Archives des Coffre à conseils - Fonds FMOQ

Avec quel argent accueillir un enfant?

Accueillir un enfant change une vie. Cliché, mais vrai! Il y a tant à prévoir et ce, dès le début du projet parental. Les finances font partie des choses qu’on préfère régler avant l’arrivée d’un bébé, question de réellement profiter des moments en famille. En planifiant à l’avance, vous irez chercher le maximum auquel vous avez droit et éliminerez un stress financier de votre vie de jeune parent. Voici un tour d’horizon des principales sources de revenus disponibles pour un médecin parent.

Source 1 : les prestations du RQAP : on serait fou de s’en passer!

Le RQAP s’adresse tant aux salariés qu’aux travailleurs autonomes. Il remplace de 55 % à 75 % du revenu admissible* selon le régime choisi.  Le régime de base couvre une période plus longue de prestations, mais à un taux plus faible que le régime particulier. Réfléchissez à votre choix de régime dès maintenant, puisqu’il est irrévocable.

Régime de base Régime particulier
  • Congé de maternité (personne qui accouche) : 18 semaines à 70 % du revenu admissible*
  • Congé de paternité (autre parent) : 5 semaines à 70 % du revenu admissible*
  • Congé parental (partageable) : 7 semaines à 70 % et 25 semaines à 55 % du revenu admissible*
    4 semaines de prestations additionnelles à 55 % du revenu admissible* dès que les 8 semaines de prestations parentales partageables ont été versées à chaque parent (depuis 2022)
  • Congé de maternité (personne qui accouche) : 15 semaines à 75 % du revenu admissible*
  • Congé de paternité (autre parent) : 3 semaines à 75 % du revenu admissible*
  • Congé parental (partageable) : 25 semaines à 75 % du revenu admissible*
    3 semaines de prestations additionnelles à 75 % du revenu admissible* dès que les 6 semaines de prestations parentales partageables ont été versées à chaque parent (depuis 2022)
  • Adoption : 5 semaines (chaque parent) à 70 % du revenu admissible*
  • Accueil et soutien : 13 semaines à 70 % du revenu admissible*
  • Congé partageable : 7 semaines à 70 % et 25 semaines à 55 % du revenu admissible*
    4 semaines de prestations additionnelles à 55 % du revenu admissible* dès que les 8 semaines de prestations parentales partageables ont été versées à chaque parent (depuis 2022)
  • Adoption : 3 semaines (chaque parent) à 75 % du revenu admissible*
  • Accueil et soutien : 12 semaines à 75 % du revenu admissible*
  • Congé partageable : 25 semaines à 55 % du revenu admissible*
    3 semaines de prestations additionnelles à 75 % du revenu admissible* dès que les 6 semaines de prestations parentales partageables ont été versées à chaque parent (depuis 2022)

*À retenir : le revenu annuel admissible est limité à 88 000 $ (en 2022). Vous obtiendrez donc un maximum de 75 % de 88 000 $ si vos revenus dépassent ce seuil. Utilisez l’outil de simulation des prestations du RQAP pour avoir une idée plus claire des montants auxquels vous pourriez avoir droit.

Source 2 : Programme d’allocations de congés de maternité et d’adoption : spécifiquement pour les médecins

En vertu de l’annexe XVI de l’entente générale de la pratique des médecins, vous pouvez vous prévaloir d’un programme d’allocations, à condition d’avoir accumulé au moins 10 semaines de rémunération dans le cadre du régime d’assurance maladie.

Pour une période maximale de 12 semaines consécutives incluant le jour de l’accouchement, cette allocation équivaut à 67 % de votre rémunération de base moyenne hebdomadaire, qu’elle soit versée selon le mode à l’acte, au tarif horaire, à la vacation ou au per diem. Cela vous donne droit à un maximum de 1 809 $ par semaine (en 2022). Dans le cas d’une adoption, l’allocation sera versée pour une période maximale de 6 semaines consécutives, dont la répartition avant et après la prise en charge de l’enfant vous appartient. S’y ajoute une compensation pour les frais de bureau pour les médecins exerçant en cabinet. D’un maximum de 802 $ par semaine (en 2022), elle correspond à 33 % de votre rémunération de base moyenne hebdomadaire.

Intéressé par ce programme? Adressez-vous à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) pour obtenir les formulaires appropriés.

Source 3 : Épargne personnelle : pensez au CELI et au REER

Créé en 2009, le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est une petite merveille! Tout ce que vous y accumulez ne sera jamais soumis à l’impôt. Vous pouvez donc retirer de l’argent de vos CELI pour compléter les prestations et allocations parentales sans vous inquiéter des agences de revenu.

Plusieurs règles encadrent ce véhicule d’épargne. Par exemple, il faut faire attention de ne pas dépasser les cotisations maximales permises et attendre l’année suivante avant d’y remettre le montant retiré. Vérifiez votre dossier à l’Agence du revenu du Canada pour connaître vos droits de cotisation.

Si vous avez besoin de fonds supplémentaires pour soutenir votre train de vie pendant votre congé parental, vous pouvez aussi retirer vos REER. Toutefois, il n’existe pas de régime spécial pour les parents, comme celui d’accession à la propriété (RAP) ou d’encouragement à l’éducation permanente (REEP). Ces revenus seront donc soumis à l’imposition, mais votre taux marginal devrait être moins élevé qu’à l’habitude pendant votre congé puisque vos revenus diminueront.

Rien ne vaut un plan sur mesure pour vous assurer de tirer le meilleur parti de toutes ces sources de revenus. Contactez Fonds FMOQ pour parler à un conseiller.

Qui n’aimerait pas détenir le secret du succès boursier; avoir cette boule de cristal qui nous dit quand et dans quels titres investir et à quel moment nous en départir? Dans les faits, cela reste un vœu pieux. La réussite n’est pas tant le fruit de « bons coups » que la discipline permettant d’éviter les pires erreurs. Nous vous avons donc préparé un palmarès des erreurs qui peuvent vous coûter cher :

Erreur 1 : Essayer de prédire les marchés. Disons cela d’entrée de jeu, le market timing n’est jamais payant à long terme. Il est impossible d’anticiper les marchés à chacun de leurs mouvements et de réajuster son portefeuille selon la moindre fluctuation. En absence de stratégie ou de vision à long terme, vous pouvez remporter une bataille, mais pas gagner la guerre. Règle générale, les investisseurs qui gardent le cap et évitent de céder à la panique quand les marchés baissent sont ceux qui s’enrichissent le plus à la Bourse.

Erreur 2 : Pécher par trop de prudence. Bien que nécessaire, une prudence excessive peut nuire à votre portefeuille. Rappelez-vous : les rendements bas constituent un risque en soi. En effet, si vos rendements sont inférieurs à l’inflation, cela veut dire que vous réalisez une perte. Évidemment, toute décision d’augmenter le risque de votre portefeuille doit être prise selon votre horizon de placement et votre tolérance au risque. Toutefois, les investisseurs qui ont encore plusieurs années devant eux avant le décaissement devraient se pencher sur la question avec leur conseiller.

Erreur 3 : Imiter les autres. Votre situation familiale, vos projets, vos connaissances financières, votre tolérance au risque ne sont pas ceux de votre collègue ou de votre voisin. Il faudrait donc élaborer un plan d’investissement qui soit le vôtre. De plus, faire comme les autres équivaut à investir à l’aveuglette : vous risquez de vous retrouver avec des produits que vous ne comprenez pas, qui ne correspondent pas à vos valeurs ou qui ne vous conviennent simplement pas. En tout temps, il vaut mieux compter sur des conseils d’un professionnel du domaine pour bâtir votre portefeuille.

N’hésitez donc pas à parler à votre conseiller avant de prendre toute décision de placement et surtout assurez-vous que ces dernières s’inscrivent dans un contexte plus large de vos objectifs financiers.

Quelle est la forme de rémunération optimale pour un médecin incorporé? Comparer le taux d’imposition du revenu salarial (maximum 53,31 %) à celui des dividendes (maximum 48,70 %) n’est pas suffisant. Il faut analyser la situation dans un contexte plus large de retraite et d’autres projets, ce qui rend l’exercice beaucoup plus complexe.

Arguments en faveur du salaire

1. Le versement d’un salaire constitue une dépense déductible pour la société. Aucun impôt ne sera payé sur ces sommes.
Cependant, le salaire implique l’acquittement des charges sociales pour la société par actions (Régime de rentes du Québec (RRQ), Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), Fonds des services de santé (FSS)) et au niveau personnel (RRQ, RQAP).

2. Le salaire donne droit aux cotisations REER.
L’avantage du REER est incontestable pour les contribuables à haut revenu, car il permet de bénéficier d’un retour d’impôt selon le taux d’imposition marginal (maximum 53,31 %). De plus, le régime procure un report d’imposition jusqu’au moment du retrait des sommes; pendant tout ce temps, l’argent peut fructifier sans ponction fiscale, ce qui n’est pas le cas pour les placements non enregistrés.

3. Les charges versées à titre de salaire procureront un revenu pendant le congé parental (RQAP) ou encore à la retraite (RRQ)
Le contribuable payé exclusivement en dividendes n’aura pas droit à ces prestations.

Arguments en faveur des dividendes

1. Le versement des dividendes n’entraîne pas le paiement de charges sociales par la société.
Toutefois, le montant versé à titre de dividendes n’est pas déductible pour la société (laquelle paiera de l’impôt sur ces sommes).

2. Les dividendes peuvent être versés aux actionnaires de la SPA (souvent le conjoint ou enfants majeurs) sans que des services soient réellement rendus à la société, ce qui peut faciliter, dans certains cas, le fractionnement du revenu.
Il est important de noter que les dernières modifications au traitement fiscal des SPA complique le fractionnement des revenus issus d’une SPA, ce qui atténue l’avantage fiscal de cette stratégie.

Nota bene

Quel que soit le chemin par lequel transiteront vos revenus (salaire ou dividendes), le résultat final sera, somme toute, assez comparable, avec un léger désavantage pour la rémunération en dividendes. Pourquoi? Tout simplement, parce que tout avantage fiscal découlant d’une rémunération à dividendes plutôt qu’à salaire (48,70 % d’impôts au lieu de 53,31 %) sera atténué par le principe d’intégration selon lequel, le revenu de tout contribuable doit être assujetti au même fardeau fiscal, qu’il soit gagné directement par ce particulier ou par une société par actions, avant de lui être versé.

 

Chaque type de rémunération ayant ses avantages et inconvénients, il est donc souvent judicieux de répartir sa rémunération entre le salaire et les dividendes dans la proportion optimale en tenant compte de votre situation. L’analyse devra tenir compte de la pertinence de cotiser au RRQ et au REER, ainsi que de la possibilité de fractionner le revenu provenant de la SPA. Nos planificateurs financiers demeurent disponibles pour élaborer la meilleure stratégie pour tirer le maximum de votre incorporation. Prenez rendez-vous.

Des études postsecondaires, ça peut coûter cher. Que faire si vous voulez aider vos enfants ou petits-enfants à les financer ?

Au cours des dernières années, un étudiant canadien inscrit à temps plein a déboursé en moyenne 16 600 $ pour vivre et étudier durant chaque année d’études postsecondaires. En quatre ans, la facture s’est donc élevée à 66 000 $. Si l’enfant vient de naître et qu’on présume une inflation moyenne d’environ 1,5 %, ce montant sera de l’ordre de 85 000 $ au moment où il entreprendra son parcours postsecondaire. Et l’on ne parle ici que d’un seul enfant !

Le constat est clair. D’ici à ce que vos rejetons soient prêts à commencer leurs études collégiales, vous devrez avoir engrangé un pécule important si vous désirez assumer, ne serait-ce qu’en partie, ce lourd fardeau financier. À cet égard, le régime enregistré d’épargne-études (REEE) vaut son pesant d’or.

DE L’ARGENT QUI TOMBE (PRESQUE) DU CIEL

Le REEE est un régime d’épargne enregistré qui permet aux parents ou à toute autre personne d’accumuler de l’argent dans le but de financer les études d’un enfant après le secondaire. Pourquoi devriez-vous privilégier ce régime plutôt que le CELI, par exemple ? Parce qu’en plus de faire croître l’épargne à l’abri de l’impôt (avantage qu’offre aussi le CELI), le REEE permet de bénéficier de subventions gouvernementales substantielles, sans égard au revenu.

Comment l’utiliser ? Vous devez d’abord souscrire un régime auprès d’un fournisseur autorisé. Dès que vous avez ouvert le REEE, vous pouvez commencer à y cotiser. Il n’y a aucune limite aux cotisations que vous pouvez y verser annuellement, mais un plafond cumulatif est établi à 50 000 $ par bénéficiaire.

Même si les cotisations ne sont pas déductibles d’impôt, elles donnent droit automatiquement aux subventions suivantes :

  • La Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) qui équivaut à 20 % de la première tranche de 2 500 $ de cotisation, pour un maximum de 500 $ par an. La subvention totale peut atteindre jusqu’à 7 200 $ par bénéficiaire à vie. Les montants sont déposés directement dans le régime.
  • L’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE) qui correspond à 10 % des cotisations, jusqu’à concurrence de 250 $ annuellement pour un montant de 3 600 $ à vie par bénéficiaire.

Selon les sommes dont vous disposez, il est possible d’envisager diverses stratégies pour maximiser le REEE. Par exemple, étant donné qu’il n’y a pas de plafond de cotisations annuelles, vous pourriez décider de cotiser d’un seul coup jusqu’à 50 000 $ dans le REEE la première année plutôt que d’y déposer des cotisations chaque année, dans le but de récolter le maximum de subventions. Il est vrai que vous ne toucheriez alors qu’une année de subventions. En revanche, vous feriez croître les revenus à l’abri de l’impôt sur une plus longue période. Au final, cette stratégie pourrait s’avérer plus payante.

COMMENT PEUT-ON UTILISER LES FONDS ?

Il faut faire une distinction entre les deux types d’actifs amassés dans le régime, car ils ne sont pas utilisables de la même façon.

  • Les cotisations : C’est l’argent que le souscripteur (vous en l’occurrence) a déposé dans le régime. Même si ces sommes se trouvent dans le régime, elles vous appartiennent toujours. Vous avez le choix de les récupérer, libres d’impôt, ou encore de les donner à l’enfant aussi sans incidence fiscale.
  • Les subventions et les revenus générés dans le régime. Ils constituent ce qu’on appelle les paiements d’aide aux études (PAE). Ils sont versés à l’étudiant, à votre demande, à partir du moment où il est inscrit à un programme de formation postsecondaire admissible. Les PAE doivent normalement servir à payer les dépenses liées aux études : droits de scolarité, matériel, logement, etc. Ils sont imposables entre les mains du bénéficiaire, mais comme celui-ci a en principe peu ou pas de revenu, l’impôt à payer est minime, voire inexistant. En outre, ces paiements ne sont pas considérés aux fins du calcul des prêts et bourses.

PIERRE PAR PIERRE…

Les études postsecondaires représentent un réel défi financier. Pour le relever, le temps est votre meilleur allié. N’oubliez pas que chaque année qui passe réduit le montant des subventions auquel vous avez droit en plus de vous priver de la magie des intérêts composés.

Communiquez avec votre conseiller. Consacrer quelques minutes pour assurer l’avenir de ceux que vous aimez, c’est un geste payant sur tous les plans.

 

Note : Veuillez noter que le texte ci-dessus traite du régime enregistré d’épargne individuel.

Vous le savez déjà : le régime enregistré d’épargne-études (REEE) est votre allié numéro un dans l’accumulation des fonds pour financer les études postsecondaires de vos enfants.

Les généreuses subventions gouvernementales et les revenus à l’abri de l’impôt en font un incontournable de toute planification financière qui tient compte des études de votre progéniture.

Et si l’enfant décide de ne pas poursuivre d’études postsecondaires ou les abandonne rapidement? Qu’arrive-t-il avec les fonds amassés dans le REEE ? Quatre scénarios sont possibles :

Scénario 1 : Attendre que l’enfant change d’idée : un REEE peut demeurer ouvert pendant une période maximale de 35 ans. On peut donc y laisser les fonds au cas où le bénéficiaire retournerait sur les bancs de l’école plus tard.

Scénario 2 : Remplacer le bénéficiaire : s’il s’agit d’un régime individuel, il est possible, sous certaines conditions, de nommer un autre bénéficiaire.

Scénario 3 : Transférer les fonds à votre REER : si vous avez des droits de cotisation inutilisés, vous pouvez transférer jusqu’à 50 000 $ provenant du REEE dans votre REER ou dans celui de votre conjoint; sans incidence fiscale.

Scénario 4 : Fermer le REEE : les cotisations vous sont alors remises sans imposition. Cependant, toutes les subventions versées devront être rendues aux gouvernements. Quant aux revenus, vous pouvez les retirer si le REEE est ouvert depuis 10 ans et que le bénéficiaire a au moins 21 ans. Ces revenus seront imposables et soumis à une pénalité de 20 %.

ATTENTION AU REEE COLLECTIF !

Toutes les possibilités précitées s’offrent à vous uniquement dans le cadre d’un REER dit « individuel » et ne sont généralement pas applicables dans le cas d’un REEE « collectif ».

Ce dernier est souvent présenté comme un « programme de bourses d’études » dont le règles sont différentes :

  1. les cotisations sont établies par un actuaire ;
  2. leur montant et la fréquence des versements demeurent fixes jusqu’à ce que le bénéficiaire atteigne l’âge de 18 ans;
  3. les sommes investies sont mises en commun et gérées selon le groupe d’âge.

Ce régime comporte certaines contraintes : outre les frais d’inscription élevés et divers autres types de frais, les organisations qui les offrent sont souvent plus rigides et leurs exigences varient considérablement de l’une à l’autre.

Le REEE Fonds FMOQ en est un individuel. C’est donc vous qui :

  1. déterminez le montant des cotisations et les modifier au besoin;
  2. choisissez les placements selon votre tolérance au risque;
  3. disposez d’une flexibilité souhaitée au cas où tout ne se passe pas comme prévu.

Communiquez avec nous pour plus d’information.

Ariane et Xavier*, tous deux médecins dans la trentaine, se demandent quel est le montant optimal de leur couverture en assurance vie.

Tout d’abord, il faut comprendre que l’assurance vie constitue un outil essentiel pour procurer une sécurité financière à vos proches qui dépendent de vous financièrement advenant votre décès. De quels éléments devriez-vous tenir compte pour bien comprendre et chiffrer ce besoin? Notre planificatrice financière, Jacinthe Faucher, répond.

Un besoin évolutif

Pour la plupart d’entre nous, le besoin en assurance vie suit le schéma ci-après : le patrimoine accumulé croît dans le temps et les besoins financiers des éventuels bénéficiaires diminuent avec l’âge. Ce parcours peut être divisé en trois phases :

besoins

Phase 1 : De l’enfance à la famille

Du point de vue financier, un enfant n’a pas besoin d’assurance vie (pas de dettes, pas de personnes à charge). La raison pour laquelle il peut valoir la peine de souscrire à une assurance sur la vie d’un enfant, est de protéger son assurabilité.  En effet, il est possible que sa santé se détériore au fil des ans et qu’il ne soit plus assurable. L’assurance souscrite antérieurement lui permettra de financer des besoins futurs. À mesure que cet enfant grandit et s’endette pour étudier ou acquérir des biens durables (maison, voiture, etc.), son besoin d’assurance vie augmente progressivement.

Phase 2 : De la famille à l’indépendance financière

À partir du moment où cette personne fonde une famille, son besoin en assurance vie grimpe et culmine généralement à la naissance de son dernier enfant. C’est à ce moment que les besoins financiers des éventuels bénéficiaires (enfants) sont les plus importants. C’est aussi à ce moment que le patrimoine net se trouve généralement à un niveau plus bas par rapport aux années subséquentes.

Phase 3 : Postindépendance financière

On peut imaginer qu’un jour, le patrimoine accumulé par le particulier dépasse les besoins de ses éventuels bénéficiaires, car ils deviennent eux-mêmes financièrement indépendants. À ce moment, les besoins traditionnels d’assurance vie diminuent.

À la phase 1 de votre vie, les besoins en assurance vie sont minimes, voire nuls. C’est à la phase 2 que la question devient cruciale.

Comment déterminer le montant de votre assurance?

Avant tout, il n’existe pas de montant fixe ou de multiplicateur de revenu pour chiffrer l’assurance vie idéale à détenir. L’objectif premier de ce produit est de permettre à vos personnes à charge de maintenir leur train de vie advenant votre décès. Et puisque chaque famille est différente (revenus, dépenses, épargne, nombre d’enfants, leur âge, besoins particuliers, etc.), le montant optimal de l’assurance vie le sera aussi.

Généralement, on estime qu’un montant de 250 000 $ environ (entre 10 000 $ et 15 000 $ par année, selon diverses études) est nécessaire pour élever un enfant jusqu’à sa majorité. Il s‘agit d’une estimation qui devra être ajustée en fonction de votre train de vie et d’autres considérations (école privée, voyages, frais médicaux et autres). De plus, si l’enfant poursuit des études postsecondaires, la somme augmentera en conséquence.

Revenons au cas d’Ariane et Xavier. Ils ont deux enfants : un âgé de 5 ans et le deuxième de 3 ans. Le couple possède une hypothèque de 400 000 $ et aucune autre dette, sauf des soldes sur des cartes de crédit que les deux conjoints remboursent entièrement chaque mois. L’épargne des deux conjoints est comparable et s’élève à 150 000 $ pour chacun. Ils estiment qu’advenant le décès de l’un d’eux, le conjoint survivant aura besoin d’un revenu annuel supplémentaire de 50 000 $ par année, pour combler le revenu familial et maintenir le même coût de vie. Ils se demandent quel est le montant optimal de leur couverture en assurance vie.

Sans entrer dans les détails relatifs à la planification financière et successorale du couple, on peut estimer leur couverture optimale à environ 1 120 000 $ chacun, principalement en assurance vie temporaire. Ce montant pourra encore être majoré si le couple souhaite inclure le coût des études postsecondaires dans leur calcul ou autres considérations qu’ils auront déterminées avec leur planificateur financier. Il est à noter que, généralement, ce montant diminuera annuellement, car les enfants vielleront, l’épargne du couple croîtra et leur solde hypothécaire diminuera.

Idéalement, l’assurance vie doit s’inscrire dans une planification financière globale. Puisque chaque situation est unique, avec un même montant de couverture, vous pouvez vous retrouver sous ou sur-assuré. Si vous avez des questions relatives à vos assurances, n’hésitez pas à communiquer avec nous pour une planification financière personnalisée.

  • Noms fictifs

La décision de se marier comporte plusieurs dimensions. Au-delà de l’affection et des valeurs, il existe aussi des questions d’ordre fiscal, réglementaire, juridique et successoral. Alors, le mariage constitue-t-il une bonne ou une mauvaise décision?

D’un point de vue fiscal

Les conjoints, qu’ils soient mariés ou de fait, ont essentiellement les mêmes droits face à l’impôt. La principale nuance est la durée nécessaire pour la reconnaissance de l’union. Les conjoints mariés sont reconnus immédiatement à titre de conjoints fiscaux tandis que les conjoints de fait doivent vivre dans une relation conjugale depuis au moins 12 mois (sauf si un enfant est né ou adopté par le couple). Par exemple, il est possible de cotiser au REER du conjoint qu’il s’agisse d’un conjoint marié ou de fait (à condition de respecter la définition précitée).

Donc, d’un point de vue fiscal, il n’y a pratiquement aucune différence entre le mariage et l’union de fait.

D’un point de vue de programmes gouvernementaux et régimes de retraite

Plusieurs règlements et programmes sociaux reconnaissent le conjoint de fait au même titre que le conjoint marié. C’est notamment le cas des régimes de retraite (RREGOP, RRQ), des programmes d’assurance collective, de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), du Supplément de revenu garanti (SRG), etc. Comme c’est le cas pour la Loi de l’impôt sur le revenu, la principale nuance ici demeure la durée nécessaire pour la reconnaissance de l’union. Par exemple, pour le RRQ, le conjoint de fait est reconnu comme tel après trois années de vie commune (un an si un enfant est né de l’union).

Tant que le conjoint de fait répond à la définition de « conjoint » d’un régime ou d’un programme, il a droit aux mêmes avantages que le conjoint marié. Par exemple, en cas de décès d’un prestataire du RRQ, son conjoint de fait depuis 5 ans recevra une prestation de survivant.

D’un point de vue réglementaire, sauf pour le délai de reconnaissance, il n’y a pratiquement pas de différence entre le mariage et l’union de fait.

D’un point de vue juridique

Une fois mariés, les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance. Concrètement, cela se traduit par certaines protections juridiques pendant le mariage et en cas de divorce, notamment :

  • le partage des biens à la fin du mariage (le fameux patrimoine familial);
  • le régime matrimonial de la société d’acquêts en l’absence de contrat de mariage;
  • la protection de la résidence familiale et de ses meubles;
  • l’irrévocabilité de la désignation d’un époux comme bénéficiaire d’une assurance vie;
  • la possibilité de recevoir une pension alimentaire de l’autre époux;
  • la possibilité d’hériter en cas de décès sans testament de l’époux.

Un des principaux impacts du mariage concerne justement le partage du patrimoine familial, cette richesse que les époux s’engagent à créer en se mariant. Ce patrimoine se compose généralement d’éléments suivants acquis durant le mariage :

  • les résidences (et leur contenu) à l’usage de la famille;
  • les véhicules à l’usage de la famille;
  • les REER et régimes de retraite;
  • les gains des époux inscrits au registre du RRQ.

Notons enfin qu’il est impossible de renoncer d’avance au partage du patrimoine familial (au moment du mariage par exemple); alors qu’on peut le faire au moment d’un divorce ou au décès de l’époux.

Les conjoints de fait ne profitent généralement d’aucune de ces protections. Ils peuvent toutefois signer un contrat de vie commune afin de définir, entre autres, leurs engagements réciproques, mais il ne s’agit pas d’une obligation. Toutefois, les conjoints de fait jouissent des mêmes droits que les conjoints mariés dans le cas des prestations au décès provenant de régimes de retraite, sous réserve du respect de la durée de vie commune.

D’un point de vue juridique, contrairement au mariage, l’union de fait n’offre aucune des protections citées ci-dessus.

Pour conclure, le mariage ne change pas grand-chose dans des questions fiscales ou en matière des programmes gouvernementaux et régimes de retraite, car les conjoints de fait, reconnus comme tels, et les époux mariés ont les mêmes droits. Le mariage, en revanche, entraîne des obligations juridiques et donc des conséquences successorales très importantes, car le Code civil protège les droits des époux, ce qui peut les restreindre dans leurs décisions futures. Les cyniques ajouteront : ce n’est pas le mariage qui coûte cher, c’est le divorce!

Si vous avez un plan financier en vue de la retraite, vous faites partie de la minorité des plus prévoyants. Bravo ! Mais, même si c’est le cas, êtes-vous sûr que vos prévisions sont réalistes ? Car maintenir son niveau de vie durant des décennies requiert un capital considérable. Lorsqu’on est habitué à vivre sans se priver, on n’a certainement aucune envie de commencer à le faire à l’âge où, au contraire, on devrait pouvoir se la couler douce.

Pour éviter les lendemains qui déchantent, il n’y pas de secret : il faut bien évaluer le capital-retraite requis et ajuster au besoin les montants d’épargne dès maintenant. Voici les grandes lignes de la démarche.

70 %… est-ce la « règle d’or »?

Théoriquement, il est suggéré de pouvoir compter sur environ 70 % de son revenu annuel brut pour maintenir son niveau de vie à la retraite. Bien que largement acceptée, cette approche basée sur le revenu ne tient pas compte de l’élément crucial, à savoir les dépenses. Les fameux 70 % ne nous disent pas si la personne est en bonne santé, si elle est endettée ou mène un train de vie plutôt frugal, si elle a des personnes à charge financière et quels sont ses projets à la retraite… En fonction des réponses à ces questions, la règle des 70 % pourrait se transformer en 100 % ou 50 %, d’un individu à l’autre.

Pour être plus précis, les experts conseillent plutôt d’évaluer ses dépenses à quelques années de la retraite pour fixer son ratio et faire ses projections en conséquence. Ceux qui sont encore loin de la retraite gagneront à rencontrer un planificateur financier pour se fixer des objectifs d’épargne et revoir régulièrement leur plan d’accumulation du capital-retraite selon les changements de leur situation (mariage, divorce, naissance, héritage, etc.).

On planifie pour combien de temps?

Une fois le revenu annuel fixé, il faut établir pendant combien de temps on en aura besoin. Sachez que l’espérance de vie moyenne ne peut jamais constituer la cible d’épuisement des actifs, puisque 50 % des gens dépasseront ce cap. Ils survivraient donc à leur capital. Ce qu’il faut connaître, c’est la durée « raisonnable » de décaissement, c’est-à-dire l’âge qu’on peut raisonnablement espérer atteindre, compte tenu de divers facteurs.

Durée raisonnable de décaissement en fonction de l’âge et du sexe

 

Âge atteint Espérance de vie Durée raisonnable de décaissement
Hommes Femmes Hommes Femmes
60 ans 84 ans 89 ans 91 ans 95 ans
65 ans 85 ans 89 ans 92 ans 95 ans
70 ans 86 ans 90 ans 92 ans 95 ans

Source : IQPF

Grâce à ce tableau, on constate qu’un homme qui atteint l’âge de 65 ans a 50 % de chances de vivre jusqu’à 85 ans (espérance de vie), et 25 %, jusqu’à 92 ans (durée « raisonnable » de décaissement). Il devrait donc viser un revenu au moins jusqu’à 92 ans.

ET ALORS, CE CAPITAL-RETRAITE ?

On a maintenant en main le revenu annuel nécessaire et la durée « raisonnable » de décaissement. Prochaine mission : évaluer le montant d’épargne requis. Le tableau suivant présente, selon l’âge atteint et le sexe, l’épargne requise au moment de la retraite pour financer chaque tranche de 10 000 $ de revenus annuels bruts[1].

Épargne requise pour financer chaque tranche de 10 000 $ de revenus annuels bruts

 

Âge atteint Durée de décaissement Épargne requise
Revenus non indexés Revenus indexés
Homme
60 31 155 328 $ 208 504 $
65 27 146 430 $ 190 213 $
70 22 131 630 $ 164 442 $
Femme
60 35 163 742 $ 224 352 $
65 30 153 725 $ 204 111 $
70 25 140 939 $ 180 313 $

Prenons le cas d’une femme qui prévoit prendre sa retraite à 60 ans et tirer un revenu annuel brut indexé de 100 000 $. Puisque les rentes publiques (PSV et RRQ) totaliseraient dans son cas environ 20 000 $, elle devrait tirer de ses propres économies un revenu annuel de 80 000 $ (8 tranches de 10 000 $). Grâce au tableau, on calcule que, pour y arriver, elle doit détenir, au moment de la retraite, 8 x 224 352 $, soit environ 1,8 million de dollars.

Accumuler un tel montant n’est pas une mince tâche, même quand on bénéficie de de bons revenus. La clé : faire un plan réaliste et adopter l’attitude de la fourmi le plus tôt possible dans la vie.

Votre projection de retraite

Et vous, avez-vous votre plan de retraite? Si oui, l’avez-vous révisé dernièrement pour vous assurer qu’il répond toujours à votre situation? Que vous ayez 35 ou 65 ans, demandez une projection de retraite à nos conseillers. Sans frais pour vous, cette démarche peut se révéler inestimable pour votre sécurité financière à la retraite.

 


[1] Hypothèses : rendement net : 5 %, inflation : 2,25 %, capital épuisé après la durée de décaissement.

Parmi tous les documents légaux, le testament tient une place unique. Habituellement, on le rédige pour gérer une situation qui ne surviendra pas avant de nombreuses années, voire décennies.

Mourir sans testament

En cas de décès sans testament, c’est le Code civil du Québec qui désigne à qui iront les biens du défunt, dépendamment de sa situation au moment du décès.

Sans testament : Vos héritiers selon la loi

planification_successorale

 

Rappelons que le Code civil ne reconnaît pas le conjoint de fait (peu importe la durée de vie commune). Ainsi, la totalité des biens du défunt iront plutôt à ses enfants. En l’absence de ces derniers, le patrimoine sera partagé entre ses parents, frères et sœurs, tout en excluant son conjoint de fait.

Aussi, si vous êtes marié et n’avez pas de testament ou de clause du type « Au dernier vivant les biens » dans un contrat de mariage, votre époux héritera du 1/3 de la succession et vos enfants des 2/3 restants. Si vous n’avez pas d’enfant, votre époux héritera des 2/3 de la succession et vos parents auront droit à un 1/3 de la succession. Si ces derniers sont décédés, vos frères et sœurs se partageront ce dernier 1/3 de vos actifs.

Ce partage prescrit par la loi peut être contraire à vos volontés successorales, d’où l’importance de les formuler dans votre testament, surtout si vous vivez en union de fait.

Formes de testaments

Le Code civil prévoit trois types de testaments : 1) olographe, 2) devant témoins; et 3) notarié.

Le testament olographe constitue la forme la plus simple. Il doit être rédigé sans moyen technique (à la main), daté et signé. Au décès, il doit être vérifié, c’est-à-dire validé par un tribunal ou un notaire. Cette forme de testament ne nécessite pas de témoins.

Comme son nom l’indique, le testament devant témoins implique la signature devant deux témoins réunis en même temps. Toute personne majeure peut agir comme témoin. Les témoins attestent qu’il s’agit bien de votre testament et de votre signature. Le testament devant témoins peut être rédigé à la main ou préparé à l’ordinateur. Notons que les témoins n’ont pas à connaître le contenu du testament. Au décès, ce type de testament devra également être vérifié, c’est-à-dire validé par un tribunal ou un notaire.

Le testament notarié est celui préparé par un notaire. Il est difficile à contester, car le notaire s’assure que le testament respecte les conditions légales de validité et qu’il présente vos volontés en tenant compte de vos objectifs, de votre situation familiale et financière. Contrairement aux deux premiers types, le testament notarié n’a pas à être vérifié ou validé par le tribunal ou un notaire à la suite du décès. Enfin, un testament notarié ne risque pas de disparaître puisque le notaire garde l’original du testament et inscrit celui-ci au Registre des dispositions testamentaires de la Chambre des notaires du Québec.

Bon à savoir

Le testament est un acte juridique individuel et révocable. En présence de plusieurs testaments, la priorité s’établit chronologiquement, peu importe la forme des testaments. Dit autrement, si le défunt avait laissé cinq testaments de différentes formes et que le plus récent avait une clause qui révoquait les testaments plus anciens, seul le dernier testament sera considéré.

Finalement, sachez qu’il est toujours possible de corriger, de préciser ou d’amender un testament avec un codicille. Vous pouvez par exemple remplacer un ou quelques articles du testament, devenus non pertinents, sans refaire l’exercice de rédaction au complet.

En conclusion

Quel que soit votre âge, préparer son testament et le réviser à différentes étapes de votre vie est important pour formuler et faire respecter vos volontés. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel pour vous guider dans cet exercice!

Mettre l’argent de côté n’est pas synonyme de privation. Un minimum de discipline et la prise de conscience que le temps est votre allié numéro un débouchent souvent sur un joli pactole. Voici trois gestes simples qui contribuent à votre prospérité jour après jour :

Conseil 1 : Cotisez en début d’année. Si vous cotisez en début d’année plutôt qu’à la fin, votre argent reste une année de plus dans votre compte. Sur une longue période, cette simple habitude, qui n’exige pas de déboursés supplémentaires, pourrait vous faire bénéficier d’un montant substantiel.

En effet, si vous disposez d’un montant nécessaire pour effectuer votre cotisation annuelle au REER ou au CELI, votre argent sera à l’abri de l’impôt plus rapidement et profitera plus longtemps de la magie des intérêts composés.

Conseil 2 : Automatisez vos versements. Quel que soit le régime d’épargne (REER, CELI, REEE), voilà une bonne manière de maximiser vos contributions sans dépasser les plafonds, tout en évitant le stress imposé par l’injection d’une somme importante à l’approche de la date limite.

Il s’agit de la meilleure tactique en matière d’acquisition d’une bonne discipline d’épargne. Une fois les versements planifiés, vous n’avez plus à vous soucier des aléas des marchés, tout en gardant la liberté de modifier le montant ou la fréquence de vos prélèvements.

Conseil 3 : Contrôlez vos frais de gestion. Savez-vous qu’une différence de 1 % dans les frais peut faire toute la différence dans l’atteinte de vos objectifs financiers? Ce constat est encore plus vrai dans le contexte où les attentes de rendements futurs tendent à diminuer.

Même si le critère des frais de gestion n’est pas le seul à prendre en considération lors du choix de vos placements, son importance ne doit pas être sous-évaluée. À ce propos, nous vous invitons à consulter  « Frais de gestion : quelles répercussions sur ma retraite? ».

Pour mettre en place ces conseils, n’hésitez pas à communiquer avec nous. Nos conseillers demeurent disponibles pour élaborer le plan d’épargne optimal pour vous.