rendement des indices obligataires sera affecté à la baisse par la hausse progressive des taux d’intérêt à long terme.
Du côté des marchés
Pas besoin de suivre assidument l’actualité financière et économique pour remarquer que le mot « inflation » est sur toutes les lèvres. Nous y consacrons d’ailleurs un plein article un peu plus loin dans ce bulletin. En mars dernier, on notait déjà un redressement de la courbe des taux d’intérêt dû à une recrudescence de l’inflation anticipée et cela expliquait la baisse de 5 % de la valeur du principal indice obligataire canadien au premier trimestre 2021.
Malgré tout ce qui s’est dit et écrit depuis ce temps au sujet d’une hausse généralisée des prix, les marchés obligataires ne semblent pas trop inquiétés puisque les taux d’intérêt ont même légèrement baissé au deuxième trimestre. L’inflation serait donc « transitoire » et s’expliquerait par plusieurs facteurs temporaires dont le principal est la réouverture de l’économie post-pandémie. Comme vous vous en doutez, la chaîne d’approvisionnement mondiale n’est pas encore pleinement rétablie puisque la vaccination est plutôt inégale à l’échelle de la planète et que la COVID-19 affecte encore beaucoup certains endroits du globe.
Pour revenir aux taux d’intérêt, ajoutons qu’à sa rencontre du 16 juin dernier, la Réserve fédérale américaine nous indiquait vouloir hausser son taux directeur de 0,50 %… d’ici la fin 2023 ! Ce n’est donc rien de très significatif, mais c’est tout de même une année avant les anciennes prévisions. Et tout porte à croire que les injections de liquidités seront revues à la baisse d’ici là.
Pendant que toute l’attention était tournée vers l’inflation et les taux d’intérêt, les marchés boursiers ont continué à croître au cours des trois derniers mois, poussés vers de nouveaux sommets historiques grâce à des hausses de profits plus élevées qu’attendu et par l’espoir que nous connaîtrons quelques trimestres de forte croissance économique. Dans cet environnement favorable, les Fonds FMOQ affichent des résultats très enviables à la mi-année.
Le cap d’Un milliard d’actifs en Gestion privée
Au 31 mai dernier, la valeur des actifs de notre service de gestion privée de portefeuille dépassait le cap du 1 milliard de dollars. Sincères remerciements à notre précieuse clientèle pour cette marque de confiance. Notre équipe s’engage à faire tout en son pouvoir pour demeurer à la hauteur de vos attentes.
Vers un retour en présentiel
En vertu des directives gouvernementales, nous amorçons, dès juillet, notre retour progressif au bureau. Au cours de l’automne, tous nos employés travailleront à temps plein dans nos locaux. Vous pouvez dès maintenant rencontrer votre conseiller à l’endroit et selon l’horaire qui vous convient le mieux. La visioconférence que plusieurs ont expérimentée au cours de la pandémie demeurera sans équivoque un outil additionnel de communication. Nous sommes entièrement à votre service.
Informations semestrielles sur les Fonds FMOQ
Les États financiers intermédiaires, le Rapport de la direction sur les rendements et l’Aperçu des Fonds FMOQ pour l’exercice se terminant le 30 juin 2021 seront disponibles au cours de l’été. Des dispositions réglementaires permettent de les expédier uniquement aux participants qui en font la demande. Si vous n’avez pas déjà signifié votre intérêt à les recevoir, vous pouvez le faire dès maintenant en communiquant avec nous. Nous vous rappelons que ces documents seront accessibles, dès qu’ils seront disponibles (en août), dans notre site Internet et celui des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (www.sedar.com). Nous vous invitons à en prendre connaissance et, le cas échéant, à nous faire part de vos questions et commentaires.
Votre profil d’investisseur
Depuis plusieurs années déjà, nous utilisons un questionnaire afin d’établir votre profil d’investisseur. Ce document nous permet, entre autres, de déterminer votre horizon de placement et votre tolérance au risque. Grâce à cet outil, nous pouvons, d’une part, nous assurer que vos portefeuilles correspondent au niveau de risque que vous êtes en mesure d’assumer et, d’autre part, établir avec vous une stratégie de placement correspondant parfaitement à votre situation. En période de grandes fluctuations des marchés, il est important d’avoir un profil en parfaite adéquation avec votre situation.
En revanche, il ne faut pas céder à la tentation d’ajuster votre profil d’investisseur en fonction des aléas des marchés. Plusieurs investisseurs ont un profil audacieux en période haussière des marchés et deviennent conservateurs lorsque ces derniers subissent une correction. De tels changements influencés par les tendances des marchés s’avèrent parfois très coûteux, car les ajustements de portefeuille qui en découlent vont nécessairement à l’encontre de la maxime qui dit que l’on doit acheter « bas » et vendre « haut ». L’établissement de son profil d’investisseur permet de conserver une vision à long terme et de laisser l’émotivité de côté.
Votre relevé de placement au 30 juin présente le profil d’investisseur pour chacun de vos portefeuilles, en regard de leur répartition d’actifs. Nous vous invitons à prendre connaissance de ces renseignements et à communiquer avec votre conseiller pour lui faire part de tout changement dans votre situation
financière pouvant nécessiter la révision de vos profils d’investisseur. Sachez par ailleurs qu’avec les fluctuations des marchés observées depuis un an, il est possible que vos portefeuilles se soient éloignés d’eux-mêmes de votre répartition cible. Nous vous remercions à l’avance de votre collaboration dans le cadre de cette démarche.
Une deuxième opinion est toujours bienvenue
Au cours de la dernière année, plusieurs personnes se sont prévalues de notre service de deuxième avis sur les investissements. Dans ce cadre, nous comparons aux marchés les placements que vous détenez dans d’autres institutions financières et vous formulons un avis objectif sur ceux-ci. Bien que plusieurs sont ressortis de l’expérience rassurés, certains ont eu de nombreuses surprises sur la composition, les rendements, la répartition et les frais de leurs portefeuilles. Gratuit, ce service vous est offert sans obligation. À vous d’en profiter.
La cause des médecins en difficulté
À défaut de contribuer au traditionnel tournoi de golf des Fédérations médicales au profit du programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ), nos sociétés sont fières de soutenir cette cause par un généreux don à la Fondation du PAMQ.
Tournée des associations affiliées à la FMOQ
Si la situation le permet, comme par les années avant la pandémie, nous serons présents aux diverses assemblées des associations affiliées à la FMOQ l’automne prochain. Cette tournée constitue pour nous une occasion privilégiée de vous rencontrer et de nous familiariser avec les préoccupations des membres de la Fédération. Nous anticipons le plaisir de vous y voir en personne.
La confidentialité de vos données
L’ensemble des données contenues dans les dossiers, physiques et électroniques, de nos participants sont traitées en toute confidentialité. Nous attachons une attention particulière à la sécurité de ces informations et seules les personnes autorisées y ont accès.
Nous tenons également à vous rappeler qu’en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, vous avez le droit de consulter les renseignements personnels vous concernant et, si vous le désirez, d’en obtenir une copie. Vous pouvez également corriger votre dossier, le compléter ou encore faire retirer votre nom de nos listes de sollicitation.
Déménagement ou changement de coordonnées ?
Si vous avez déménagé, changé d’adresse courriel ou effectué toute autre modification à vos coordonnées personnelles, pensez à nous en faire part. Il suffit de nous téléphoner ou de nous envoyer un message électronique sécurisé via votre espace client. Vous pouvez également nous faire parvenir une note à cet effet par la poste. Cette dernière doit contenir vos anciennes et vos nouvelles coordonnées, en plus d’être signée.
Il y va de votre intérêt, car la Loi sur le Curateur public nous oblige à remettre à Revenu Québec toutes les sommes non réclamées après un délai prescrit.
Bonnes vacances
Nous profitons de l’occasion pour vous souhaiter d’excellentes vacances. Nous vous invitons à profiter de cette période d’accalmie pour prendre rendez-vous avec votre conseiller et réviser vos portefeuilles.
Pendant toute la saison estivale, nos bureaux demeurent ouverts selon l’horaire régulier, soit de 8 h 30 à 16 h 30, du lundi au vendredi.
Bonification de la Sécurité de vieillesse
Tous les prestataires de la Sécurité de la vieillesse (SV) âgés de 75 ans ou plus en juin 2022 recevront un montant additionnel de 500 $. Ce paiement unique, imposable, sera versé en août 2021 et ne sera pas assujetti à l’impôt de récupération de la SV.
Il est également proposé d’augmenter les prestations mensuelles de la SV de 10 % à compter de juillet 2022 pour les bénéficiaires âgés de 75 ans ou plus. Cette bonification devrait se traduire par une somme additionnelle de 766 $ pour la première année.
Taxe sur certains biens de luxe
Le budget fédéral propose d’instaurer une nouvelle taxe de vente au détail sur certains biens de luxe acquis à compter du 1er janvier 2022.
Pour les voitures de tourisme et les petits aéronefs de plus de 100 000 $ (avant taxes), le montant de la taxe correspondra au moindre de : 1) 10 % de la valeur totale du bien ou 2) 20 % de la valeur supérieure à 100 000 $.
Pour les bateaux de plaisance de plus de 250 000 $ (avant taxes), le montant de la taxe s’élèvera au moindre de : 1) 10 % de la valeur totale du bateau ou 2) 20 % de la valeur supérieure à 250 000 $.
La location à long terme de ces biens sera également assujettie à cette nouvelle taxe. Les taxes de vente TPS et TVQ s’appliqueront en sus.
Exemple : Calcul de la taxe sur un bien de luxe Prix d’achat de la voiture de luxe : 125 000 $
La taxe sera égale au moindre de :
1) 10 % x 125 000 $ = 12 500 $
2) 20 % x (125 000 $ – 100 000 $) = 5 000 $
Dans notre exemple, le montant de la nouvelle taxe de vente fédérale s’élèvera donc à 5 000 $.
Dans un discours prononcé en 2017 sur les fondements de l’inflation fondamentale, le sous-gouverneur de la Banque du Canada, Lawrence L. Schembri, rappelait que « l’inflation est simplement une hausse généralisée du prix moyen des biens et services sur une période donnée, autrement dit une hausse tendancielle du coût de la vie ».
Cette perte du pouvoir d’achat, qui doit être distinguée de l’augmentation du coût de la vie, est mesurée par le taux de progression de l’indice des prix à la consommation (IPC) publié par Statistique Canada. Pour déterminer l’IPC, l’organisme fédéral suit l’évolution du coût d’un « panier d’achat » à pondération fixe constitué de biens et de services représentatifs de la consommation des ménages.
Notre banque centrale s’affaire à maintenir l’inflation mesurée par l’IPC à un niveau bas et stable, soit autour de 2 % par année, une cible qui est la même depuis le début des années 1990. Si elle prévoit que la demande globale excédera la production potentielle ou lui sera inférieure, elle relèvera ou abaissera son taux directeur, selon le cas, afin de combler l’écart et de maintenir l’inflation mesurée par l’IPC à la cible.
Le sous-gouverneur a toutefois précisé que même si la banque visait un taux d’inflation bas, stable et prévisible, elle devrait toujours composer avec de fortes variations de l’inflation mesurée par l’IPC.
Lorsque l’inflation est effectivement à un niveau bas, stable et prévisible, l’économie peut croître à un rythme soutenable, notamment en raison de la prévisibilité des coûts, permettant aux entreprises, aux investisseurs et aux consommateurs de planifier leurs dépenses, leurs investissements ou leurs épargnes. À l’inverse, une forte inflation compromet cette capacité d’anticipation, car l’instabilité et l’imprévisibilité en découlant empêchent l’économie de fonctionner de façon optimale.
Comme l’inflation avoisine les 2 % lorsque l’économie tourne pratiquement à plein régime, soit lorsque l’offre et la demande de biens et services demeurent à peu près équilibrées, la Banque du Canada s’emploie à la maintenir autour de ce taux, de sorte que les acteurs économiques puissent savoir raisonnablement à quoi s’attendre et prendre des décisions financières éclairées à long terme, condition essentielle à la croissance économique et à la création d’emplois.
En mars 2020, à la suite de la confirmation de la pandémie de la COVID-19 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les gouvernements du Canada et du Québec ont déclaré l’urgence sanitaire. Des mesures de contrôle de même que des mesures budgétaires, fiscales et monétaires ont été mises en place pour contrer les répercussions négatives que la récession mondiale pourrait avoir sur les individus et les entreprises.
La Banque du Canada a procédé à des rachats massifs d’actifs financiers, une pratique ayant entraîné une augmentation significative de 18 % de la masse monétaire. Le taux d’épargne des ménages canadiens par rapport à leur revenu disponible a franchi les 28 % au milieu de l’année dernière, comparativement à 3,6 % à la fin de 2019.
Les changements dans les habitudes de consommation ont été considérables, car les ménages ont acheté davantage de biens et services d’importance moindre dans le panier d’achat servant au calcul de l’IPC1, tout en dépensant moins pour s’en procurer d’autres plus déterminants aux fins de ce calcul.
La crise sanitaire n’est pas terminée et les mesures exceptionnelles des gouvernements contribuent à la relance de l’économie et à son corollaire : un rebond de l’inflation durant cette période de normalisation.
Nous sommes tous à même de constater que les prix du panier d’épicerie, des matériaux, des maisons, des loyers et de l’essence augmentent substantiellement alors que le taux d’inflation demeure faible. Plusieurs se questionnent donc sur la tendance actuelle.
Les spécialistes et les investisseurs s’interrogent sur la façon dont l’argent injecté dans l’économie au cours de la dernière année et retenu dans les comptes sera dépensé lorsque les consignes de confinement seront levées. Tout comme lors de la crise financière mondiale, ils redoutent que l’argent accumulé n’entraîne une période d’inflation préjudiciable, et ce, même si l’après-crise avait été suivie par une inflation faible.
Des experts sont d’opinion, qu’indépendamment de l’ampleur des mesures mises en œuvre, la relance générera une forte inflation si (et seulement si) l’économie tourne à plein régime et les salaires commencent à augmenter plus vite que l’inflation, ce qui n’est pas le cas présentement.
En ce qui concerne les interventions d’envergure de notre banque centrale, personne n’est vraiment en mesure de déterminer précisément leurs répercussions en termes d’inflation. On peut toutefois tenir pour acquis qu’elle augmentera au cours des prochains mois parce qu’elle a chuté considérablement à la même période, l’an dernier. Les spécialistes qualifient cette période de transition d’inflation technique.
Alors que le gouverneur de la Banque du Canada affirme ne pas croire que le seuil d’une inflation de 2 % soit atteint plus rapidement que prévu en dépit des campagnes de vaccination massive et des mesures gouvernementales de relance économique, les marchés obligataires, eux, ne sont pas du même avis et anticipent une hausse prochaine de l’inflation. Le rebond des taux de rendement à long terme en témoigne éloquemment.
Les plus récentes données de Statistique Canada semblent leur donner raison alors que l’inflation annuelle a atteint, en avril dernier, son plus haut niveau en près d’une décennie, un troisième record en autant de mois.
Selon une enquête de la Bank of America, les gestionnaires de portefeuille sont préoccupés par les impacts indirects de la pandémie de la COVID-19 sur les marchés financiers, l’inflation constituant à cet égard le pire scénario à venir, le facteur le plus inquiétant2. Dans une proportion de 93 %, ils s’attendent à un mouvement haussier de l’inflation mondiale d’ici 2022.
Avec un rythme de croissance élevé, l’inflation pourrait conduire à une surchauffe de l’économie américaine et à une hausse généralisée des prix et, par le fait même, inciter la Réserve fédérale (la Fed) à relever ses taux d’intérêt, court-circuitant du coup la reprise économique et la dynamique haussière des marchés financiers.
De son côté, la Deutsche Bank, la plus importante banque allemande, a lancé un signal d’alarme anxiogène en qualifiant la hausse des prix de bombe à retardement et en concluant à la possibilité d’une crise mondiale particulièrement destructrice à court ou moyen terme.
La multiplicité des opinions ou des anticipations divergentes laisse entrevoir un avenir d’autant plus flou que de nombreuses inconnues persistent. Elle confirme surtout qu’en ce qui concerne les prévisions d’inflation, « l’analyse n’a jamais été aussi complexe », comme le rappelait récemment avec à-propos le rédacteur en chef de The Conversation. Selon lui, « les hausses des prix peuvent ne pas constituer une menace, mais une opportunité, par leur capacité de déprécier en partie les surliquidités spéculatives qui pèsent sur l’économie dite réelle3 ».
Tout compte fait, comme dans toute situation épineuse où l’inconnu prédomine, il importe que la raison prévale sur les états d’âme, que la rigueur l’emporte sur les approximations et que la réflexion prime sur la précipitation.
La science enseigne qu’une pandémie provoque une réaction, accélère la vitesse de changement et s’avère un catalyseur de mouvement. Aussi, tant pour les investisseurs individuels qu’institutionnels, l’onde de choc de la crise sanitaire comporte des occasions d’investir dès à présent.
Un mot d’ordre demeure cependant : ne pas omettre de diversifier ses placements, respecter son profil d’investisseur et, de façon particulière, sa tolérance au risque.
1 Le panier principal de l’IPC comprend huit composantes principales que sont l’alimentation, le logement, les transports, les dépenses ménagères, l’ameublement et les électroménagers, l’habillement, les soins de santé et les soins personnels, les sports ainsi que les voyages, la formation et les loisirs, de même que l’alcool, les produits du tabac et le cannabis récréatif. Le panier consiste aussi de composantes de niveau intermédiaire et de base.
2 « L’inflation inquiète davantage que la COVID », Conseiller, 8 avril 2021 [https://www.conseiller.ca/nouvelles/economie/linflation-inquiete-davantage- que-la-covid/].
3 WHITE, Scott. « Prévisions d’inflation : l’analyse n’a jamais été aussi complexe », The Conversation, 20 avril 2021. [https://theconversation.com/ previsions-dinflation-lanalyse-na-jamais-ete-aussi-complexe-159279]
« Connais-toi toi-même », voilà la devise généralement attribuée à Socrate, inscrite dans l’Antiquité sur le fronton du Temple de Delphes. En matière de placement, cette maxime est d’une grande sagesse, particulièrement pour l’investisseur qui ne veut pas perdre sommeil.
Qu’est-ce que le profil d’investisseur ?
Le profil d’investisseur résume les objectifs financiers d’un investisseur, sa situation financière, ses connaissances, son horizon de placement et sa tolérance au risque. Il vise à guider les épargnants vers les placements qui leur conviennent le mieux. En général, votre profil déterminera le niveau de risque que vous êtes en mesure d’assumer. Par exemple, si vous avez une faible tolérance au risque et que votre horizon de placement est court, il serait souhaitable de vous orienter vers un portefeuille plus prudent. Par contre, si le décaissement de vos actifs est loin, que vos relevés de placement ne vous empêchent pas de dormir et que votre objectif consiste à faire fructifier votre avoir, vous pouvez vous orienter vers un portefeuille plus dynamique.
De quoi tient compte le profil d’investisseur ?
Votre profil d’investisseur sera établi en fonction de vos objectifs d’épargne. Cherchez-vous à mettre des sommes de côté pour un voyage ? Pour vos études ? Pour acheter une maison ? Pour votre retraite ? Votre objectif d’épargne viendra influencer, en tout ou en partie, le type de placement qui conviendra le mieux à votre profil.
En second lieu, le profil sera également influencé par votre situation financière. Vos revenus sont-ils stables ? Avez-vous déjà accumulé un certain patrimoine ? Prévoyez-vous la naissance d’un enfant ? Un divorce ? Une période prolongée d’invalidité ? Mettre 10 000 $ en jeu lorsque vos revenus sont instables et que c’est votre seul pécule vous place dans une situation à haut niveau de risque. Dans ce cas, « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » et la prudence est fort possiblement de mise.
Les experts recommandent de ne pas acheter de produits financiers sans comprendre leurs principales caractéristiques. Ainsi, vos connaissances en matière de placement dicteront en partie vos choix de portefeuilles.
Avez-vous besoin des fonds d’ici quelques mois pour faire l’achat d’une voiture ? Un horizon de placement court ne saurait tolérer de grandes fluctuations dans la valeur de vos avoirs. Pour prendre des positions plus à risque, mieux vaut avoir du temps devant soi pour se prémunir contre les aléas du marché. C’est pourquoi le profil d’investisseur doit tenir compte de l’âge de l’investisseur. Une jeune femme de 25 ans débutant sa carrière a toute sa vie financière devant elle pour récupérer d’éventuelles pertes dans son régime d’épargne-retraite, alors qu’un retraité de 75 ans n’a évidemment plus ce luxe.
Dernier point, mais non le moindre : quel est votre degré personnel de tolérance au risque ? Il s’agit d’une position psychologique propre à chacun face aux marchés boursiers et à la prise de risques financiers. Un individu averse au risque préférera ainsi un investissement sûr offrant un faible rendement à un investissement plus risqué, mais au potentiel de rendement plus important. Souvent influencée par notre passé, notre éducation et notre niveau de littéracie financière, la tolérance au risque peut varier dans le temps pour une même personne.
Quels sont les principaux profils d’investisseur ?
Il existe plusieurs façons de classifier les profils d’investisseur. En voici trois qui résument somme toute assez bien l’éventail.
Le profil conservateur investit dans des placements sécuritaires, par exemple les fonds monétaires, les obligations ou les certificats de placement garanti. Ce type de placement a tendance à rapporter moins que les actifs plus risqués, mais leur rendement demeure généralement plus stable et prévisible, ce qui facilite la planification des sommes à investir ou à décaisser. Cette stratégie de placement plutôt « rassurante » s’applique pour un horizon de placement assez court, soit moins de 5 ans.
Le profil équilibré est prêt à tolérer quelques fluctuations du rendement et des pertes modérées de capital. Comme son nom l’indique, ce portefeuille sera composé d’une combinaison équilibrée de titres à revenu fixe, comme les certificats de placement garanti et les obligations, et de titres de participation, comme les actions. Cet investisseur ne se contente pas de l’approche conservatrice ; il est conscient que pour augmenter son rendement, il lui faudra prendre des risques. L’horizon de placement généralement recommandé pour les portefeuilles équilibrés est d’au moins 5 ans.
Le profil audacieux est prêt à voir son portefeuille fluctuer beaucoup et même à subir d’importantes baisses, mais dans l’espoir d’obtenir un rendement annuel moyen plus élevé en contrepartie. Risquophile, ce type d’investisseur recherche avant tout le rendement et possède généralement de bonnes connaissances financières. Les fluctuations de ses placements n’affectent pas son sommeil ! Son portefeuille se compose presque exclusivement d’actions ou de fonds équilibrés contenant un fort pourcentage d’actions. On peut même y ajouter des fonds d’actions sectorielles ou thématiques. Cœurs sensibles s’abstenir ! Notons qu’un horizon de placement d’au moins 8 ans est recommandé.
Ces trois profils résument assez bien l’éventail des investisseurs. Toutefois, pour nuancer cette catégorisation, nous utilisons, au sein des Fonds FMOQ, trois profils supplémentaires : sécuritaire (se trouve au tout début du spectre et s’applique aux plus averses au risque), équilibré-modéré (se situe entre conservateur et équilibré) et équilibré-croissance (profil mitoyen entre équilibré et audacieux).
Est-il possible d’avoir plusieurs profils d’investisseur ?
Vous aurez possiblement autant de profils d’investisseur que vous avez de projets ou d’objectifs d’épargne. Prenons l’exemple d’un investisseur qui n’est pas averse au risque et qui souhaite se constituer un fonds d’urgence et épargner pour sa retraite. Il aura fort possiblement un profil conservateur, voire sécuritaire, pour son fonds d’urgence ainsi qu’un profil équilibré-croissance, voire audacieux, pour son portefeuille de retraite en fonction de son horizon de placement. Soyons toutefois honnêtes, si vous êtes risquophobe, votre éventail de profils sera grandement réduit.
Quand doit-on réviser notre profil d’investisseur ?
Pour faire face aux aléas de la vie, il est important de réviser votre portefeuille et, par extension, votre profil d’investisseur régulièrement. Les étapes charnières, comme la naissance d’un enfant, un mariage, un changement d’emploi ou un déménagement, sont généralement propices à cet exercice. Néanmoins, tous les moments sont bons pour chercher conseil auprès de votre conseiller. « Connais-toi toi-même », et votre portefeuille et vous serez au diapason.
Après plusieurs années de loyaux services, notre collègue Robert Comtois a pris sa retraite le 30 juin.
D’abord à titre de conseiller, Robert s’était joint à l’équipe des Fonds FMOQ en décembre 2005. Il a rapidement assumé la direction de l’équipe au poste de Responsable du service à la clientèle et du développement des affaires pour l’ouest du Québec. Aussi, depuis quelques années, il occupait le poste de Directeur-conseil au sein de notre filiale de gestion privée.
Au cours de toutes ces années, il a, entre autres, contribué à la prospérité financière d’un grand nombre de médecins, tout en assurant un service à la clientèle hors pair. Son approche humaine et multidisciplinaire était grandement appréciée.
Merci Robert pour ton inestimable contribution au sein de nos sociétés, ainsi que pour ton professionnalisme et ton dévouement.
Bonne, longue et heureuse retraite !